Fausse photo de Chávez dans « El País » : genèse d’un fiasco

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Le quotidien espagnol s’est fait piéger en publiant jeudi la photo d’un homme intubé. Il revient longuement sur la chronologie de son incroyable bourde.

 

C’est un mea culpa de près de 20 000 signes, publié dans ses propres pages. El País ne pouvait pas faire moins. Jeudi dernier, le grand quotidien national espagnol a publié en une la photo d’un homme intubé sur un lit d’hôpital, présentée à tort comme celle du président vénézuélien. Une bourde monumentale qui n’a pas seulement agacé les lecteurs du prestigieux journal.

 

Les réseaux sociaux s’en sont donné à coeur joie, et le gouvernement vénézuélien lui-même a annoncé qu’il engagerait des poursuites contre la publication. Une véritable honte sans frontières pour le quotidien.

 

La décrivant comme « l’une des plus grosses erreurs de son histoire », El País revient donc sur cette incroyable méprise. « Malgré les doutes qui sont apparus autour de cette photo, les responsables du quotidien ont tout de même décidé de la diffuser », assume le journal, qui rappelle que l’article ainsi illustré mentionnait bien que « El País n’a pas pu vérifier de manière indépendante dans quelles circonstances cette photo a été prise, que ce soit le moment précis ou le lieu exact. Les politiques spécifiques de Cuba et les rétentions d’information imposées par le régime n’ont pas rendu possible [ces confirmations] ».

 

Et la rédaction d’endosser la gravité de l’événement et de demander pardon.

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Création de la Société des Mines du Venezuela

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Le gouvernement vénézuélien a annoncé la création de la Société des Mines du Venezuela, une filiale de Petroleos de Venezuela (PDVSA), à qui a été confiée l’exploration et de l’exploitation de mines d’or. 

La création de la Société des Mines du Venezuela (…), qui fonctionne comme une filiale de PDVSA, a été approuvée, a déclaré lundi soir le ministre du Pétrole et des Mines, Rafael Ramirez, précisant que l’accord avait été signé par le président Hugo Chavez jeudi dernier à Cuba où il est hospitalisé depuis un mois et demi. 

Concrètement, le gouvernement a accordé à la nouvelle société les droits d’explorer et d’exploiter cinq zones aurifères dans la province de Bolivar (sud) qui représentent une superficie de plus de 35.000 hectares et des réserves estimées à 81,4 millions d’onces d’or sur les 133 millions que totalise le pays, selon M. Ramirez. 

Ces chiffres concernant les réserves est très important parce que actuellement le prix international de l’or s’établit à 1.658 dollars l’once, ce qui signifie que nous parlons d’une société qui démarre avec des actifs équivalents à quelque 40 milliards de dollars, a assuré le ministre. 

En outre, 8.651 hectares ont été octroyés pour des projets miniers à petite échelle.

Le ministre a indiqué que plusieurs entreprises chinoises et sud-africaines seraient intéressées pour développer des projets communs, sans toutefois donner plus de détails.

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Les prisons vénézuéliennes aux mains des caïds

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l ne se passe pas un mois sans que la presse internationale ne fasse mention d’un massacre hors-normes dans une prison vénézuélienne. Cette semaine, c’est à la prison d’Uribana, dans l’état de Lara, qu’un carnage a eu lieu. Le bilan (provisoire encore) fait état de 61 morts et 120 blessés.

Pour bien comprendre la situation, il faut savoir en quoi consiste une prison au Venezuela : si ce n’est la situation d’enfermement, cela n’a que peu de rapports avec les prisons comme nous les connaissons. En effet, la gestion des prisons est le fait des prisonniers eux-mêmes, qui ont pris le pouvoir de facto sur leur territoire. L’administration se cantonne dans la zone extérieure, dans ses bureaux. Sauf fait exceptionnel, elle ne pénètre pas à l’intérieur. Et si elle le fait, c’est sous la protection de la Guardia Nacional, sorte de gendarmerie nationale largement militarisée.

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Venezuela: le vice-président lit un message signé par Hugo Chavez

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e vice-président vénézuélien Nicolas Maduro a lu lundi un message signé de la main du président Hugo Chavez aux chefs d’Etat latino-américains réunis au sommet de la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac).

 

Le président vénézuelien, hospitalisé depuis le 10 décembre à Cuba après une quatrième opération de son cancer, écrit notamment dans une lettre signée à l’encre rouge que « l’Amérique latine et les Caraïbes disent aux Etats-Unis d’une seule voix que toutes les tentatives pour isoler Cuba ont échoué et échoueront ». L’île communiste doit assumer lundi la présidence tournante de la Celac

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Miss inc.: dans l’usine de la beauté du Venezuela

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«Les filles rêvent d’être Miss dans le ventre de leur mère», affirme une directrice d’agence de mannequins dans Miss inc. «Toutes les femmes enceintes d’une fille au Venezuela rêvent d’accoucher d’une Miss», ajoute-t-elle.

 

Des images de filles de 4 ans en talons qui défilent en se tortillant, apprennent à se maquiller ou à bien tenir une coupe de vin viennent confirmer que l’industrie des Miss n’a aucun scrupule à recruter au berceau.

 

Lorsqu’on leur demande pourquoi elles veulent être Miss, les petites filles recrachent les clichés dont on les abreuve depuis leur naissance.

 

«Parce que mon coeur a choisi ce destin», dit la première. «Pour devenir une vedette», dit la deuxième. «Parce que j’aime être vue», ajoute la dernière.

 

À les entendre, on croit comprendre que devenir Miss fait partie de la conquête de sa féminité et, encore plus important, de l’estime de soi. En voulant devenir Miss et en franchissant toutes les étapes pour y parvenir, les Vénézuéliennes se mettent au monde en tant que femmes. Et tant pis si cela vient avec une idée sexiste de la femme et un idéal de beauté standardisé à la Barbie, puisque les récompenses sont nombreuses.

 

En effet, peu importe si elles gagnent ou non, les Miss qui sont allées au front sont accueillies à bras ouverts dans la société civile. Les portes du monde professionnel s’ouvrent à elles. «Si un employeur a le choix entre deux candidates et que l’une des deux a été Miss, c’est elle qui aura le poste», assure la directrice d’une académie de la beauté.

 

D’un point de vue sociologique, on ne peut que s’incliner devant une tradition qui, depuis 60 ans, permet à des filles de toutes les conditions de partir à la conquête de leur féminité. Et d’un point de vue féministe, on peut se consoler en voyant dans cette industrie un rite initiatique qui invite essentiellement les filles à se dépasser. Et pourquoi pas?

 

 

jlcrcfx‘s insight:

Le documentaire Miss inc. d’Orlando Arriagada sera diffusé ce mardi à 20h, à RDI (Canada)

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Fernando Morais : « Tous sont Chavez même sans Chavez »

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Nous publions le billet de Fernando Morais, un des plus grands écrivains brésiliens, paru le 26 janvier dans le journal Brésil 24/7.

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Il y a quelques jours, des centaines de milliers de Vénézuéliens ont occupé le centre de Caracas pour «entrer en fonction» à la place du président Hugo Chávez, absent du pays pour un traitement médical. La foule bigarrée et bruyante qui entourait le Palais de Miraflores ne portait pas de fusils AK47 ni de cocktails Molotov mais une arme d’une puissance de feu bien plus redoutable : la Constitution nationale.

 

Poitrines ceintes d’écharpes présidentielles de tissu ou de papier, faites à la main, sans slogans sanglants mais avec un seul cri : «Nous sommes tous Chavez, nous sommes tous Chavez. »

 

Tourné en dérision par la presse de droite comme « scène de réalisme magique », l’épisode était chargé de symbolisme et de signification. Si Chavez est un dictateur et si l’économie du Venezuela est à l’article de la mort – ce que martèlent quotidiennement neuf sur dix médias au Brésil – pourquoi diable est-il si populaire ?

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