Hugo Chávez chante toujours

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Hugo Chávez aurait eu aujourd’hui 59 ans. Est-ce pour cela que de nombreux sites, comptes Facebook et tweets nous rappellent qu’il chantait ?

 

Voyez ce site de téléchargement de chansons chantées par Chávez. Où il s’avère que ce qu’il interprète le mieux (entendons-nous, ce n’est pas un professionnel, il module à peine mieux que Carla Bruni  ), ce sont les chansons de sa terre natale, les Llanos.  Je vous en offre une, intitulée La culpa la tiene el llano [C’est le llano qui est responsable], dans laquelle, à défaut de contrôle vocal, il ne manque pas de conviction.

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La Colombie et le Venezuela veulent rattraper le temps perdu

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Le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, et son homologue colombien, Juan Manuel Santos, sont tombés d’accord ce lundi sur la nécessité de relancer la coopération et de rattraper « le temps perdu ».

 

Après avoir eu ici la première rencontre bilatérale avec Santos depuis qu’il est entré en fonction en avril, Maduro a assuré que le Venezuela et la Colombie ont des modèles de société différents mais qu’ils ont besoin de maintenir une relation sur la base de la coexistence, du respect, de la communication permanente et de la coopération.

 

« Que nous fassions un bon chemin sans déraillement est le défi permanent de nos gouvernements et de nos peuples, » a-t-il ajouté.

 

« Il y a des aspects sur lesquels nous ne sommes pas d’accord mais nous avons l’immense obligation de travailler ensemble pour le bien du peuple vénézuélien et du peuple colombien », a déclaré pour sa part, le président colombien.

 

Santos a mentionné que les trois thèmes principaux de coopération abordés lors de cette rencontre furent la sécurité, l’énergie et le commerce.

 

Selon ce qu’il a annoncé, le 2 août prochain s’ouvrira la session de la commission de travail du plus haut niveau, présidée par les chanceliers des deux nations, pour donner une continuité à ces thèmes.

 

Le président colombien a remercié le ledear bolivarien Hugo Chavez pour son rôle dans le processus de paix à La Havane avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP) et a ajouté que Maduro, d’abord comme Chancelier et maintenant comme Président, « est venu travailler de façon positive ».

 

Maduro a réaffirmé son engagement dans les efforts pour mettre fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé dans le pays voisin. « La paix de la Colombie est la paix du Venezuela et de toute l’Amérique Latine. »

 

Les relations entre les deux pays ont été affectées ces derniers mois, en particulier après les provocations de l’ex candidat présidentiel de la droite, Henrique Capriles, lors de sa visite en Colombie fin mai dernier.

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“Nous sommes comme les herbes des haut-plateaux qui repoussent quand on les arrache”.

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Le Vème Congrès bolivarien “Jeune Indo-Amérique” s’est conclu le 26 juillet à Caracas. Il a réuni 260 délégués indigènes de 14 pays latino-américains et des Caraïbes autour du thème “fortifier la diplomatie entre les peuples du Sud”.

La déclaration finale lue par la déléguée équatorienne Diana Pijal (vidéo) rend hommage à Hugo Chavez en tant qu’initiateur de la politique de défense des droits des peuples originaires aujourd’hui poursuivie par le président Nicolas Maduro, et demande aux gouvernements du reste du continent d’oeuvrer à la reconnaissance totale des droits civils, politiques, économiques et de l’autodétermination des peuples indigènes.

 

Le congrès rappelle la nécessité de la démarcation de l’ensemble des territoires ancestraux et de la remise immédiate des titres de propriété aux communautés autochtones, de la lutte contre l’agro-business et contre la destruction de la terre-mère par les agro-toxiques, du développement de l’agro-écologie et de l’usage des semences autochtones pour lutter contre l’invasion des transnationales.

 

La déclaration propose également :

 

L’intégration immédiate des organisations de la jeunesse indigène à la CELAC ainsi qu’au MERCOSUR à la faveur de la récente arrivée du Venezuela à la tête de cet organisme, afin de participer aux politiques de lutte contre le chômage, l’analphabétisme et la pauvreté en général.La création d’une école de formation socio-politique des dirigeants des mouvements de jeunesse indigène.L’intégration des peuples indigènes à la fonction diplomatique.La création de l’agence d’information “Jeune Indo-Amérique”.La création d’une école pour l’étude et la transmission des savoirs de la médecine traditionnelle des peuples autochtones en complément de la médecine scientifique, hors de la logique commerciale.La création d’un fonds latino-américain pour financer les projets socio-productifs des peuples amérindiens et fortifier ainsi leur autonomie économique.

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Venezuela, le culte de la violence des « Santos Malandros »

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Caracas est l’une des villes le plus dangereuses du monde, les gangsters sont devenus de véritables icônes de la culture populaire. Le culte des « Santos Malandros » (Saints gangsters) témoigne du morcellement de rites – loin du diktat des « religions traditionnelles ». Le culte des « maladros » trouve ses origines dans la Santeria vénézuélienne, elle-même amenée de Cuba par des exilés de la révolution cubaine. La Santeria se base sur l’axe de « sainte trinité » conformé par Maria Lionza, le Negro Primero et l’Indien Guaicaipuro. Selon l’anthropologue vénézuélien Francisco Franco, « les célèbres “santos malandros” font partie d’un phénomène plus large appelé “âmes miraculeuses”. Parmi celles-ci, on trouve des personnes comme des politiciens, des paysans, des guérisseurs et même des inconnus qui ont connu une mort tragique ». 

L’apparition de ces pseudo-icônes religieuses a pris sa source dans la crise du modèle social, un modèle de plus en plus défaillant, basé sur le seul pétrole et la seule richesse d’une élite. Le Venezuela a connu un processus de restructuration et de désintégration qui a touché toutes les échelles de la société. La classe populaire a acquis plus de poids politique en s’intégrant à la démocratie participative. Cependant, une certaine « classe », composée en grande majorité de jeunes hommes, a répondu à l’opulence des classes aisées avec une violence en croissance exponentielle. 

De la même manière, les institutions traditionnelles ont été remise en question, car elles n’incarnaient pas les valeurs qu’elles professaient. Il s’agit en premier lieu des politiciens corrompus, ensuite des forces de l’ordre -aussi malignes et démoralisées que les criminels et qui ne représentaient aucunement une figure de protection fiable. 

Les croyants se sont éloignés de l’Église catholique, qui n’a pas pu – ou su – apporter les réponses adéquates aux mutations sociales de la fin du XXe siècle. Le culte des« malandros » cherche à répondre aux questions telles que la violence, le droit et la justice. Pour les Vénézuéliens, il s’agit de créer de nouvelles entités morales qui puissent s’adapter aux nouveaux conflits sociaux. 

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Les ambassadeurs du Venezuela, de l’Equateur et de Bolivie reviennent en Europe

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Le Venezuela, l’Equateur et la Bolivie ont décidé de rétablir les relations avec l’Espagne, le Portugal, la France et l’Italie après que ces pays ont présenté des excuses pour avoir refusé d’autoriser le président bolivien Evo Morales à entrer dans leur espace aérien le 2 juillet dernier.

 

Les ambassadeurs des trois pays latino-américains, qui étaient « rappelés pour consultations », reviennent en Europe. 

 

« Nous ne sommes pas pleinement satisfaits, mais nous acceptons les excuses des quatre pays (France, Espagne, Italie et Portugal) en tant que premier pas. Nous souhaitons poursuivre les relations respectueuses entre nos pays. Nous avons décidé de ramener nos ambassadeurs à leurs postes », a déclaré M.Morales cité par les médias internationaux le 24 juillet dernier.

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La nationalisation du commerce extérieur au Vénézuela, une réponse aux manœuvres déstabilisatrices des spéculateurs

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Aujourd’hui plus que jamais, le Vénézuela affirme son rôle de gigantesque centre commercial

 

Les prix élevés du pétrole et les bas niveaux d’endettement d’hier ont permis une augmentation grotesque de 347% des importations totales (sur la période 2003-2011). Cependant, la non-croissance des prix du pétrole et les échéances de remboursement de la dette ont limité les bénéfices pour l’État et ont fait apparaître de gros problèmes.

 

La faiblesse des exportations privées s’exprime principalement par la nullité productive du patronat local, autrement dit son incapacité absolue et manifeste à être compétitive sur le marché international, étant ouvertementinefficace dans la production de marchandises.

 

Évidemment, cette situation d’improductivité et de haut niveau d’importation est pire que ce que les classiques de l’économie politique, Smith ou Ricardo, appellent l’état stationnaire.

 

Ce que l’on voit, c’est que l’État vénézuélien a vendu au patronat local (étrangers et vénézuéliens dont le cadre d’exploitation de la force de travail se circonscrit au territoire national) plus de 273 milliards de dollars à prix préférentiels, c’est-à-dire vendus au prix officiel, alors que sur le marché parallèle (en 2013), ils coûtent 500% de plus.

 

Le gouvernement a transféré des fortunes au patronat local, qui s’est enrichi comme jamais avec la rentre pétrolière.

 

Loin de profiter de la sur-évaluation du bolivar pour acheter des machines et des équipements, le patronat s’est consacré au cycle : importer des marchandises raffinées mais pas chères et les revendre (spéculer) et/ou importer rien du tout, pour s’approprier des dollars états-uniens et les revendre sur le marché parallèle.

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