La chirurgie esthétique fait des ravages au Venezuela

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Les bio-polymères continuent à faire des ravages malgré l’interdiction de son injection à des fins de chirurgie plastique par le gouvernement en novembre 2012. Non protégé par une membrane, le gel peut provoquer un certain nombre de réactions et migrer dans d’autres parties du corps.

Il y a deux ans, Mercedes avait cédé aux encouragements de ses amies, alors que son mariage battait de l’aile. Elle avait franchi le pas dans un institut de Caracas, où lui avaient été injectés 560 cl de gel dans chaque fesse pour la somme de 5.000 bolivars (800 dollars). « Je n’ai pas réalisé de quoi il s’agissait, je voulais jusque que mes fesses soient plus belles » raconte Mercedes en attendant son tour dans une des deux cliniques du pays spécialisées dans le retrait de ce type de produit. « La douleur fait que je ne peux même pas rester assise cinq minutes. Je n’ai plus de vie », admet cette femme de 45 ans.

Astrid de la Rosa, quant à elle, souffre de la migration du gel dans le bas du dos et les hanches. En 2011, elle a créé la fondation « Non aux bio-polymères ». « Il y a des cas récents de fillettes auxquelles leurs parents ont offert l’injection de bio-polymères dans les fesses et les seins pour leur 15 ans et qui le regrettent aujourd’hui » explique Astrid. La plupart du temps, ce type d’injection est pratiqué dans les cliniques esthétiques comme dans les salons de beauté. Quelque 40.000 personnes auraient eu accès à ce type d’injection au Venezuela.

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