Un dossier Venezuela dans Le Monde Diplomatique

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Le Monde Diplomatique –Le Diplo pour les intimes– consacre un dossier au Venezuela dans son numéro d’avril 2013. On sait que ce magazine plutôt austère s’est toujours caractérisé par le sérieux de son information et de sa documentation. Fidèle à un journalisme de fond, il fait plutôt tache d’huile dans le paysage médiatique français et international, de plus en plus accaparé par les nouvelles   »en temps réel » et attiré par le frivole.

 

Le Diplo ne fait pas exception cette fois encore et donne du Venezuela une image que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Plusieurs articles bien documentés composent ce dossier spécial intitulé Chávez et l’exception vénézuélienne, qui pose notamment la question à mille euros : maintenant que Chávez est décédé, une victoire de son mouvement lors du scrutin du 14 avril suffira-t-elle à pérenniser sa « révolution » ?

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Maduro « préparé » pour la présidence du Venezuela

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Nicolas Maduro se souvient qu’il n’a pu prononcer un mot des heures durant quand Hugo Chavez lui a annoncé qu’il devrait diriger le Venezuela si sa santé ne lui permettait plus de le faire. Aujourd’hui, le chef de l’Etat par intérim assure être « préparé » et garantit que « la révolution est unie », à quinze jours de la présidentielle.

 

« Je n’ai jamais espéré cela. Jamais. Mais c’est très émouvant et surprenant qu’un chef que nous aimions tous et que nous avons toujours soutenu avec loyauté te dise à un moment donné : +Ecoute, je vais me faire opérer et il y a trois scénarios : le premier, c’est que je ne survive pas à l’opération, le deuxième c’est que ça soit compliqué, et, dans ces deux cas, il te revient d’assumer la direction+ » du pays, explique dans un entretien avec l’AFP M. Maduro, candidat à la succession d’Hugo Chavez, mort le 5 mars des suites d’un cancer.

 

Désigné par le défunt président, alors malade, pour poursuivre son projet de « révolution bolivarienne », Nicolas Maduro, interrogé dans l’Etat de Barinas (ouest), dément les rumeurs de division au sein de la majorité. Il insiste sur sa légitimité et affirme disposer de l’appui de tout le gouvernement.

 

« Il y a eu une réaction d’unité très forte. Maintenant, nous avons des relations de réelle fraternité à un niveau que nous n’avions jamais atteint. La direction politico-militaire de la révolution est unie dans un même sentiment de peine et d’amour pour Chavez. Si quelque chose nous unit, c’est l’amour pour Chavez (…) Et tous, nous executons les ordres du président Chavez, à commencer par moi », explique-t-il.

 

Conscient de la profonde division politique dans le pays entre partisans et adversaires de Chavez, M. Maduro, généralement considéré comme plus conciliant que son mentor, même s’il recourt à une phraséologie très radicale au cours de cette campagne, assure qu’en cas de victoire, dès le 15 avril, il « approfondira le dialogue avec tous les secteurs qui veulent débattre et travailler ».

Les piliers du programme de M. Maduro ne diffèrent pas de ceux sur lesquels reposait la politique d’Hugo Chavez : consolider l’indépendance, bâtir le socialisme vénézuélien et contribuer à la mise en place d’un monde multipolaire.

 

Au niveau local, il a mis l’accent sur la lutte contre l’insécurité, un des grands échecs de 14 années de chavisme dans un pays qui affiche un taux d’homicides record en Amérique du Sud (55 pour 100.000 habitants en 2012, selon le gouvernement) et près de huit fois supérieur à la moyenne mondiale.

 

« Vaincre la violence est une question prioritaire, nous voulons bâtir une société socialiste de paix, avec de très hauts niveaux d’égalité sociale », explique-t-il.

 

Il apparaît évident que cet homme à la haute stature et à la moustache épaisse, dont l’éloquence n’était pas le principal atout, se sent de plus en plus à l’aise dans les rassemblements de masse, mais il admet qu’il ne parvient pas à s’habituer à sa nouvelle situation qu’il n’avait « jamais imaginée ».

 

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Venezuela: une discothèque inaugurée dans une prison

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Une discothèque a été inaugurée dans une prison de l’île Margarita, dans le nord-est du Venezuela, avec un spectacle de strip-teaseuses et une entrée « gratuite » dans l’établissement, raconte le quotidien El Universal. La prison avait déjà été médiatisée par le passé pour les nombreuses animations qu’elle propose aux détenus.

La discothèque prénommée « El Yate Club » a été inaugurée le jour du Jeudi Saint dans la prison de San Antonio, en présence des amis et familles de détenus, qui avaient lancé des invitations via leurs téléphones portables sur les réseaux sociaux.

 

Dans le message d’invitation, relayé par El Universal, les détenus n’ont pas manqué de raconter ce qui attendait les gens au Yate Club, pouvant accueillir jusqu’à 600 personnes. « Un système sonore professionnel, des jeux de lumière spectaculaires de dernière génération, de l’air climatisé, des strip-teaseuses, et toutes sortes de jouets… »

 

Par le passé, la prison de San Antonio avait déjà fait parler d’elle pour sa singularité. Ainsi, des articles relatent les nombreuses fêtes, la piscine en plein air construite par les détenus eux-mêmes, les combats de coq et les concerts, mais aussi la violence des gangs, qui dirigent la prison.

 

Même si les discothèques sont interdites dans les prisons au Venezuela, la ministre des Affaires pénitentiaires Iris Varela a défendu ce genre d’activités ludiques qui peuvent permettre de réduire le niveau de violence en prison. Selon l’OVP, les prisons vénézuéliennes comptaient l’an dernier 48.262 détenus pour une capacité d’accueil de 16.539 prisonniers.

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Venezuela : les chefs de l’opposition « héritiers d’Hitler », dit Maduro

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En s’en prenant aux médecins cubains travaillant au Venezuela, les dirigeants de l’opposition montrent qu’ils sont les héritiers d’Hitler, a déclaré samedi le président vénézuélien par intérim Nicolas Maduro.

 

« La campagne contre Cuba est exactement comme la campagne contre les Juifs dans l’Allemagne hitlérienne. Les héritiers d’Hitler mènent une campagne au Venezuela contre le peuple cubain », a déclaré Nicolas Maduro lors d’un rassemblement.

Cette sortie est la dernière en date des insultes que se lancent les deux camps à l’approche de l’élection présidentielle du 14 avril, qui déterminera le successeur d’Hugo Chavez, décédé le 5 mars.

 

Il y a dix ans, Hugo Chavez a fait venir de Cuba des médecins pour soigner gratuitement les malades dans les bidonvilles des grandes cités et dans les villages.

L’opposition accuse Nicolas Maduro, le favori du scrutin, et le gouvernement dans son ensemble de laisser Cuba s’immiscer dans les affaires du pays.
La plupart des dirigeants de l’opposition reconnaissent cependant le bien-fondé et l’efficacité de ce programme médical et n’entendent pas le remettre en cause s’ils parviennent au pouvoir.

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Saint Hugo Chavez, « Christ des pauvres »

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En cette semaine sainte, les vendeurs ambulants amassés autour des églises vénézuéliennes vendent cierges, vierges et images religieuses à l’effigie d’Hugo Chavez. On y voit l’ex-président en saint, baigné d’une lumière céleste. « Hugo Chavez, Christ des pauvres », dit l’une d’elles. A Caracas, dans le quartier populaire du 23 de Enero où repose la dépouille du chef de l’Etat mort le 5 mars, un modeste petit autel a été inauguré, jeudi 28 mars, en l’honneur de « saint Hugo Chavez ».

Inutile de dire que le culte agace les dignitaires de l’Eglise catholique. D’autant que le président par intérim et candidat présidentiel, Nicolas Maduro, n’hésite pas à enjouer. « Nous nous déclarons les apôtres d’Hugo Chavez, les apôtres de la cause du Commandant », lançait M. Maduro le 18 mars. L’héritier désigné du « leader éternel de la révolution bolivarienne » est donné gagnant dans les sondages pour l’élection du 14 mars. L’opposition accuse M. Maduro d’instrumentaliser la mémoire d’Hugo Chavez, de le déifier pour dissimuler ses propres carences.

En évoquant « la foi de laquelle nous ne devons pas nous éloigner », le cardinalJorge Urosa Saviño, archevêque de Caracas, a cru bon de rappeler à l’occasion de l’homélie du mercredi saint que « la religion catholique n’est pas guidée par un être humain, mais par Jésus. Aucun gouvernant ni aucun homme, si aimé soit-il, ne peut être égalé à Jésus-Christ ». Et de rappeler : « Le plan religieux doit être différencié du plan socio-politique. »

Sur le terrain, certains prêtres se montrent plus compréhensifs. Sur la chaîne publique TVT, le Père Numa Molina, de la paroisse de San Francisco à Caracas, soulignait que « le président Hugo Chavez a été un prophète qui a fait entendre sa voix en faveur des peuples oubliés et exclus du monde ».

 

En bisbille avec la hiérarchie catholique, Hugo Chavez n’avait jamais dissimulé son admiration pour le Christ, « grand révolutionnaire » et « premier socialiste de l’histoire ». La maladie l’avait rendu plus croyant encore. « Donne-moi ta couronne, Christ, donne-la- moi que je saigne, donne-moi ta croix, donne-moi cent croix, mais donne-moi la vie », implorait-il publiquement, il y a un an exactement.

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Venezuela : Les pèlerins viennent honorer dans la ferveur « Saint Hugo Chavez »

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La file d’attente est ininterrompue devant l’ancienne caserne du quartier du 23 janvier à Caracas. Prières et cantiques comblent l’attente des pèlerins, alors que la petite chapelle de « Saint Hugo Chavez », installée à proximité, croule sous les offrandes.

« Hier soir, à une heure et demie du matin, je n’ai pas pu fermer la chapelle parce qu’il y avait encore des gens qui priaient », explique à l’Afp Elisabeth Torres, chargée de surveiller la petite construction baptisée « Saint Hugo Chavez du 23 ». Cette petite chapelle de bois peinte en bleu, surmontée d’un toit en tôle ondulée, a été rapidement édifiée après le transfert du corps de l’ancien président le 15 mars dans l’ancienne caserne voisine. A l’intérieur, s’entassent photos, offrandes, icônes de saints, bouquets de fleurs et bougies.

 
« Tu as été, tu es et tu seras notre géant pour l’éternité. Nous t’aimons pour toujours », promet une inscription au bas d’un buste coloré de Chavez, sous un crucifix. Juste à côté, la « Caserne de la montagne » ne désemplit pas depuis qu’elle abrite la tombe de l’ancien président, décédé d’un cancer le 5 mars dernier. Près de la tombe de marbre gris du « commandant suprême de la révolution bolivarienne », la dévotion ne se dément jamais, et la rhétorique bolivarienne est de circonstance.

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Venezuela: la lutte contre la violence devient un des thèmes de la campagne présidentielle

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Le Venezuela se prépare aux élections présidentielles du 14 avril prochain. Le candidat Nicolas Maduro, dauphin d’Hugo Chavez, le président décédé le 5 mars dernier, a fait de la lutte contre la violence un de ses principaux thèmes de campagne, une nouveauté par rapport à son prédécesseur. Le Venezuela est en effet l’un des pays les plus dangereux, et Caracas une des capitales où se produisent le plus de meurtres par habitant. Et ce sont surtout les jeunes hommes et les pauvres qui sont touchés.

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Au Venezuela, Capriles lutte contre le fantôme de Chavez

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Bien que la campagne soit moins longue qu’en 2012, Henrique Capriles utilise la même stratégie que l’an dernier : une campagne au pas de charge – il se rend dans deux Etats par jour – et un mélange de meetings, d’interviews aux médias et de réunions avec les politiques de la région visitée.

 

En revanche, son argumentaire a changé. Henri Capriles essaie de faire passer « Nicolas », comme il l’appelle, pour une marionnette des communistes cubains qui tente d’imiter Chavez.

 

Maduro, qui se considère lui-même comme un « apôtre » de Chavez et cite le nom de son mentor à la moindre occasion, a tenté de retourner l’argument contre son adversaire.

 

« Chaque fois qu’il prononce dix mots, il me nomme neuf fois. Il est obsédé », a lancé Maduro en campagne dans l’Etat de Zulia.

 

Au-delà des mots, Henrique Capriles essaie de présenter une vision de gouverner radicalement différente du socialisme à la Chavez que son adversaire souhaite continuer.

 

Capriles se présente comme centriste, grand admirateur du modèle brésilien qui mêle libéralisme économique et politique sociale forte. Il est contre les nationalisations mais veut garder les projets de lutte contre la pauvreté de Hugo Chavez.

 

« Le grand défi de Capriles sera de surmonter l’apathie et le sentiment que rien ne peut changer le résultat », résume le sondeur Luis Vicente de Leon.

 

Et de fait, Chavez est partout. Sur un mur à Maturin, près de l’endroit où s’exprimait Capriles, quelqu’un a écrit à la peinture fraîche : « Vive Chavez ! La révolution continue ! »

 

Un conseiller de Capriles souligne le caractère « surréaliste » de ce scrutin du 14 avril : « Comment battre un fantôme ? », s’interroge-t-il.

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