Au Venezuela, pénurie et petits trafics en série

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A Caracas, Elsy Marino fait en moyenne six à dix heures de queue par semaine. « Tout manque tout le temps : les œufs, l’huile, la farine de maïs. Alors forcément, les gens en ont marre », soupire-t-elle. Mais pour cette employée de service, chaviste convaincue, pas question d’aller manifester « avec les bourgeois de l’opposition ». La raison de la crise, selon elle ? « Hugo Chavez n’est plus là », répond-elle.

Son successeur, Nicolas Maduro, est décidé à lutter contre « les spéculateurs et les accapareurs », responsables, selon lui, de la crise. Il a annoncé, samedi 8 mars, la mise en place « d’un système supérieur d’approvisionnement » qui prévoit la distribution de « cartes électroniques de rationnement ». La mesure n’est pas de nature à calmer une opposition qui reproche au pouvoir d’avoir pris Cubapour modèle.

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Comprendre la défaite d’un coup d’État et… des médias internationaux.

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Un des objectifs de l’extrême droite était de faire « le nécessaire » pour substituer le processus d’une démocratie participative par l’image mondiale d’un État répressif. Mais alors qu’on a rempli partout les yeux de la “répression-au-Venezuela”, les 90 % des vénézuéliens se sentent étrangers à cette réalité virtuelle. Pourquoi ? Parce qu’ils vivent en paix sur la quasi-totalité du territoire. A l’Ouest et au centre de Caracas, habités par la majorité populaire, pas de violences, pas de journalistes, pas de pixels pour la voix off : “Venezuela », « révolte », « répression”.

On a montré des marches de l’opposition, parties des quartiers riches. Mais sous le vernis obligé de slogans “sociaux” ou “populaires” il n’y a que le triple désir de ceux qui n‘acceptent pas la défaite électorale : économie privatisée, apartheid social, obéissance aux États-Unis. Dans le même temps, les médias ont caché les mobilisations des travailleurs pétroliers, des étudiants bolivariens, des mouvements de femmes, des fédérations paysannes, des personnes âgées, des organisations communales, des communicateurs populaires, des médecins intégraux comunautaires pour défendre la poursuite du programme choisi par la majorité. Occultées, les mesures prises lors des rencontres entre ces collectifs sociaux et le gouvernement pour refinancer le système des hôpitaux publics, les projets portés par les organisations comunales, les allocations sociales ou la production agricole.

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Climat de violence au Venezuela : le gouvernement et l’opposition doivent garantir le respect des droits humains

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La violence et la polarisation croissantes au Venezuela représentent un grave risque pour le respect des droits humains et l’état de droit, après environ un mois de forte mobilisation sociale de la part des partisans comme des adversaires du gouvernement.

La mort d’Acner Isaac López, membre de la garde nationale, et de José Gregorio Amaris jeudi 6 mars dans l’État de Miranda, des suites semble-t-il de blessures par balle, ainsi que de l’étudiant Daniel Tinoco et de la chilienne Giselle Rubinar Figueroa, tués par balle, porte à 23 le nombre de victimes de ces violences.

Nous demandons aux autorités d’indiquer de manière absolument claire que leur priorité est le respect des droits humains et de l’état de droit. Cela implique, pour commencer, de s’abstenir de faire des déclarations susceptibles de provoquer des affrontements entre différents secteurs de la population civile, qui risquent à leur tour de se solder par de graves violations des droits humains.

Nous exhortons par ailleurs les dirigeants de l’opposition à lancer un appel à leurs partisans en leur recommandant de ne pas employer la violence, notamment contre les personnes dont les opinions politiques diffèrent des leurs. 

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Venezuela – La droite anti-chaviste cherche à occuper la rue

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La droite et la bourgeoisie ont des atouts dans leur jeu. Après 2003, les dirigeants chavistes, tout en poursuivant leurs plans sociaux, se sont contentés d’un compromis avec la bourgeoisie, qui a conservé l’essentiel de son pouvoir économique. Celle-ci ne se prive pas de spéculer sur les flux financiers au détriment du régime, mais aussi sur les importations, notamment alimentaires, ce qui lui permet d’organiser des pénuries.

Les travailleurs et les classes populaires n’auraient pas intérêt à laisser la rue à l’opposition de droite. Si la politique de Chavez a comporté des concessions en leur faveur, elle ne leur garantit rien pour l’avenir. Elles aussi ont des revendications à satisfaire. Elles doivent d’abord compter sur leurs propres forces et sur leur combativité. Après tout, en 2002-2003, lors des deux tentatives de coup d’État, c’est parce que les habitants des quartiers populaires s’étaient mobilisés que celles-ci avaient capoté. Ils devront le faire de nouveau, non pour tirer les marrons du feu pour les dirigeants chavistes, mais pour eux-mêmes.

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Des comptes secrets ouverts par le Venezuela au Panama?

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Le Panama ne lave pas son linge sale en famille. Depuis que le président vénézuelien, Nicolas Maduro, a rompu les relations diplomatiques avec son voisin, celui-ci distille ses révélations, quitte à s’embarrasser lui-même.

 

«On ne permettra à personne de s’en prendre à notre patrie» a juré Maduro, le 5 mars dernier, dans une allocution prononcée au Cuartel de la Montaña, la caserne où gît le corps d’Hugo Chavez. A l’occasion des commémorations célébrant le premier anniversaire de la mort du leader, son successeur lui a emprunté ses fameuses saillies, accusant son homologue panaméen d’être le « laquais rompant » des Etats-Unis. 
  
Un « langage grossier » pour Roberto Henríquez, ministre de la Présidence Martinelli, qui est apparu étrangement menaçant sur la chaîne Telemetro: « De quel droit (Maduro) parle de corruption quand il a eu recours aux services de banques (panaméennes) pour occulter l’existence de fortunes (chavistes). Ces derniers « ont pillé leur pays ». 

Et de poursuivre : « Ce caballero (Maduro toujours) a mis le Venezuela au service d’un petit groupe, dont il tire ses soutiens, qui contrôle le pays et possède les armes. Une grande part de cet argent se trouve dans les banques au Panama. Par cette voie arriveront probablement quelques mesures de rétorsion. » 

Habituellement très réticent à communiquer la moindre information sur ses clients, on ne peut que s’étonner de l’humeur bavarde d’un pays longtemps classé dans la liste noire des paradis fiscaux, notamment dressée par l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’OCDE.

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L’Unasur va réunir une commission sur la crise au Venezuela

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Les ministres des Affaires étrangères de l’Union sud-américaine (Unasur) se réuniront mercredi à Santiago pour former une commission visant à encourager le dialogue au Venezuela, en proie à de violentes manifestations depuis plus d’un mois, a annoncé mardi la présidente du Brésil, Dilma Rousseff.

«Nous allons toujours nous efforcer de maintenir l’ordre démocratique», a assuré Dilma Rousseff, évoquant les manifestations pour et contre le gouvernement de Nicolas Maduro émaillées par des violences qui ont déja fait 21 morts et au moins 300 blessés.

 

La réunion de l’organisation a été décidée par les dirigeants sud-américains venus au Chili pour assister aux cérémonies d’investiture de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, qui amorce un second mandat. Attendu au Chili, le président Nicolas Maduro a annulé son voyage à la dernière minute, remplacé par son ministre des Affaires étrangères, Elias Jaua.

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