Venezuela : le président Hugo Chavez ne pourra pas prêter serment jeudi

See on Scoop.itVenezuela

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, ne prêtera pas serment le jeudi 10 janvier, comme cela est prévu par la Constitution, et le fera plus tard devant le Tribunal suprême de justice (TSJ), a annoncé mardi 8 janvier le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello.

Hospitalisé à Cuba depuis le 10 décembre pour un cancer, le chef de l’Etat « a demandé d’annoncer que, sur recommandation de son équipe médicale (…), le processus de récupération post-opératoire devra se prolonger au-delà du 10 janvier de l’année en cours, motif pour lequel il ne pourra se présenter à cette date devant l’Assemblée nationale » pour son investiture, a déclaré M. Cabello devant les députés.

 

La Constitution prévoit que le chef de l’Etat élu doit prêter serment le 10 janvier devant l’Assemblée nationale au cours d’une cérémonie qui doit se dérouler auVenezuela et ne peut être reportée. Mais, le gouvernement met en avant le fait que la loi fondamentale dispose aussi que s’il ne peut prêter serment devant l’Assemblée, le président peut le faire devant le Tribunal suprême de justice. Et dans ce cas, aucun délai n’est mentionné.

 

Le chef de file de l’opposition vénézuélienne, Henrique Capriles, avait justement demandé mardi au TSJ de « se prononcer » sur la crise institutionnelle à prévoir si le président Hugo Chavez, hospitalisé à Cuba depuis près de quatre semaines, ne se présentait pas à sa prestation de serment. « Je ne sais pas ce qu’attendent les magistrats du TSJ. En ce moment, au Venezuela, il existe sans aucun doute un conflit de nature constitutionnelle, il faut qu’il y ait un arbitrage de cette institution sur ce conflit », a déclaré M. Capriles devant la presse.

 

L’opposant, qui avait été battu par Hugo Chavez lors de la présidentielle d’octobre, a également appelé les présidents latino-américains à ne pas « se prêter au jeu » du gouvernement en répondant à son invitation à se rendre au Venezuela jeudi. Les présidents bolivien, Evo Morales, et uruguayen, Jose Mujica, ont déjà annoncé leur venue.

 

Lundi, le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello, numéro trois du régime, avait évoqué la présence de « nombreux chefs d’Etat de pays amis » jeudi, après avoir appelé le même jour à une « grande manifestation » de soutien à Hugo Chavez à Caracas. Cet appel à la mobilisation a été qualifié par M. Capriles de »message terrible, comme s’il s’agissait d’une guerre », assurant qu’il n’allait pasappeler ses partisans à manifester jeudi afin d’éviter toute confrontation. Selon Henrique Capriles, « le 10 janvier marque la fin d’un mandat présidentiel et le début d’un autre ». « Si le président ne prête pas serment, il cesse d’être président. »

See on www.lemonde.fr

Publicités

A Caracas, les boutiques estampillées « Hugo Chavez » font toujours recette

See on Scoop.itVenezuela

Alors que le Venezuela est suspendu aux rares communiqués diffusés sur l’évolution de l’état de santé de Hugo Chavez, le commerce autour du président fait toujours recette et les petites échoppes « chavistes » de Caracas continuent d’écouler leurs produits, qui varient entre merchandising classique et articles plus insolites.

 

Devant l’étal d’un petit marché couvert du centre de la capitale, à deux pas du Parlement, Elisa Flores de Moreno explique à l’AFP avoir été dépêchée par ses « camarades » de Merida, dans l’extrême ouest du pays, pour faire des emplettes révolutionnaires. « Amoureuse » de Hugo Chavez, elle assure « prier tous les soirs » pour le rétablissement du président, opéré pour la quatrième fois du cancer à Cuba le 11 décembre et invisible depuis.

 

Aujourd’hui, elle « vient chercher des souvenirs pour (ses) camarades fanatiques », explique cette femme de 67 ans en saisissant un gros sac en plastique rempli de tee-shirts, casquettes et vestes. Certains articles sont estampillés « PSUV » (le parti socialiste au pouvoir) où figurent le président seul ou en compagnie du père de la nation Simon Bolivar ou du révolutionnaire Ernesto « Che » Guevara.

 

Mais l’article qui fait fureur actuellement, c’est le tee-shirt imprimé d’un rectangle encadrant le regard noir et blanc du président.

 

« Le regard du président a été un succès total cette année, à égalité avec la poupée du +comandante+ », explique le propriétaire associé de la boutique Jorge Moreno. « C’est un message subliminal destiné à l’opposition », rigole-t-il.

 

Conçus par l’équipe de communication du Palais de Miraflores, ces motifs sont distribués à des coopératives de confection qui alimentent les revendeurs indépendants. Ces derniers assurent que leurs produits sont libres de droits.

 

« On ne reverse rien au gouvernement, ce n’est pas le capitalisme ici », assure Jorge, qui se dit « chaviste militant ».

See on tempsreel.nouvelobs.com

VENEZUELA • Le régime Chávez peut-il fonctionner sans lui ?

See on Scoop.itVenezuela

Tôt ou tard les systèmes politiques fondés sur le culte de la personnalité et la concentration des pouvoirs aux mains d’un seul homme, un Chef suprême à la fois omniscient et omnipotent, sont confrontés au problème de sa maladie et de sa disparition.

 

La littérature et la presse, notamment celles d’un XXème siècle qui a connu son lot de régimes totalitaires et de chefs d’Etat despotiques, regorgent de références dramatiques aux longues et douloureuses agonies de ce genre de dirigeants.

 

La liste est longue et variée, mais le scénario est toujours plus ou moins le même. On commence par essayer de cacher la maladie le plus longtemps possible, puis une fois que la nouvelle est rendue publique, c’est le mal et le type de traitement qui sont auréolés de mystère. Et c’est seulement à la toute fin, une fois les questions de succession ou de transition résolues, qu’on commence à préparer le peuple à l’imminence de la mort du chef suprême et aux somptueuses funérailles qui lui permettront de rejoindre l’Olympe.

 

Au Venezuela, nous allons bientôt être confrontés à ce genre de situation. Pourtant, certaines composantes sont inédites. D’une part, nous bénéficions d’un cadre institutionnel formellement démocratique qui a clairement défini les dispositions à prendre en cas de départ du Président. Mais d’un autre côté, nous avons un dirigeant charismatique élevé par son propre parti au rang de grand personnage de l’Etat et de chef unique comme dans un régime autoritaire.

 

Chávez n’a pas été un dirigeant exceptionnel. Ni un révolutionnaire radical qui aurait éliminé la propriété privée et imposé une économie d’Etat centralisée. Mais il a réussi en grand prestidigitateur, et c’est là sa principale qualité, à faire croire à ses fidèles partisans que le pays était en train de vivre sa révolution et s’acheminait vers un avenir meilleur. Et c’est sans doute la fin de cette illusion qui laissera le plus grand vide. 

See on www.courrierinternational.com

Venezuela: Chavez dans un état stable, bras de fer entre pouvoir et opposition

See on Scoop.itVenezuela

Le bras de fer se durcit au Venezuela entre le gouvernement, qui veut reporter la prestation de serment du président réélu Hugo Chavez –prévue jeudi par la Constitution–, et l’opposition, qui exige d’être fixée sur son véritable état de santé et sa capacité à reprendre les rênes du pouvoir après quatre opérations de son cancer.

 

Le pouvoir essuie de plus en plus de critiques de ses détracteurs sur ses intentions en cas d’absence prolongée de celui qui dirige le pays depuis plus de 13 ans.

 

L’Eglise vénézuélienne a même jugé lundi « moralement inacceptable » d’enfreindre la Constitution en reportant l’investiture pour « réaliser un objectif politique », prenant ainsi position en faveur de l’opposition.

 

La Constitution prévoit que le chef de l’Etat élu doit prêter serment le 10 janvier devant l’Assemblée nationale au cours d’une cérémonie qui doit se dérouler au Venezuela et ne peut être reportée.

 

Mais, selon le vice-président et dauphin désigné du président Nicolas Maduro, Chavez pourra prêter serment dès que sa santé le permettra, la cérémonie du 10 janvier n’étant pour lui qu’une « formalité ». Il assure que M. Chavez continuera à être président même s’il ne prête pas serment jeudi.

 

Selon le gouvernement, la loi fondamentale dispose aussi que, s’il ne peut prêter serment devant l’Assemblée, le président doit le faire devant le Tribunal suprême de justice. Et dans ce cas, aucun délai n’est mentionné.

See on www.liberation.fr

Le gouvernement vénézuélien se veut rassurant sur l’état de santé d’Hugo Chavez

See on Scoop.itVenezuela

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, hospitalisé depuis le 11 décembre pour un cancer à Cuba, se trouve dans une « situation [médicale] stable », a annoncé lundi soir le ministre de l’information Ernesto Villegas, pour démentir une nouvelle fois tout vide du pouvoir à Caracas. « Le traitement est administré de manière continue et rigoureuse, et le patient l’assimile », a-t-il ajouté.

Le dernier communiqué du gouvernement, publié jeudi 3 janvier, indiquait que Hugo Chavez, 58 ans, souffrait d’une « insuffisance respiratoire » consécutive à une »grave infection pulmonaire ».

 

 

 

 

See on www.lemonde.fr

Vendeurs de Constitution à Caracas

See on Scoop.itVenezuela

C’est l’histoire de personnages impliqués dans une expérience politique. Chaque matin à l’aube, des travailleurs informels descendent des bidonvilles des pourtours de Caracas et investissent les rues du centre ville pour vendre à la sauvette des exemplaires de la Constitution et des lois.

Tourné en espagnol et sous-titré en français, le film Porque somos soberanos (59′) de la réalisatrice documentariste Marie Dault sera présenté à Paris le jeudi 10 janvier de 19h00 à 21h00, à l’Institut d’Études Politiques, Salle H 402, 28, Rue des Saint Pères (métro 4 Saint-Germain-des-Prés). La séance sera suivie d’un débat en présence de la réalisatrice.

See on venezuelatina.com