Vers une scission de la gauche vénézuélienne?

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Les chavistes ont célébré avec faste hier la nouvelle présidence d’Hugo Chavez, en l’absence du principal intéressé. Les rues de Caracas étaient couvertes du rouge du socialisme bolivarien. L’opposition affirme que c’est une entorse à la Constitution et que Chavez, convalescent depuis un mois à Cuba, n’est pas apte à diriger le pays.

 

Margarita Lopez Maya, historienne de l’Université centrale de Caracas, a appuyé Hugo Chavez jusqu’en 2007. Depuis, elle est devenue critique envers le président vénézuélien, dont elle n’aime pas le socialisme centralisateur. La Presse s’est entretenue avec Mme Lopez Maya au téléphone.

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Le VP du Venezuela retourne à Cuba pour visiter Chavez et sa famille

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Le vice-président du Venezuela devait prendre la direction de Cuba vendredi pour rendre visite à Hugo Chavez, toujours malade, et à sa famille, tandis que les leaders de l’Argentine et du Pérou se sont envolés vers La Havane dans l’espoir de s’enquérir de l’état de santé du président.

 

Les autorités gouvernementales du Venezuela ont indiqué que le politicien âgé de 58 ans combattait une sévère infection respiratoire, un mois après s’être soumis à une opération pour combattre un cancer dans la capitale cubaine.

Lors d’une apparition à la télévision, à Caracas, le vice-président Nicolas Maduro a confirmé qu’il se rendait à La Havane «pour continuer le travail qui consiste à visiter la famille, rencontrer l’équipe médicale et voir le président-commandant».

Il s’agit du deuxième périple de M. Maduro à Cuba depuis que M. Chavez a été opéré. Le vice-président a confié qu’il compte rencontrer la présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez, et qu’il espérait dialoguer avec le président du Pérou, Ollanta Humala, qui est arrivé dans la capitale cubaine vendredi.

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Venezuela: la voie est libre pour Maduro, mais plusieurs défis l’attendent

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Fort des pouvoirs économiques délégués par Hugo Chavez et de ses prérogatives de vice-président, Nicolas Maduro a désormais le champ libre pour diriger le gouvernement vénézuélien, mais la tâche s’annonce ardue et l’opposition pourrait mettre en cause sa légitimité.

 

M. Maduro, âgé de 50 ans, a été désigné par le président comme étant son héritier politique. Avant son départ le 10 décembre pour être soigné à Cuba, Hugo Chavez l’a chargé de conduire le pays en son absence en lui déléguant une partie de ses pouvoirs, notamment économiques. Le vice-président peut ainsi intervenir sur le budget de l’Etat, exproprier des biens et autoriser ou interdire des achats de devises par les ministères.

 

« La Constitution accorde des prérogatives assez importantes au vice-président, et à cela s’ajoutent les attributions (déléguées par Hugo) Chavez. Cela lui permet d’envisager de gouverner avec de larges pouvoirs », explique à l’AFP le politologue Ricardo Sucre.

 

En l’absence du président, le Tribunal suprême de justice (TSJ) a décrété mercredi que gouvernement et le vice-président resteraient en fonctions au-delà du 10 janvier, date prévue de la prestation de serment d’Hugo Chavez, donnant à M. Maduro un blanc seing illimité pour gouverner le pays en attendant le retour ou l’annonce du retrait du président.

 

Mais l’ancien conducteur de bus, venu à la politique par le syndicalisme, assure qu’il ne s’écartera pas de la ligne tracée par le charismatique président.

« Au Venezuela nous n’avons qu’un seul président et il s’appelle Hugo Chavez », a-t-il déclaré lors d’un grand rassemblement convoqué pour rendre hommage au président jeudi, jour où il aurait dû prêter serment pour un nouveau mandat après sa réélection en octobre.

 

Vendredi, M. Maduro a annoncé qu’il partait de nouveau au chevet du président à La Havane le jour même.

 

« La stratégie du parti au pouvoir est de maintenir le statu quo jusqu’à ce que Chavez disparaisse totalement, qu’il décède, ou qu’il réincorpore par miracle la vie politique », assure l’analyste politique Angel Alvarez. Selon lui, celui qui affirme « gouverner au nom de Chavez a plus de légitimité » au sein du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) au pouvoir ainsi qu’auprès de la base « chaviste ».

 

En outre, cette légitimité pourrait lui être précieuse dans le cas d’élections anticipées si le président venait à faire défaut.

 

Dans l’immédiat, il devra toutefois composer avec les barons du régime et veiller à gouverner collégialement, s’appuyant sur ses ministres, le PSUV et les gouverneurs du parti au pouvoir dans 20 des 23 Etats du Venezuela.

« Ce sera un gouvernement moins personnalisé parce que (M. Maduro) n’a pas le charisme de Chavez », relève M. Alvarez.

 

« La maladie de Chavez implique un leadership plus collectif et partagé », abonde Alexander Luzardo, expert en droit politique.

 

Aujourd’hui, plusieurs chantiers délicats se présentent, comme un déficit fiscal à combler d’urgence et une dévaluation à prévoir de la monnaie nationale, le bolivar, relèvent des analystes. S’ajoute à cette mesure impopulaire une nécessaire coupe dans les dépenses sociales qui ont atteint des niveaux record en 2012, une année marquée par plusieurs scrutins électoraux.

 

Mais beaucoup ne voient pas le vice-président s’engager sur ce chemin et prévoient la poursuite de la politique de Chavez, faite d’interventionnisme étatique, de nationalisations et d’importantes dépenses sociales financées par la manne pétrolière de ce pays qui abrite les plus importantes réserves mondiales en hydrocarbures.

 

« Maduro était de gauche alors que Chavez ne l’était pas », tient à rappeler M. Alvarez.

 

De son côté, l’opposition l’attend au tournant et profitera de la moindre occasion pour rappeler qu’il n’a pas été élu, souligner son manque d’expérience, ou assurer que le pays est paralysé en l’absence du président Chavez.

 

« Maintenant c’est à vous, M. Maduro, que revient la responsabilité d’assumer votre charge et de gouverner », a déclaré mercredi le leader de l’opposition Henrique Capriles, après avoir pris acte de la décision de la juridiction suprême sur le maintien du gouvernement.

 

Si la position du vice-président est pour l’instant consolidée, beaucoup jugent qu’en cas d’absence prolongée de M. Chavez, elle pourrait être fragilisée.

 

« Dans quelques mois, les gens vont commencer à exiger de savoir ce qui se passe avec Chavez (…) et la question d’une élection (anticipée) pour défaut absolu va se poser », prédit M. Sucre.

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Venezuela : sonnée, l’opposition cherche à rebondir

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Les six derniers mois ont été catastrophiques pour l’opposition vénézuélienne :victoire d’Hugo Chavez le 7 octobre 2012. Grave revers le 16 décembre pour les élections des gouverneurs (ils ne conservent que trois régions sur 22). Décision de la cour constitutionnelle du Tribunal suprême de justice de permettre au gouvernement actuel mené par Nicolas Maduro de continuer à diriger le pays au-delà du 10 janvier date pourtant fixée par la constitution pour la fin et le début du mandat présidentiel…

 

L’opposition vénézuélienne est sonnée mais tente de rester debout. Que la victoire d’Hugo Chavez ait été obtenu en utilisant de façon illimitée les ressources de l’Etatou que l’indépendance des juges du TSJ soit plus que relative, peu importe. L’opposition vénézuélienne doit tirer les conséquences de ses échecs successifs pour tenter de rebondir.

 

Réunis au sein de la MUD, la culture du « plus petit dénominateur commun » domine dans cette coalition dont la seule pensée commune est la lutte contre Hugo Chavez. Pas de programme pour lutter contre la violence, pas de programme économiquepour en finir avec l’inflation et la baisse de la production nationale dans tous les domaines, etc. Ce manque de proposition est fatale pour l’opposition. Par ailleurs, elle est paralysée par deux peurs : les accusations récurrentes de vouloir fomenter un coup d’Etat par le pouvoir dès qu’ils s’expriment ; ils paient ainsi leurs grossières erreurs de 2002. Et la division qui face à la machine de guerre du PSUV est suicidaire.

 

La première réponse de la MUD a été d’annoncer il y a quelques heures un grandemanifestation le 23 janvier prochain. Volontad Popular, une composante importante de la MUD, organise à partir de samedi 12 janvier des assemblées populaires sur « toutes les places du pays ». Il est trop tôt pour dire si ces appels recevront le succès que ces organisateurs espèrent.

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Le jour où Miss Mundo leva le poing

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Ce 10 janvier cette multitude a célébré le premier jour du nouveau mandat de six ans de Hugo Chavez, réélu en octobre dernier avec 54 % des suffrages. La prise de fonctions officielle se fera au terme de sa convalescence comme l’y autorise la Constitution (1). Mais en voyant ce peuple accompagné par le gouvernement bolivarien et ces chefs d’État venus de toute l’Amérique Latine, jurer main levée de mettre en oeuvre le programme socialiste sorti des urnes, on sent que le vieux rêve du président – « Chavez ce n’est plus moi, c’est toi enfant, c’est toi, femme, c’est toi paysan, je ne suis plus Chavez, je suis un peuple, carajo ! » – n’est pas si déraisonnable. Même Miss Monde est là, levant le poing. La vénézuélienne Ivian Sarcos est la cible des médias privés (majoritaires au Venezuela) qui ne lui pardonnent pas de s’être libérée de la condition de femme-objet et de prouver qu’on peut être à la fois « Miss Mundo» et citoyenne engagée. En 13 ans de révolution, la condition de la femme a avancé à pas de géants. « Pas de socialisme sans féminisme » a lancé un jour Chavez. Et ce 10 janvier elles sont là, Miss ou pas, en première ligne.

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Le Venezuela, lui aussi, est malade

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Hospitalisé pour soigner son cancer, le président du Venezuela Hugo Chavez n’a pas pu être présent jeudi pour la cérémonie d’investiture pour son troisième mandat. Et son pays, géant pétrolier, qui affiche désormais les premières réserves de brut du monde, comment se porte-t-il?

La prolongation de l’hospitalisation de Hugo Chavez à Cuba et son refus de se démettre ouvrent une période d’incertitude politique au Venezuela. Laquelle ne présage rien de bon à court terme pour l’économie de ce pays de près de 30 millions d’habitants gangrené, comme tant d’autres États riches en matières premières, par «la malédiction pétrolière».

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