Bilan de 14 morts lors de manifestations au Venezuela

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Le gouvernement Maduro a dénoncé les manifestations insistantes comme un coup d’État soutenu par les États-Unis. Il n’y a pas de doute que les principaux dirigeants du mouvement de protestation – Leopoldo Lopez, diplômé de Harvard et leader de Voluntad Popular (Volonté populaire), et Maria Corina Machado, membre de l’Assemblée, sont largement financés par la US National Endowment for Democracy (Fondation nationale des États-Unis pour la démocratie) depuis des années et que leurs politiques sont étroitement coordonnées avec l’ambassade des États-Unis.

 

Pour l’instant toutefois, rien n’indique que l’armée se mobilise contre le gouvernement et les foules qui ont pris la rue sont beaucoup moins nombreuses que lors des mobilisations organisées par la droite politique dans la tentative de coup d’État soutenu par les États-Unis qui avait brièvement renversé en avril 2002 feu Hugo Chavez, le prédécesseur et mentor de Maduro.

 

Néanmoins, la crise politique engendrée par les manifestations a conduit à des dissensions ouvertes au sein du PSUV (Parti socialiste uni du Venezuela) et le président vénézuélien est visiblement agité.

La rupture la plus ouverte au sein des rangs du PSUV est venue du gouverneur de l’État du Tachira, qui est situé à la frontière colombienne et où les protestations ont commencé et pris la forme la plus violente, les foules d’émeutiers attaquant et brûlant les édifices du gouvernement et érigeant des barrages routiers pour exiger aux conducteurs de payer des péages sous menace de violence.

 

La semaine dernière, le gouvernement Maduro a accusé la droite colombienne et Washington de fomenter ensemble le complot à l’origine des désordres au Tachira et en particulier dans sa capitale, San Cristobal. Le président a déployé la majeure partie de son commandement militaire dans l’État avec un bataillon de parachutistes et des renforts de la garde nationale. Lors de l’un des derniers accidents mortels à être survenus dans l’État, un homme a été atteint par une balle perdue alors qu’il regardait une manifestation du balcon de son appartement.

 

Le gouverneur José Vielma a critiqué lundi la réaction du gouvernement aux protestations qu’il a dénoncé comme étant «autoritaire», et il a appelé à la libération de Leopoldo Lopez, détenu pendant la dernière semaine et accusé d’incendie criminel et de complot. Il a qualifié la réaction militaire au Tachira d’«excessive» et s’est dit particulièrement perturbé par le survol de la région par des avions militaires, ajoutant: «Je ne fais pas partie du régime. J’ai été élu par les citoyens du Tachira.»

 

Les commentaires de Vielma lui ont attiré de vigoureux reproches des autres dirigeants du PSUV, qui l’ont accusé d’avoir perdu son sang-froid et d’être passé de l’autre côté. Plus tard lundi, il a dénoncé par tweet les «rumeurs malsaines» remettant en cause son «attachement à la paix, au président et à la révolution».

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