Venezuela : des milliers de motards pro-gouvernement défilent à Caracas

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Des milliers de motards ont défilé dans les rues de Caracas lundi 24 février en soutien au président vénézuélien Nicolas Maduro, confronté à une vague de manifestations contre l’insécurité et la vie chère.

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La crise vénézuélienne embarrasse les chefs d’Etat latino-américains

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La gauche latino-américaine soutient le président Maduro tandis que la droite a appelé les parties au dialogue. Quant au Brésil, il se tait.

 

A Caracas et partout dans le pays, l’opposition est dans la rue, le gouvernement réprime. Le président Nicolas Maduro invoque sa légitimité électorale pour refuserle dialogue. Il crie au coup d’Etat et accuse les Etats-Unis d’en tirer les ficelles. Un scenario qui, même à gauche, ne convainc pas tout le monde.

Certes, les membres de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), le pacte mis en place l’ancien président Hugo Chavez, ont unanimement apporté leur soutien à son successeur. « Nous savons trop bien ce qui se passe auVenezuela. La violence vient de la droite fasciste », déclarait le 14 février le président équatorien Rafael Correa. Outre Cuba — qui vit depuis plusieurs années sous perfusion pétrolière vénézuélienne — l’Argentine, la Bolivie, le Nicaragua ont eux aussi dénoncé les velléités putschistes de l’opposition vénézuélienne et de son allié américain.

Le président russe Vladimir Poutine, son homologue iranien Hassan Rohani et le Syrien Bachar Al-Assad se sont également alignés sur Caracas.

Au centre de l’échiquier régional, le Chili, le Pérou, la Colombie et le Panama ont condamné les violences des deux bords et appelé les parties au dialogue. Leur prudence n’a pas été récompensée. M. Maduro a traité son homologue colombien, Juan Manuel Santos, de menteur et d’insolent. Il a rappelé son ambassadeur au Panama. Et de s’expliquer : « La droite latino-américaine qui a cédé aux pressions de Washington s’est alignée contre le Venezuela. »

Pourtant, la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (Celac) s’est exprimée dans des termes comparables, en demandant que le dialogue s’engage. Un communiqué de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) insiste de son côté sur la « défense de l’ordre démocratique ». 

Brasilia n’a pas daigné diffuser cette déclaration de l’Unasur, un organisme que les Brésiliens avaient porté sur les fonts baptismaux. Partenaire commercial et alliépolitique du Venezuela, le Brésil se tait. Ce silence vaut à Dilma Roussef, d’ores et déjà en campagne pour sa réélection au mois d’octobre, les foudres de l’opposition. Il est jugé indigne d’une puissance émergente, leader régional aux ambitions globales et, qui plus est, candidat à un siège permanent au Conseil de sécurité. Le 19 février, le ministre brésilien des relations extérieures, Luiz Alberto Figueiredo, s’est contenté de déclarer : « Nous espérons qu’une convergence soit trouvée, dans le respect des institutions et de la démocratie. » Qui ne serait pas d’accord ? 

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«Les manifestants vénézuéliens n’ont plus rien à perdre»

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Une nouvelle manifestation est prévue ce mardi à Caracas, alors que les affrontements entre l’opposition et les forces gouvernementales ont déjà fait 14 morts et 140 blessés.

 

«Il ne s’agit pas d’une révolte de bourgeois comme voudrait le faire croire le pouvoir mais bien d’un mouvement populaire, qui exprime un ras-le-bol contre un gouvernement qui n’a pas su tenir les promesses de Chávez. Le mouvement étudiant a été le catalyseur», souligne Frédérique Langue, directrice de recherche au CNRS, spécialiste du Venezuela. «Maduro n’a ni le charisme de Chávez ni le réel soutien des classes populaires, qui le perçoivent comme éloigné de leurs préoccupations. Le fait que le Venezuela continue d’envoyer des subsides à Cuba et au Nicaragua en pleine période de crise ne passe plus.»

Quelques grandes voix populaires relaient s’associent au mouvement, comme celle du chanteur Ruben Blades, engagé à gauche, qui a écrit une lettre à Maduro.

 

«Les médias étrangers et locaux et Internet étant en grande partie censurés, il ne reste à la population vénézuélienne que la rue pour se faire entendre», poursuit Frédérique Langue. «Ce que les Vénézuéliens disent aujourd’hui, c’est qu’ils n’ont plus peur, malgré une répression d’une intensité jamais vue depuis celle de février 1989, lorsque les quartiers pauvres s’étaient révoltés. Les manifestants n’ont plus rien à perdre, on est arrivé à une situation de non-retour.»

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Nicolas Maduro ne cesse de conforter l’emprise des militaires sur le Venezuela

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« Le scénario du coup d’Etat – que ne cesse de rabâcher Maduro depuis le début du mouvement de contestation – ne tient pas. Celui de la guerre civile non plus. Les militaires et les armes sont du côté du pouvoir », explique Rocio San Miguel, directrice de l’organisation non gouvernementale Control Ciudadano (contrôle citoyen).

 

Et de rappeler que 25 % des portefeuilles ministériels sont aujourd’hui occupés par des militaires, d’active ou de réserve. Le ministre de l’intérieur, Miguel Rodriguez, qui a la responsabilité de la lutte contre l’insécurité urbaine et du maintien de l’ordre, est un général du cadre de réserve. Celui des finances, Marco Torres, également.

 

On retrouve colonels et généraux à divers postes convoités (notamment au sein de la diplomatie) et à la tête de grandes entreprises publiques, un butin très brigué dans ce pays pétrolier et étatisé. Selon les calculs de la presse locale, en dix mois, M. Maduro a nommé plus de 350 militaires à des postes-clés.

Aux postes-clés du pays, la hiérarchie d’active et les officiers de réserve sont largement exposés aux pots-de-vin et autres sources d’enrichissement facile. Son degré d’implication dans le trafic de drogue en provenance de Colombie reste difficile à évaluer. « Il est clair que l’élite militaire nage dans la corruption, assure Rocio San Miguel. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il a pris des proportions jamais vues. Toutefois, le malaise qu’il provoque à la base et entre les officiers qui ont gardé une certaine éthique ne semble pas menacer la cohésion de l’armée. »

Pour étayer la thèse du putsch, M. Maduro ne cesse d’évoquer le précédent de 2002. « Ce discours, efficace d’un point de vue politique, lui permet de se poser en victime tout en criminalisant les manifestants, analyse le sociologue Rafael Uzcategui. Mais, s’il est un domaine où le gouvernement a été efficient depuis 2002, c’est celui de l’épuration des forces armées. Les partis d’opposition ont désormais peu de contacts avec les militaires et aucune incidence sur l’armée. »Comme l’a martelé la ministre de la défense : « L’union civico-militaire est plus vivante que jamais. »

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Venezuela : conférence « pour la paix » et barricades à Caracas

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Les étudiants vénézuéliens opposés au président Nicolas Maduro ont maintenu la pression lundi, au moment où le gouvernement entamait des consultations en vue d’un dialogue national.

 

Mais plusieurs analystes doutaient de la portée du geste d’ouverture du chef de l’Etat. « Le gouvernement perçoit une pression croissante au sein de l’opinion publique nationale et internationale et trouve une opportunité d’apaisement avec ce dialogue », estimait notamment le politologue John Magdaleno. Le gouverneur du riche Etat de Miranda a notamment annoncé qu’il ne participerait pas à la réunion, dénonçant « répression et violations des droits humains ».

Des voix discordantes se sont fait entendre jusqu’au sein du propre camp de M. Maduro. Lundi, José Gregorio Vielma Mora, gouverneur du parti au pouvoir dans l’Etat de Tachira (ouest), a qualifié de « grave erreur » l’arrestation de l’opposant Leopoldo Lopez, détenu dans une prison militaire depuis près d’une semaine et accusé notamment d’incitation à la violence.

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Le Venezuela n’est pas l’Ukraine

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« Le Venezuela n’est pas l’Ukraine », assure le président vénézuélien Nicolas Maduro, en proie à des manifestations de l’opposition depuis début février, qui ont déjà fait une dizaine de morts. « Le Venezuela n’est pas l’Ukraine », renchérit Heinz Dieterich, sociologue et politologue allemand résidant au Mexique. Ce dernier, théoricien du « socialisme du XXIe siècle », a été proche de l’ancien président vénézuélien Hugo Chavez.

 

Toutefois, Dieterich est devenu un critique du chavisme sans Chavez, et notamment de son successeur Maduro. A son avis, le modèle économique mis en œuvre par Chavez est épuisé, il « n’est plus fonctionnel pour le chavisme lui-même ». La gravité de la crise exigerait un programme d’ajustement structurel, alors que Maduro se contente de mesures palliatives et populistes, pathétiques, sans avenir.

 

Face à la polarisation, le gouvernement vénézuélien devrait chercher un point d’équilibre, au centre de l’échiquier politique, une« cohabitation comme disent les Français », pour éviter un embrasement social, estime Dieterich.

 

Et de demander : si en Allemagne les sociaux-démocrates peuvent former une grande coalition avec la démocratie chrétienne, si le président colombien Juan Manuel Santos arrive à négocier la paix avec la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), qu’est-ce qui empêche Maduro de prendre langue avec le dirigeant de l’opposition, Henrique Capriles Radonski ?

 

Dieterich critique aussi l’opposant Leopoldo Lopez, détenu dans une prison militaire. Il qualifie son plan de renverser le gouvernement par les manifestations de« chimérique », « illégal et illégitime ». Mais c’est pour mieux insister sur le fait que la solution passe par le centre du spectre politique et la neutralisation des secteurs radicaux et des forces étrangères. A l’entendre, la seule chose qui sépare Maduro de Capriles, « hormis les discours idéologiques et mensongers des deux parties, est la redistribution de la rente pétrolière entre l’oligarchie, le peuple et les multinationales ».

Le Venezuela n’est pas l’Ukraine, certes, mais ces deux crises obligent la gauche latino-américaine à revoir la relation entre réformes et démocratie, progrès social et droits de l’homme. Les vieux schémas, maintenus depuis des décennies par Cuba et le castrisme, s’avèrent insuffisants lorsque la rue bascule.

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Venezuela : les dessous d’une crise

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Le Venezuela connaît sa pire crise depuis le coup d’État contre Hugo Chavez en 2002. Dix personnes y ont perdu la vie au mois de février, dont cinq par balle, lors de manifestations des étudiants et de l’opposition. Que révèle cette crise sur ce pays qui dispose de l’une plus importantes réserves de pétrole au monde et exporte près de 100 milliards de dollars d’or noir chaque année, principalement vers les États-Unis?

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25 vérités sur les manifestations au Venezuela

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Comme en 2002, l’opposition radicale, incapable de prendre le pouvoir par les urnes, multiplie les actions violentes dans le but de rompre l’ordre constitutionnel.

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