Venezuela : bilan désastreux après six mois de présidence Maduro

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Les six premiers mois de Nicolás Maduro à la tête du Venezuela ont été marqués par une inflation record, une croissance en berne, des pénuries grandissantes et une équipe économique bloquée par une sourde lutte entre pragmatiques et orthodoxes, estiment des analystes. « Le Venezuela va terminer 2013 avec l’une des inflations les plus élevées au monde, à 50 % (…), et au premier semestre de cette année, le PIB a seulement augmenté de 1,6 % contre 5,8 % en 2012 », énumère l’économiste Jesus Casique, résumant la gestion du dauphin de l’ancien président Hugo Chávez (1999-2013), décédé en mars.

 

Inflation officielle à 49,4 % sur un an (contre environ 20 % en 2012), taux de pénurie de plus de 21 % en septembre (calculé sur une base de 360 produits dans 20 000 points de vente), envolée du dollar au marché noir… Nicolás Maduro, légataire du modèle socialiste de son mentor et prédécesseur, affronte des indicateurs économiques qui font dire au Fonds monétaire international, avec lequel le Venezuela n’a plus de contact depuis sept ans, que le pays se trouve dans une situation « intenable ». Plus grand détenteur de réserves de pétrole au monde et premier exportateur de brut du continent, la cinquième économie latino-américaine n’en est pas moins le théâtre de files d’attente dans les commerces pour trouver du lait, de la farine, du café ou même du papier toilette. 

Le président Maduro a reconnu le 8 octobre devant l’Assemblée nationale, à laquelle il a demandé l’octroi de pouvoirs spéciaux afin de gouverner durant un an par décrets-lois, que l’économie vénézuélienne « travers(ait) une période particulière », due, selon lui à « une guerre économique » menée par le secteur privé lié à l’opposition pour tenter de le déstabiliser. « Il n’y a pas eu un seul jour où cette bourgeoisie et ces médias m’ont laissé gouverner en paix, ils ne m’ont pas accordé une seconde de trêve ou de répit », a-t-il accusé.

Luis Vicente Leon, directeur de l’institut d’enquête Datanalisis, reconnaît qu’à son arrivée au pouvoir le président a semblé s’ouvrir aux milieux d’affaires, « mais ça paraissait plus une stratégie qu’un désir sincère de résoudre les choses ». 

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