Venezuela : l’Etat montre les dents contre les « pirañas », des gangs de voleurs de cheveux

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Au Venezuela, dans l’Etat de Zulia (ouest) et plus précisément dans sa capitale,Maracaibo, les « pirañas » ont une méthode rodée et brutale. Des hommes aussi bien que des femmes repèrent leur victime. Elle est bloquée dans une rue, entravée fermement et les « pirañas » lui coupent les cheveux.

 

Une méthode qui leur a valu, dans la population, le surnom du féroce poisson carnivore réputé pour dévorer rapidement sa proie. D’une belle chevelure, ils peuvent tirer jusqu’à 3 000 bolivars, soit près de 500 dollars (375 euros) au change officiel. Les cheveux sont ensuite utilisés pour des perruques ou des extensions capillaires dans les salons de coiffure.

 

Mais le président vénézuélien Nicolas Maduro veut mettre un terme à ces gangs. « Nous allons capturer ces gens (…). Qu’est-ce que signifient ces agressions contre les femmes ? Les femmes sont sacrées. Sachez, tous ceux qui sont impliqués ou qui font partie de ces groupuscules, que nous allons vous punir avec force », a assuré le président, jeudi 15 août.

 

La police locale a renforcé les patrouilles dans les lieux les plus fréquentés des villes de l’Etat. Mais selon la presse vénézuélienne, le phénomène se répand et d’autre cas de vols de cheveux sont survenus plus récemment dans d’autres villes comme Caracas ou Valencia (centre).

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Venezuela: Capriles met les autorités au défi de l’emprisonner

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Le chef de l’opposition vénézuélienne Henrique Capriles a mis le gouvernement au défi de l’emprisonner mercredi après que des députés du parti au pouvoir eurent accusé de corruption des opposants et les autorités de l’État de Miranda (nord), dont l’opposant est gouverneur.

 

«Ils affirment qu’ils vont me mettre en prison. Eh bien qu’ils le fassent, je suis prêt! Mais le peuple saura ce qu’il a à faire après qu’ils m’aient emprisonné», a prévenu M. Capriles lors d’un discours à San Francisco de Yare, une localité du riche État de Miranda.

 

Lundi soir, lors d’un débat houleux à l’Assemblée nationale, des députés du parti au pouvoir (PSUV, socialiste) ont accusé la direction de l’opposition de droite de détournements de fonds et d’être impliquée dans un réseau de trafic de drogue, de blanchiment d’argent et de prostitution orchestré par le chef de cabinet du gouvernorat de Miranda, Oscar Lopez.

 

Le président Maduro a lancé cette semaine une campagne virulente contre la corruption dans le pays, visant plus ou moins directement l’opposition. Lundi, il a annoncé qu’il allait demander au Parlement unicaméral des pouvoirs spéciaux pour mener ce combat «à fond».

 

Selon M. Capriles, il s’agit là d’un «écran de fumée» visant à affaiblir l’opposition et à faire diversion vis-à-vis des problèmes économiques et sécuritaires du pays en vue des municipales prévues le 8 décembre.

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