Venezuela : Au cœur de la guerre médiatique

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Quelles formes prend et a pris la désinformation au Venezuela ?

La désinformation fait partie de la vie quotidienne depuis de nombreuses années. En situation de crise, comme actuellement, elle se décuple jusqu’à atteindre des formes irrationnelles.

La désinformation se trouve partout, aussi bien dans les médias reconnus (presse écrite, radio, télévision) que sur les réseaux sociaux, aussi bien dans les médias officialistes que dans les médias d’opposition. Nous nous trouvons en effet dans une situation de guerre médiatique généralisée dans laquelle tout est bon pour tromper l’ennemi.

La presse internationale elle-même est largement influencée par cet état de fait et reprend à son compte les thèmes de la désinformation, parfois de bonne foi (mais pas toujours). On peut donc affirmer qu’il n’existe plus de moyen d’information crédible dans le pays. Faire le tri est presque impossible. Cela laisse la voie libre aux pires rumeurs, propres à toute situation de guerre.

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Exposition de photographies AMERICA LATINA 1960-2013 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain

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Du 19 novembre 2013 au 6 avril 2014, la Fondation Cartier pour l’art contemporain présente América Latina 1960-2013, en coproduction avec le Museo Amparo de Puebla (Mexique). L’exposition offre une perspective nouvelle sur la photographie latino-américaine de 1960 à nos jours, à travers le prisme de la relation entre texte et image photographique.

Rassemblant plus de soixante-dix artistes de onze pays différents, elle révèle la grande diversité des pratiques photographiques en présentant aussi bien le travail de photographes que des œuvres d’artistes contemporains. 

 

Cette exposition, véritable plongée dans l’histoire du sous-continent latino-américain, nous invite à (re-)découvrir des artistes majeurs rarement présentés en Europe.

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Que se passe-t-il réellement au Venezuela ? Questions fréquemment posées

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La vague de violence politique est-elle comparable à celle de l’Ukraine ?

 

Non. Bien qu’il y ait eu quelques incidents très violents, ils se sont produits dans quelques zones très limitées. Des informations concordantes indiquent qu’ils se sont produits dans seulement 18 des 335 municipalités. Le Président Maduro a souligné que toutes ces 18 municipalités sont sous l’administration d’un maire ou gouverneur de l’opposition démocratiquement élu, ce qui une fois de plus laisse entendre que la violence avait un objectif politique. Le ministre de l’intérieur, Miguel Rodríguez Torres, a dit que moins de 2000 personnes ont été impliquées dans les violences, sur une population de 30 millions de Vénézuéliens.

 

Par exemple, à Caracas, la plus grande ville du pays, la violence a été concentrée dans des zones comme Altamira et Chacao qui sont l’équivalent de South Kensington et Chelsea (quartiers huppés de Londres, NdT). Dans d’autres zones de Caracas, où vivent la majorité des pauvres, la situation est très différente. Comme rapporté par BBC Mundo :

« ….. Il y a différentes avenues de la capitale où il est pratiquement impossible de faire cinq mètres sans apercevoir des traces d’incendie. Mais en vous rapprochant des quartiers les plus pauvres de la capitale, les barrios (ou favelas), les traces commencent à disparaître. Et la normalité de la vie quotidienne du quartier apparaît.
« Hein ? fut la réponse perplexe d’un homme près de Mamera, dans le sud-est de la ville, quand je lui ai demandé ce qu’il pensait des manifestations qui se produisaient depuis plus d’une semaine à Caracas et d’autres zones du pays. Sa réponse d’une syllabe a clairement montré son désintérêt et a marqué la fin de l’entrevue. … C’est-à-dire qu’une partie du pays est agitée. Mais il y a aussi une autre partie qui ignore ou qui ne veut rien à voir avec ce qui se passe et beaucoup d’entre eux vivent dans les quartiers pauvres …. Les mêmes scènes se sont répétées tout au long du voyage que BBC Mundo a entrepris à travers les zones de Catia, 23 de Enero, la Quebradita et d’autres, qui ont plutôt tendance à soutenir le gouvernement. » 

 

La violence est la plus intense à San Cristobal, en bordure de la Colombie, où l’opposition est forte et dans la ville andine de Mérida, un autre bastion de l’opposition.

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Venezuela: Kerry appelle au dialogue, évoque une médiation

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 Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a invité vendredi les dirigeants du Venezuela, en proie à de violentes manifestations, à dialoguer avec les opposants, et a indiqué rechercher une médiation avec d’autres pays d’Amérique latine.

Les dirigeants vénézuéliens doivent s’occuper de leur peuple, a affirmé M. Kerry à des journalistes. Ils doivent tendre la main et avoir un dialogue, réunir les gens et résoudre leurs problèmes.

On a besoin de dialogue au Venezuela, pas d’arrestations et de violences dans les rues, de persécution de jeunes qui expriment leurs espoirs pour l’avenir, selon M. Kerry.

S’exprimant à l’issue de discussions avec son homologue colombien Maria Holguin, le chef de la diplomatie américaine a aussi indiqué qu’il travaillait avec Bogota et d’autres pays de la région pour préparer une éventuelle médiation à la crise politique au Venezuela.

Il s’avère à l’évidence très difficile pour les deux parties de se réunir d’elles-mêmes, a souligné M. Kerry.

L’opposition a rejeté mercredi un appel au dialogue du président Nicolas Maduro dans le but de mettre fin à trois semaines de manifestations, qui ont fait jusqu’à présent 17 morts.

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Les Etats-Unis envisagent des sanctions contre le Venezuela

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Alors que la mobilisation des étudiants vénézuéliens qui protestent depuis trois semaines contre la gestion du président Nicolas Maduro a quelque peu faibli avant les six jours fériés de carnaval, les Etats-Unis ont indiqué qu’ils préparaient des sanctions contre le régime vénézuélien, sans les expliciter.

Les élus américains veulent agir. Le Congrès américain a annoncé, vendredi 28 février, qu’il préparait des résolutions visant à condamner la répression et les violences au Venezuela. Des sénateurs ont demandé au président Barack Obamad’imposer des sanctions aux responsables impliqués dans la mort de manifestants de l’opposition. Un dernier bilan officiel fait état de 17 morts depuis le début des manifestations, le 4 février.

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Le Venezuela, «c’est l’Ukraine de l’Amérique latine»

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Au Venezuela, la situation est de plus en plus explosive. La crise politique est aggravée par l’insécurité et l’effondrement de l’économie, qui signe la faillite du modèle chaviste. «C’est l’Ukraine de l’Amérique latine !», analyse Juan Carlos Rodado de Natixis. Mais il y a une différence de taille: le Venezuela est assis sur les plus importantes réserves mondiales de pétrole. Mais faute d’investissement, cette manne n’empêche pas la banqueroute. Si Chavez a réussi à réduire fortement la pauvreté et les inégalités, il a aussi détruit le tissus économique local par de multiples mesures de contrôle: expropriations, nationalisation, contrôle des capitaux. Les milieux financiers évaluent la probabilité d’un défaut de paiement à 60 % dans les trois ans. «Ils ne tiendront pas plus de deux ans», pronostique plus sévère Juan Carlos Rodado. L’équation est la suivante: 180 milliards de dollars de dette contre 20,3 milliards de réserves à la banque centrale, dont 72 % en or, donc pas mobilisables facilement pour payer les importations. Le gouvernement tente de freiner l’hémorragie, en instaurant des taux de change différentiels pour limiter le coût des importations, notamment des produits de première nécessité. «A court terme, une nouvelle dévaluation semble inévitable pour donner un peu d’air et émettre des obligations», prévoit l’expert de Saxo banque. A plus long terme, c’est un retour du FMI qui est prévisible. A moins que la Chine ne vole au secours de son fournisseur d’or noir.
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Bilan de 14 morts lors de manifestations au Venezuela

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Le gouvernement Maduro a dénoncé les manifestations insistantes comme un coup d’État soutenu par les États-Unis. Il n’y a pas de doute que les principaux dirigeants du mouvement de protestation – Leopoldo Lopez, diplômé de Harvard et leader de Voluntad Popular (Volonté populaire), et Maria Corina Machado, membre de l’Assemblée, sont largement financés par la US National Endowment for Democracy (Fondation nationale des États-Unis pour la démocratie) depuis des années et que leurs politiques sont étroitement coordonnées avec l’ambassade des États-Unis.

 

Pour l’instant toutefois, rien n’indique que l’armée se mobilise contre le gouvernement et les foules qui ont pris la rue sont beaucoup moins nombreuses que lors des mobilisations organisées par la droite politique dans la tentative de coup d’État soutenu par les États-Unis qui avait brièvement renversé en avril 2002 feu Hugo Chavez, le prédécesseur et mentor de Maduro.

 

Néanmoins, la crise politique engendrée par les manifestations a conduit à des dissensions ouvertes au sein du PSUV (Parti socialiste uni du Venezuela) et le président vénézuélien est visiblement agité.

La rupture la plus ouverte au sein des rangs du PSUV est venue du gouverneur de l’État du Tachira, qui est situé à la frontière colombienne et où les protestations ont commencé et pris la forme la plus violente, les foules d’émeutiers attaquant et brûlant les édifices du gouvernement et érigeant des barrages routiers pour exiger aux conducteurs de payer des péages sous menace de violence.

 

La semaine dernière, le gouvernement Maduro a accusé la droite colombienne et Washington de fomenter ensemble le complot à l’origine des désordres au Tachira et en particulier dans sa capitale, San Cristobal. Le président a déployé la majeure partie de son commandement militaire dans l’État avec un bataillon de parachutistes et des renforts de la garde nationale. Lors de l’un des derniers accidents mortels à être survenus dans l’État, un homme a été atteint par une balle perdue alors qu’il regardait une manifestation du balcon de son appartement.

 

Le gouverneur José Vielma a critiqué lundi la réaction du gouvernement aux protestations qu’il a dénoncé comme étant «autoritaire», et il a appelé à la libération de Leopoldo Lopez, détenu pendant la dernière semaine et accusé d’incendie criminel et de complot. Il a qualifié la réaction militaire au Tachira d’«excessive» et s’est dit particulièrement perturbé par le survol de la région par des avions militaires, ajoutant: «Je ne fais pas partie du régime. J’ai été élu par les citoyens du Tachira.»

 

Les commentaires de Vielma lui ont attiré de vigoureux reproches des autres dirigeants du PSUV, qui l’ont accusé d’avoir perdu son sang-froid et d’être passé de l’autre côté. Plus tard lundi, il a dénoncé par tweet les «rumeurs malsaines» remettant en cause son «attachement à la paix, au président et à la révolution».

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Au Venezuela, la droite boycotte le dialogue ouvert par Maduro

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Une conférence pour la paix a eu lieu mercredi soir à Caracas, avec la présence annoncée d’acteurs sociaux, politiques, syndicaux et associatifs.  Après les récentes violences, l’opposition tourne le dos à cette concertation.

 

La droite, rassemblée au sein de la Mesa de unidad democratica (MUD), a opposé une fin de non-recevoir, estimant sans doute qu’elle ferait là le jeu des autorités. Son candidat malheureux à la présidentielle, Henrique Capriles, préférant participer à la manifestation des femmes pour la vie, convoquée par l’opposition.

Ce refus n’est pas très étonnant. Cette initiative fait partie d’un vaste plan pour la paix et la cohabitation afin de combattre la criminalité (désarmement, programmes sociaux-éducatifs, réinsertion). Mais là encore, la droite, qui a fait de ce fléau son fonds de commerce électoral, se refuse à collaborer aux différentes actions engagées par le gouvernement, comme la création d’un modèle de police bolivarienne afin d’imposer un cadre légal aux 147 corps existants. Un boycott appliqué par Henrique Capriles, gouverneur de l’État de Miranda, qui affiche le plus fort taux de criminalité du pays.

 

« Je lance un appel aux dirigeants politiques de la droite. Jusqu’où iront-ils avec la violence et l’intolérance ? Quand vont-ils retirer ces foyers fascistes qui attaquent les familles ? » a interpellé Nicolas Maduro, en référence aux barricades dressées dans les quartiers chics de six villes et qui représentent « 8 % du territoire national ». La balle est dans le camp de l’opposition. Il en va de sa crédibilité.

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