INTERNATIONAL :: ACTUALITÉ :: Le Venezuela déboussolé

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Le président malade continue d’être la figure tutélaire du gouvernement. Des décisions se font attendre et l’économie est affectée. Même l’opposition doit changer de stratégie.

«Le peu qui est fait – fournir des aides, inaugurer des œuvres – l’est par Nicolás Maduro lui-même», assure Rafael Uzcátegui, sociologue et auteur de Venezuela: révolution ou spectacle? (Spartacus, 2011 ). «Il y a une nécessité à le mettre en avant», poursuit-il. L’organisation d’élections anticipées, si Hugo Chávez devait être dans l’incapacité de diriger le pays, plane. Il s’agit pour Nicolás Maduro de se positionner en héritier d’un président populaire.

Hugo Chávez, même absent, demeure donc omniprésent. Les discours de Nicolás Maduro y font continuellement référence et, selon ce dernier, c’est bel et bien Hugo Chávez lui-même qui a désigné mardi Elias Jaua comme ministre des Relations extérieures (Affaires étrangères).

Cette organisation de la passation du pouvoir semble être la priorité du gouvernement, qui a du mal à se passer de la figure tutélaire du meneur de la révolution bolivarienne.

Adriana Vasquez, qui travaille dans l’administration vénézuélienne, dit être en «stand by»: «Rien n’a été signé, ni aucune décision prise. Nous travaillons avec le budget qui nous reste et qui nous a été attribué l’année dernière», explique-t-elle. Pour Rafael Uzcátegui, c’est l’une des conséquences du système personnalisé institué par Hugo Chávez. Il a «créé une culture gouvernementale où toutes les décisions importantes étaient de sa propre initiative».

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Le casabe, patrimoine culinaire précolombien

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Lorsque l’on fait référence à la nourriture de base des peuples originaires de l’Amérique latine, on pense immédiatement au maïs. Ce n’est pas faux, mais on devrait ajouter la yuca, si l’on veut s’approcher au plus juste de la réalité de la géographie et de l’histoire culturelle du continent. En effet, il est reconnu que l’alimentation précolombienne s’organisait autour du maïs et de la yuca, deux mets de base qui se complémentaient de protéines animales –produit de la chasse et de la pêche– et étaient condimentés de piment.

La yuca, appelée aussi, selon les régions,mandioca, manioc, mañoco ou tapioca (Manihot esculenta Crantz) est un arbuste de la famille des Euforbiaceae, à feuilles palmées, qui peut mesurer jusqu’à trois mètres de haut. La partie comestible est constituée par les abondantes racines de la plante, bien que dans certains endroits on en consomme aussi les feuilles. Il en existe deux variétés : la yuca douce, que l’on mange généralement bouillie ou frite, et la yucaamère, qui contient de grandes quantités de glucosides cyanogéniques et doit être détoxifiée avant sa consommation.

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Les athées prient pour Chavez, par John Brown

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Le leadership de Chavez a été qualifié fréquemment de « populiste ». Dans la majorité des cas par ses détracteurs, qui considèrent qu’une direction politique qui n’est pas aux mains de “ceux qui savent” ne saurait être qu’irrationnelle et tyrannique. Grande est, en effet, l’aversion de la tradition politique occidentale pour le pouvoir du peuple. Cette même tradition politique qui aujourd’hui dénonce le populisme de Chavez est celle qui jusqu’aux débuts du vingtième siècle considérait la  « démocratie » de manière négative, et le faisait pour les mêmes motifs qu’aujourd’hui.

 

Il existe cependant un autre courant de pensée qui assume le « populisme » comme un fait positif et qui considère, comme le fait Ernesto Laclau, que le populisme est l’autre nom de la politique face à des conceptions qui la neutralisent, la réduisent à une simple gestion de la société par de supposés experts. La politique ainsi neutralisée se convertit, pour reprendre les termes du philosophe français Jacques Rancière, en simple « police » ou gestion des différences et hiérarchies consolidées. Seul le « populisme » comme importation dans l’espace politique des revendications de la partie non représentée et peut-être jamais totalement représentable peut faire revivre l’antagonisme et avec lui, la politique proprement dite, celle qui coïncide avec la démocratie. C’est ce que Chávez a su faire magistralement.

jlcrcfx‘s insight:

Chávez et le chavisme analysés au travers de Hobbes, Machiavel et Laclau. Une belle réflexion.

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Le « Guardian » contre la croyance dominante sur le Venezuela, par Alex Main

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Au début du mois mon collègue Dan Beeton a noté que les grands médias, après avoir érronnément prédit un scrutin serré lors des élections présidentielles vénézuéliennes, s’étaient vite rabattus sur leurs coutumières prédictions “catastrophistes” au sujet de l’avenir économique du Venezuela.

 

S’y sont ajoutés récemment de nombreuses opinions et de nouveaux articles faisant écho au discours de l’opposition vénézuélienne pour qui la décision de reporter  la prise de fonctions formelle du président élu pouvait être remise en cause légalement. Le 8 janvier, unéditorial du Chicago Tribune résumait parfaitement la croyance dominante : “Le Venezuela après Chavez sera probablement rempli de troubles politiques et de difficultés économiques.« 

 

Alors qu’il semblait que l’actuelle vulgate sur le Venezuela s’était irréversiblement répandue et renforcée dans les grands médias, le quotidien britannique « The Guardian » a publié le 14 janvier 2013 un éditorial intitulé  “Le Venezuela déjoue les pronostics, une fois de plus.”  L’article s’en prend dans le détail aux lieux communs qui font le gros de la couverture médiatique du Venezuela.

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