Destins inversés : Vénézuéliens en France, Français au Venezuela

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Le hasard a fait que je suis tombé dernièrement sur deux articles semblables, mais inversés : le premier parle des Vénézuéliens résidant en France, le second des Français résidant au Venezuela. L’occasion de voir comment se croisent des destins de part et d’autre de l’Atlantique.

 

Destins croisés ? Destins inversés, plutôt, puisque chacun va chercher ailleurs ce qu’il n’a pas chez lui. C’est parfois confondant.

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Le Venezuela bolivarien en 2013 : « Accroche-toi, tu n’as encore rien vu ! »

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Exemplaire de l’autisme de la plupart des médias français ou belges, ce titre : « le Venezuela veut la vérité sur la santé du président Chavez ». Ce qui nous est présenté comme une information n’est que l’actuel slogan de la MUD (coordination de la droite vénézuélienne). La population connaît en détail la situation du président Chavez. Pas moins de 27 communiqués officiels ont été transmis à la radio et à la télévision. Le dernier, en date du jeudi 3 janvier 2013, explique qu’actuellement le président lutte pour surmonter une forte infection pulmonaire survenue à la suite du choc opératoire. En décembre 2012 Chavez a rappelé au pays que s’il ne réussissait pas à vaincre le cancer et devait finalement renoncer à ses fonctions, il incomberait au peuple, comme l’exige la Constitution, de retourner aux urnes pour choisir entre le programme de la droite et celui des bolivariens. Dans cette hypothèse, le président Chavez a proposé aux siens de voter pour l’actuel vice-président Nicolas Maduro, un militant bolivarien de la première heure venu du monde du travail.

 

Face à cette clarté des bolivariens, une droite affaiblie mais armée de puissants médias privés n’a d’autre recours que d’annoncer que Chavez est déjà mort, cherchant à créer un climat de vide de pouvoir comme prélude à une guerre fratricide entre les leaders de la révolution, etc… tandis que les États-Unis parlent de « l’après-Chavez » et de «transition». C’est cette campagne que recyclent, à leur habitude, la plupart des médias français. Mais la majorité des vénézuéliens, attachés à l’institutionnalité démocratique, rejettent le mépris des médias pour leur vote, et réaffirment leur soutien au socialisme bolivarien.

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