Que se passe-t-il réellement au Venezuela ? Questions fréquemment posées

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La vague de violence politique est-elle comparable à celle de l’Ukraine ?

 

Non. Bien qu’il y ait eu quelques incidents très violents, ils se sont produits dans quelques zones très limitées. Des informations concordantes indiquent qu’ils se sont produits dans seulement 18 des 335 municipalités. Le Président Maduro a souligné que toutes ces 18 municipalités sont sous l’administration d’un maire ou gouverneur de l’opposition démocratiquement élu, ce qui une fois de plus laisse entendre que la violence avait un objectif politique. Le ministre de l’intérieur, Miguel Rodríguez Torres, a dit que moins de 2000 personnes ont été impliquées dans les violences, sur une population de 30 millions de Vénézuéliens.

 

Par exemple, à Caracas, la plus grande ville du pays, la violence a été concentrée dans des zones comme Altamira et Chacao qui sont l’équivalent de South Kensington et Chelsea (quartiers huppés de Londres, NdT). Dans d’autres zones de Caracas, où vivent la majorité des pauvres, la situation est très différente. Comme rapporté par BBC Mundo :

« ….. Il y a différentes avenues de la capitale où il est pratiquement impossible de faire cinq mètres sans apercevoir des traces d’incendie. Mais en vous rapprochant des quartiers les plus pauvres de la capitale, les barrios (ou favelas), les traces commencent à disparaître. Et la normalité de la vie quotidienne du quartier apparaît.
« Hein ? fut la réponse perplexe d’un homme près de Mamera, dans le sud-est de la ville, quand je lui ai demandé ce qu’il pensait des manifestations qui se produisaient depuis plus d’une semaine à Caracas et d’autres zones du pays. Sa réponse d’une syllabe a clairement montré son désintérêt et a marqué la fin de l’entrevue. … C’est-à-dire qu’une partie du pays est agitée. Mais il y a aussi une autre partie qui ignore ou qui ne veut rien à voir avec ce qui se passe et beaucoup d’entre eux vivent dans les quartiers pauvres …. Les mêmes scènes se sont répétées tout au long du voyage que BBC Mundo a entrepris à travers les zones de Catia, 23 de Enero, la Quebradita et d’autres, qui ont plutôt tendance à soutenir le gouvernement. » 

 

La violence est la plus intense à San Cristobal, en bordure de la Colombie, où l’opposition est forte et dans la ville andine de Mérida, un autre bastion de l’opposition.

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