Venezuela: le vice-président lit un message signé par Hugo Chavez

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e vice-président vénézuélien Nicolas Maduro a lu lundi un message signé de la main du président Hugo Chavez aux chefs d’Etat latino-américains réunis au sommet de la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac).

 

Le président vénézuelien, hospitalisé depuis le 10 décembre à Cuba après une quatrième opération de son cancer, écrit notamment dans une lettre signée à l’encre rouge que « l’Amérique latine et les Caraïbes disent aux Etats-Unis d’une seule voix que toutes les tentatives pour isoler Cuba ont échoué et échoueront ». L’île communiste doit assumer lundi la présidence tournante de la Celac

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Miss inc.: dans l’usine de la beauté du Venezuela

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«Les filles rêvent d’être Miss dans le ventre de leur mère», affirme une directrice d’agence de mannequins dans Miss inc. «Toutes les femmes enceintes d’une fille au Venezuela rêvent d’accoucher d’une Miss», ajoute-t-elle.

 

Des images de filles de 4 ans en talons qui défilent en se tortillant, apprennent à se maquiller ou à bien tenir une coupe de vin viennent confirmer que l’industrie des Miss n’a aucun scrupule à recruter au berceau.

 

Lorsqu’on leur demande pourquoi elles veulent être Miss, les petites filles recrachent les clichés dont on les abreuve depuis leur naissance.

 

«Parce que mon coeur a choisi ce destin», dit la première. «Pour devenir une vedette», dit la deuxième. «Parce que j’aime être vue», ajoute la dernière.

 

À les entendre, on croit comprendre que devenir Miss fait partie de la conquête de sa féminité et, encore plus important, de l’estime de soi. En voulant devenir Miss et en franchissant toutes les étapes pour y parvenir, les Vénézuéliennes se mettent au monde en tant que femmes. Et tant pis si cela vient avec une idée sexiste de la femme et un idéal de beauté standardisé à la Barbie, puisque les récompenses sont nombreuses.

 

En effet, peu importe si elles gagnent ou non, les Miss qui sont allées au front sont accueillies à bras ouverts dans la société civile. Les portes du monde professionnel s’ouvrent à elles. «Si un employeur a le choix entre deux candidates et que l’une des deux a été Miss, c’est elle qui aura le poste», assure la directrice d’une académie de la beauté.

 

D’un point de vue sociologique, on ne peut que s’incliner devant une tradition qui, depuis 60 ans, permet à des filles de toutes les conditions de partir à la conquête de leur féminité. Et d’un point de vue féministe, on peut se consoler en voyant dans cette industrie un rite initiatique qui invite essentiellement les filles à se dépasser. Et pourquoi pas?

 

 

jlcrcfx‘s insight:

Le documentaire Miss inc. d’Orlando Arriagada sera diffusé ce mardi à 20h, à RDI (Canada)

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Fernando Morais : « Tous sont Chavez même sans Chavez »

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Nous publions le billet de Fernando Morais, un des plus grands écrivains brésiliens, paru le 26 janvier dans le journal Brésil 24/7.

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Il y a quelques jours, des centaines de milliers de Vénézuéliens ont occupé le centre de Caracas pour «entrer en fonction» à la place du président Hugo Chávez, absent du pays pour un traitement médical. La foule bigarrée et bruyante qui entourait le Palais de Miraflores ne portait pas de fusils AK47 ni de cocktails Molotov mais une arme d’une puissance de feu bien plus redoutable : la Constitution nationale.

 

Poitrines ceintes d’écharpes présidentielles de tissu ou de papier, faites à la main, sans slogans sanglants mais avec un seul cri : «Nous sommes tous Chavez, nous sommes tous Chavez. »

 

Tourné en dérision par la presse de droite comme « scène de réalisme magique », l’épisode était chargé de symbolisme et de signification. Si Chavez est un dictateur et si l’économie du Venezuela est à l’article de la mort – ce que martèlent quotidiennement neuf sur dix médias au Brésil – pourquoi diable est-il si populaire ?

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