Le Venezuela, «c’est l’Ukraine de l’Amérique latine»

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Au Venezuela, la situation est de plus en plus explosive. La crise politique est aggravée par l’insécurité et l’effondrement de l’économie, qui signe la faillite du modèle chaviste. «C’est l’Ukraine de l’Amérique latine !», analyse Juan Carlos Rodado de Natixis. Mais il y a une différence de taille: le Venezuela est assis sur les plus importantes réserves mondiales de pétrole. Mais faute d’investissement, cette manne n’empêche pas la banqueroute. Si Chavez a réussi à réduire fortement la pauvreté et les inégalités, il a aussi détruit le tissus économique local par de multiples mesures de contrôle: expropriations, nationalisation, contrôle des capitaux. Les milieux financiers évaluent la probabilité d’un défaut de paiement à 60 % dans les trois ans. «Ils ne tiendront pas plus de deux ans», pronostique plus sévère Juan Carlos Rodado. L’équation est la suivante: 180 milliards de dollars de dette contre 20,3 milliards de réserves à la banque centrale, dont 72 % en or, donc pas mobilisables facilement pour payer les importations. Le gouvernement tente de freiner l’hémorragie, en instaurant des taux de change différentiels pour limiter le coût des importations, notamment des produits de première nécessité. «A court terme, une nouvelle dévaluation semble inévitable pour donner un peu d’air et émettre des obligations», prévoit l’expert de Saxo banque. A plus long terme, c’est un retour du FMI qui est prévisible. A moins que la Chine ne vole au secours de son fournisseur d’or noir.
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