Venezuela: silence médiatique au pays de la révolution bolivarienne

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Une seule chaîne a couvert les manifestations du mercredi 12 février, les plus importantes au Venezuela depuis un an. NTN 24 est une chaîne colombienne et accessible uniquement sur le réseau câblé.

Mais, coup de théâtre : lorsque les violences éclatent à l’issue des manifestations, le gouvernement vénézuélien coupe le signal de la chaîne. Et NTN 24 rejoint les télévisions vénézuéliennes, toutes entre les mains des chavistes au pouvoir, dans ce grand silence médiatique qui couvre le bruit des rues.

 

Pour s’informer, la population ne peut pas non plus compter sur les stations de radio. Depuis 2007, les autorisations d’émettre ne sont pas renouvelées pour celles qui osent critiquer le gouvernement. Au Venezuela, le paysage audiovisuel est désormais quasi-uniformisé, très proche du pouvoir. Seule la presse écrite persévère dans l’opposition au chavisme.

 

Mais depuis plusieurs semaines, les journaux sont frappés par une pénurie de papier et n’arrivent qu’à imprimer des éditions de deux pages par jour. La couverture de la répression des manifestations d’étudiants est donc déplacée sur leurs sites internet. Mais certains articles, notamment ceux qui dénoncent la censure, ne sont plus accessibles aux internautes.

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