Comment la droite vénézuélienne accapare la rente pétrolière

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Il faut savoir que, contrairement à ce que véhiculent les grands médias vénézuéliens et occidentaux, le gouvernement chaviste laisse beaucoup de liberté aux milieux d’affaires du pays.

 

Hugo Chavez savait, dit le sociologue Heinz Dieterich, que le seul contrôle des changes dans un marché libre est incompatible à moyen et long terme avec la confrontation de groupes dominants où se retrouve le capital financier, spéculatif et parasitaire.

 

Le président aurait pu agir en 2004-2008, alors que les chavistes contrôlaient largement toutes les institutions politiques. Par exemple, en concentrant toutes les importations aux mains de l’État et en nationalisant les banques qui découragent impunément l’économie en bolivars et qui, lors de la crise bancaire de 2009, allaient sortir du pays 30 milliards de dollars.

 

Dieterich va même jusqu’à dire que Chavez a alors préféré acheter la paix interne en laissant collaborer la vieille classe dominante avec la nouvelle classe politique bolivarienne. Cette alliance, dit-il, a malheureusement été cachée au peuple derrière un discours fantaisiste de socialisme chrétien et bolivarien, et une gigantesque machine de propagande.

 

L’oligarchie, aujourd’hui, conclut Dieterich, rompt ce contrat social particulier. Elle ne se contente plus d’une fraction de la plus-value pétrolière ; elle la veut toute au prix du sang de la population.

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