Venezuela, censures et éviction du journaliste Mario Silva

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La Conatel est l’équivalent de notre Conseil supérieur de l’audiovisuel au Venezuela, cet organisme est devenu l’une des clefs de voute sur les médias du pouvoir national populiste bolivarien et de nouveau la télévision privée Globovision est l’objet de procédures juridiques. L’objet n’est pas en soit de crier à la censure pour cette télévision d’information, parce que Globovision est ce que l’on peut faire de pire en matière d’information et que le nombre des infractions commises par ce média depuis plus dix ans dépasse l’entendement, mais il y a à s’inquiéter, plus largement du climat de plus en plus tendu et avec des accents paranoïaques, de plus en plus pathétiques, du président Nicolas Maduro élu au début de l’année 2013.  Comme « au bon vieux temps » des pires heures du régime soviétique, il ne reste plus que l’Humanité : « Le président vénézuélien a expulsé trois diplomates nord-américains, accusés, preuves à l’appui d’ingérence flagrante dans les affaires et les choix politiques du pays: contacts avec l’opposition, conseils en déstabilisation, aide matérielle aux saboteurs, manœuvres contre-révolutionnaires dans l’Etat de Bolivar. » Et quelques gazettes en ligne néo staliniennes (se confondant parfois avec l’extrême-droite négationniste, les fameux « rouges-bruns ») pour nous abreuver d’une énième ou nouvelle campagne contre le président vénézuélien, dans le plus pur style des années de la guerre froide, quand Etats-Unis et l’URSS étaient en concurrence pour la suprématie sur le monde. 
Hé oui, il reste encore des allumés pour analyser le monde selon un regard datant d’un temps que « les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître »… (depuis la chute du mur de Berlin, à minima) mais qui nourrit une attitude qui à voir avec une logique qui mérité une attention certaine, le discours.
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