Venezuela: quand l’ »objectivité » journalistique se perd dans les ruelles de Caracas

See on Scoop.itVenezuela

Le Venezuela passionne. Du papier au Net, des reportages télévisés aux récits radiophoniques, la nation de Bolivar défraie les chroniques. Les événements à l’œuvre à Caracas n’échappent pas à cette règle, désormais bien installée dans les rédactions. Étrange engouement médiatique qui vilipende trop souvent le gouvernement vénézuélien depuis que ce dernier, porté par une majorité d’électeurs, affiche la couleur du rouge.

Le Venezuela n’est pas un paradis. Personne n’a la stupidité de le penser. Le processus à l’œuvre depuis l’élection du président défunt Hugo Chavez, en 1998, est critiquable à bien des égards. Comme tout processus politique. Il est aussi fort de transformations qui ont constitué autant de ruptures et de progrès sur le plan social ou éducatif. Pourquoi le nier?

Les campagnes anti-«révolution bolivarienne» sont récurrentes: un marronnier, comme on dit dans le jargon du métier. Les exemples affluent comme les qualificatifs à l’encontre d’Hugo Chavez, ravalé au rang de dictateur. Mais qui peut décemment taire qu’il a remporté près d’une quinzaine de scrutins libres et transparents? Sa popularité, à faire pâlir plus d’un chef d’État soi-disant plus respectable parce que dans le vent des idées majeures, est toujours aussi vive auprès d’une majorité de Vénézuéliens. Tordre les faits, c’est mépriser l’éthique professionnelle. Et alimenter le discrédit dont souffrent (déjà) les médias. Le fondateur d’un quotidien du soir a dit : «L’objectivité n’existe pas! L’honnêteté, oui!» Ce n’était pas Jean Jaurès.

See on www.humanite.fr

Publicités

Les commentaires sont fermés.