Le Venezuela en 2014 : cap sur la démocratie participative , l’écosocialisme et la coopération Sud-Sud.

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Dans les derniers mois, la droite vénézuélienne (qui inclut le patronat et les groupes médiatiques privés) avait resorti le plan “chilien” déjà utilisé en 2002-2003 lors du coup d’État contre Hugo Chavez puis du lock-out pétrolier. La version 2013 visait à plonger le pays dans la crise économique pour détruire l’appui populaire au gouvernement Maduro et “passer à l’action” lors des élections municipales du 8 décembre, suivant la vieille formule :  violences pour les médias = intervention extérieure.

 

Ce schéma en quinze points fut élaboré en juin 2013 par un think tank réunissant la Fundación Internacionalismo Democrático de l’ex-président colombien Álvaro Uribe, la Fundación Centro de Pensamiento Primero Colombia,  l’états-unienne FTI Consulting, l’USAID (Mark Feierstein) et des leaders pro-putschistes de la droite vénézuélienne (comme María Corina Machado, Julio Borges et Ramón Guillermo Avelado). Révélé par la chercheuse états-unienne Eva Golinger (1), le plan prévoit sabotages, violences, accaparements, coupures d’électricité et campagnes médiatiques pour “créer l’impression d’un vide de pouvoir, d’une faiblesse de Nicolas Maduro” et pousser les “forces armées au coup d’État”. Comme d’habitude les médias internationaux ont suivi aveuglément la version des médias privés,majoritaires au Venezuela, qui font du gouvernement bolivarien… le responsable de la déstabilisation.

 

La droite aurait pu réussir son pari tant l’augmentation artificielle des prix et les annonces de pénuries martelées quotidiennement par ses radios, télés, journaux, commencaient à exaspérer la population. Mais depuis le 9 novembre la situation politique a changé. Le président Maduro a porté un coup d’arrêt aux sabotages et à la hausse des prix (2). Il a commencé à démanteler les entreprises-écrans montées par le secteur privé et ses tentacules mafieuses dans l’État pour dévier les dollars publics destinés à l’importation.

Et à long terme ? Opposant résolu à la doctrine néo-libérale et partisan de la souveraineté des États, le gouvernement vénézuélien a décidé de continuer d’augmenter le budget social. En 2014 il atteindra 350 millions de bolivars, soit 62 % de l’investissement public total, un bond de 46,07 % par rapport à 2013. Le gouvernement est en passe d’atteindre son pari de construire 500.000 logements publics et le président Maduro a reconduit le décret de stabilité de l’emploi mis en vigueur par la révolution pour protéger les travailleurs de tout licenciement. Le chômage continue de baisser (7,6 % en octobre) et la croissance, bien que ralentie, reste positive depuis 23 mois consécutifs – un record historique.

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