Manifestations au Venezuela : gare à l’enfumage médiatique !

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Une manifestation de masse chasse l’autre. Toutes différentes, mais au traitement médiatique généralement identique : insurgés héroïques et démocrates, répression brutale des autorités « fascisantes », sans oublier les fameuses « exactions », comme on dit. Hier l’Ukraine, aujourd’hui le Venezuela.

 

Ainsi, Caracas. 50.000 personnes dans les rues ce week-end dernier. Une dizaine de morts et une centaine de blessés, assurent les médias, oubliant de rappeler que parmi les victimes, les policiers ont aussi payé leur écot. Il est évidemment licite de ne pas apprécier la politique de Nicolás Maduro, dauphin du défunt Hugo Chávez. Il n’empêche que l’actuel président vénézuélien a été élu haut la main, au même titre que son prédécesseur, sorti, en quinze ans, vainqueur de seize élections sur dix-sept.

Pour mieux comprendre cet imbroglio, comme toujours, prière de se reporter à Gérard de Villiers et à son SAS consacré au sujet : Que la bête meure. L’occasion de constater qu’en colonisant l’Amérique latine, l’Espagne de l’époque exporta aussi son modèle social. Soit quelques grandes familles représentant quelque 2 % de la population et accaparant près de 90 % des richesses. D’où les FARC colombiennes, plus ancienne guérilla du monde. D’où aussi des guerres civiles larvées, tel qu’au Guatémala. La guerre froide est finie depuis belle lurette et même si, alors, le KGB pouvait aider à la manœuvre, le FSB (son actuel successeur) n’y est aujourd’hui strictement pour rien. Là, comme au Venezuela, vouloir considérer les choses en termes de marxisme ou de libéralisme n’a plus guère de sens, même si certains commentateurs persistent en cette grille de lecture. Qu’ils lisent ou relisent le pape François qui, en la matière et en la région, en connaît plus qu’un rayon.

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