VENEZUELA – Situation des droits humains dans la conjoncture actuelle : une perspective alternative

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Les signataires ci-dessous, activistes et militants des droits humains qui, depuis des décennies sommes engagé-e-s dans des organisations de droits humains vénézuéliennes, nous prononçons sur la conjoncture vénézuélienne actuelle dans les termes suivants :

Sur l’instrumentalisation du discours des droits humains

En 2003, Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme à propos de l’instrumentalisation du discours des droits humains au Venezuela.

 

Cet avertissement reste valable aujourd’hui. Nous voyons avec préoccupation comment certains secteurs de l’opposition ont cherché à créer la matrice d’opinion selon laquelle, au Venezuela, des jeunes qui exercent leur droit à la manifestation pacifique sont réprimés et assassinés par l’État, dans un contexte généralisé et systématique de violation des droits humains. Cette stratégie fait des droits humains un instrument pour affaiblir un gouvernement démocratiquement élu et ignorer le vote de la majorité de la population exprimé lors des élections présidentielles d’avril 2013 et municipales de décembre 2013. Cette image de « répression par l’État » a pour but, de toute évidence, de délégitimer le gouvernement du Président Maduro sur les plans national et international et de forcer une « sortie » non prévue par la Constitution.

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VENEZUELA – Que se passe-t-il ?

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Les évènements des derniers mois au Venezuela sont très complexes et ce n’est pas les simplifications réductrices et partiales des médias de masse, en France et au-delà, qui peuvent aider à y voir plus clair. La situation évoluant rapidement, il serait prétentieux et vain de chercher à proposer une analyse définitive des choses. Dans ce numéro, nous avons choisi de publier deux articles évoquant différentes facettes de la conjoncture. 

Le premier est une déclaration d’activistes et de militants vénézuéliens engagés dans la défense des droits humains. Le second, ci-dessous, a été rédigé par Simón Rodríguez Porras, militant du Parti socialisme et liberté (PSL), parti d’opposition de gauche au gouvernement actuel. Ce positionnement politique est très clair dans le texte, tant dans les catégories d’analyses que dans les directions d’action qu’il propose. Quoi que l’on puisse penser de ce positionnement et de ses conséquences sur les propos, les analyses que l’auteur propose nous ont paru dignes d’intérêt, sans qu’il faille nécessairement tout prendre pour argent comptant. C’est une perspective située — comme toutes lesperspectives —, et il faut la lire comme telle. La version originale de ce texte a été diffusée le 23 et la traduction française le 26 février.

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Chávez-Poutine: même pétrole, même défaite

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Le Venezuela d’Hugo Chávez, en déconfiture, a ruiné les espoirs des politiques d’extrême gauche. La Russie de Vladimir Poutine va faire la même démonstration d’inanité avec les politiques de l’autre bord, celles de l’extrême droite ou, si l’on préfère, celles de l’extrême nationalisme.

 

Les deux dictateurs élus –élus dans des conditions contestables– ont la même politique de force: remettre la main de l’Etat, en clair la leur, sur les matières premières. Riches de cet or, ils pourront distribuer des aides, des subsides, des subventions, et ainsi satisfaire les populations. Chávez, accordons-le lui, avait l’espoir de réduire la misère endémique de l’Amérique latine, Poutine a lui d’abord en tête d’embrigader la séditieuse masse slave. Mais l’étatisme et le nationalisme sont communs, le pouvoir fort est la solution nécessaire.

 

Le «chavisme» a échoué parce que la lutte contre la misère doit se faire avec les forces économiques et non pas contre. C’est ce que découvrent aussi les socialistes français: ce sont les entreprises qui créent la richesse et l’emploi. Un Etat, même fort du pétrole, ne réussira pas s’il ne sait pas encourager l’économie privée, la diversifier, l’ouvrir, la moderniser dans son entier. Lula da Silva au Brésil a montré combien cette voie «social-démocrate» était la seule bonne.

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[Vidéo] Wonderland: La transidentité au Venezuela dans l’oeil d’un photographe

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Le Photographe espagnol Álvaro Laiz s’est intéressé à la culture des Warao, un peuple indigène d’Amérique du Sud vivant entre la Guyane et le Venezuela. Ici aussi le photographe a travaillé sur les personnes transgenres, mais elles y sont beaucoup mieux acceptées.

 

L’existence de « Tida Wena », qui ne sont considérés ni comme hommes ni comme femmes, remonterait à des traditions précolombiennes. Cependant, avec l’épidémie de sida qui sévit chez les Warao (entre 40 et 80% de la population touchée, selon plusieurs études), ces personnes sont de plus en plus rejetées. Avec les homosexuels, elles sont en effet accusées de répandre la maladie.

 

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Le Vénézuela de l’après-Chavez est-il en crise?

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Table ronde avec Olivier Compagnon, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Iheal. Obey Ament, coordinateur du groupe Amérique latine du Parti communiste français. Jacques sapir, économiste et directeur d’études à l’EHESS.

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Au Venezuela, «il n’y a pas que les balles qui tuent, le manque de médicaments aussi»

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Plusieurs centaines de médecins et d’étudiants en médecine se sont rassemblés lundi à Caracas pour dénoncer les pénuries de fournitures dans les hôpitaux vénézuéliens tandis que des partisans du pouvoir défilaient en soutien au système public de santé.

 

«Il n’y a pas que les balles qui tuent, le manque de médicaments aussi» ou «Il n’y a pas d’analgésiques, de gazes, de sutures, de gants, d’iode, de sérum (…) les institutions sont en miette, il manque des équipements médicaux et du personnel qualifié», pouvait-on lire sur des pancartes. Selon le président de la Fédération de médecine vénézuélienne, Douglas Leon, «le gouvernement ne se préoccupe pas de doter (les hôpitaux) ni de respecter la Constitution».

A quelques blocs d’immeubles de distance, plusieurs centaines de «travailleurs et comités de santé» chavistes défilaient sans restriction avant d’être reçus au palais présidentiel de Miraflores par le président Nicolas Maduro à l’occasion de la journée des médecins. Le président a présenté leurs diplômes à 2 500 jeunes médecins formés grâce à des programmes cubains.

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Venezuela: à coups de casseroles, l’opposition mobilise contre les pénuries

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Casseroles vides à la main, des milliers d’opposants ont manifesté samedi dans les rues de Caracas et de plusieurs villes du Venezuela contre les pénuries dans un pays secoué depuis un mois par des tensions ayant fait 20 morts.

 

Ces « cacerolazos » (tradition sud-américaine consistant à signifier son mécontentement en tapant sur des casseroles) ont été convoqués par la principale figure de l’opposition, le gouverneur Henrique Capriles, battu d’à peine 1,5 point par l’actuel président Nicolas Maduro à la présidentielle d’avril 2013.

M. Capriles a parcouru environ 500 mètres au milieu de ses partisans enthousiastes, placés sous très haute surveillance policière et militaire.

 

Sans rejeter les mobilisations de rue, qu’il appelle à « canaliser », Henrique Capriles s’est démarqué de la stratégie de la tension prônée par certains opposants radicaux, estimant que « les conditions n’étaient pas réunies » pour faire tomber le gouvernement.

 

« Capriles était très réticent face à la mobilisation, parce qu’on sait comment cela commence mais pas comment cela se termine, mais c’est la seule voie, cela s’est propagé à tout le pays et il l’a compris », a commenté à l’AFP Mercedes Pulido de Briceño, analyste politique à l’Université catholique.

 

Selon elle, ces « cacerolazos » pouvaient donner l’occasion aux secteurs populaires, qui jusqu’à présent « protestent silencieusement », de se joindre au mouvement et de sortir dans la rue sans craindre de représailles des « collectifs » chavistes, ces groupes de civils pro-gouvernement accusés d’attaquer des cortèges d’opposants à l’arme à feu.

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L’opposition divisée au Venezuela, les troubles continuent

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Les appels répétés de Nicolas Maduro au dialogue divisent les leaders de l’opposition. Ces derniers ont imposé des conditions avant toute discussion, déclarant qu’ils refusaient de prendre part à une « séance photo » et qu’ils redoutaient que le gouvernement n’évoque des questions telles que la corruption, l’impunité ou le sort des prisonniers politiques.

 

L’Union démocratique (coalition qui fédère l’opposition) a déclaré vendredi qu’elle ne participerait au dialogue avec le président que si une « personne de bonne foi » était nommée médiateur et que la rencontre était retransmise en direct par les médias.

 

L’opposition s’est montrée profondément divisée pendant des années avant de faire preuve d’une remarquable cohésion avant les élections présidentielles de 2012 et en avril 2013, au moment de l’élection du successeur d’Hugo Chavez.

 

Des désaccords sont réapparus entre les partisans des manifestations de rues pour chasser le président du pouvoir et les autres, dont la stratégie est de consolider le soutien dont ils disposent dans les villes et les Etats qu’ils gouvernent en laissant les dysfonctionnements économiques affaiblir le gouvernement.

 

Même si les opposants de Nicolas Maduro condamnent la violence par le biais d’une petite minorité, ils continuent néanmoins de soutenir les mobilisations de rues, qui débouchent fréquemment sur des affrontements.

 

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