Venezuela: le gouvernement Chavez concentre tous les pouvoirs, selon HRW

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Le gouvernement vénézuélien, aux mains du président Hugo Chavez, détient un pouvoir « total » et le Tribunal suprême de justice (TSJ) du pays a perdu toute crédibilité, a dénoncé jeudi l’ONG Human Rights Watch (HRW).

 

« Au Venezuela, il y a ce que l’on pourrait appeler une concentration totale des pouvoirs », a lancé devant des journalistes Jose Miguel Vivanco, directeur de la branche américaine de HRW, lors de la présentation du rapport annuel de son organisation à Washington.

 

Selon lui, « ce qui devrait être un régime démocratique avec une séparation des pouvoirs n’existe pas » au Venezuela et le Tribunal suprême est dépourvu de « la moindre once de crédibilité » depuis qu’il a été « conquis » par le président Chavez en 2004.

 

Le rapport de Human Rights Watch souligne que sous la présidence d’Hugo Chavez « la concentration des pouvoirs dans la branche exécutive et la dégradation des droits de l’homme ont permis au gouvernement d’intimider, de censurer et de poursuivre en justice des Vénézuéliens qui avaient critiqué le président ou tenté de bloquer son agenda politique ».

 

Il relève aussi que le gouvernement Chavez a « abusé de son pouvoir pour contrôler les médias ».

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Hugo Chávez érigé en martyr médiatique

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Les services de communication du gouvernement vénézuélien ont trouvé la parade : si Chávez n’est pas là, Chávez sera partout. Des milliers de militants ont ainsi suivi la consigne de la dernière manifestation chaviste, le 23 janvier, se parant de tee-shirts, banderoles et autres pancartes sur lesquels il était inscrit «Je suis Chávez.»

Pendant ce temps, la voix du leader socialiste, toujours hospitalisé à Cuba, est omniprésente. Elle émerge plusieurs fois par jour sur la télévision d’Etat dans des spots larmoyants où Hugo Chávez embrasse des enfants et donne des instructions à la nation. Mais il y a plus d’un mois et demi que le puissant organe du président ne s’est pas exprimé en direct, depuis le 8 décembre exactement. Pour combler le vide médiatique, le gouvernement vénézuélien joue la contre-attaque et multiplie les pressions contre la presse.

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