« El Maizal » : comment naquit notre Commune

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La commune “El Maizal” est née de l’expropriation en 2009 du grand domaine du même nom. 320 hectares semés, 240 hectares de pâturages (300 têtes, selon Ángel Silva, éleveur local), c’est la moyenne de production annuelle. La Corporación Venezolana Agrícola (CVA) et l’entreprise socialiste “Pedro Camejo” ont aidé à récupérer les terres mais ce furent les communards qui ont bataillé le plus pour sauver ce qui aujourd’hui leur appartient.

Faute d’appui de la mairie et du gouverneur de l’État de Lara, la commune sert à résoudre les problèmes cruciaux. Les communards sont nombreux et travaillent ensemble. Chegolo explique qu’ils sont restés sans eau pendant cinq ans et sans électricité jusqu’il y a peu, que pendant quarante ans les gens ont habité des baraques qui s’écroulaient à tout bout de champ jusqu’à la révolution et la décision de s’organiser pour obtenir des ressources destinées à un projet d’auto-construction. La commune développe plusieurs projets d’infrastructures et possède plusieurs jeeps et unités de transports collectif. Dans l’entreprise de Propriété Sociale (EPS) “Gaz Communal Camilo Cienfuegos” qui fait aussi partie du projet socio-productif de la commune, dix personnes travaillent. Sur les terres, il y en a 18, auxquelles se joignent six autres pour les semailles, comme travail volontaire. Des machines allègent les grands mouvements que doivent faire les communards pour travailler la terre.

Il y a quelque chose de grave dont tous se plaignent. Julio Álvarez, qui travaille au sein de la commune “Negro Miguel” (municipalité Simón Planas) : “ce qu’il y a ici, surtout dans les plantations de café, dans les montagnes et dans les collines, c’est beaucoup de délinquance, ce ne sont pas de petites frappes, non, des gros poissons, toute une mafia organisée”. Il y a des paramilitaires installés derrière les collines qui embrassent le territoire de la commune, qui volent et qui menacent constamment la vie des communards. Des paramilitaires qui travaillent de concert avec des secteurs corrompus de la garde nationale et du gouvernement régional de Henri Falcón. Pour l’heure, l’impunité règne : ces dernières semaines ils ont tué deux jeunes compagnons d’El Maizal, sans oublier des vols de véhicules de la commune et un attentat contre le dirigeant communard Ángel Prado.

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