Le Venezuela accuse Kerry d’encourager les manifestations anti-gouvernementale

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Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Elias Jaua a qualifié vendredi le secrétaire d’Etat américain John Kerry « d’assassin du peuple vénézuélien », l’accusant d’encourager les manifestations qui ont fait 28 morts depuis début février.

 

« Nous n’allons pas baisser le ton, nous vous dénonçons comme assassin du peuple vénézuélien, monsieur Kerry », a déclaré M. Jaua lors d’un discours à Caracas.

 

« Chaque fois que nous sommes en passe d’isoler et de contenir les auteurs de violences, M. Kerry fait des déclarations et les blocages de routes se reproduisent immédiatement dans les principaux foyers de violences », a assuré le ministre, affirmant que cela s’était produit mercredi, journée endeuillée par la mort de trois personnes à Valencia (nord).

 

Mercredi, M. Kerry a assuré devant le Congrès que les Etats-Unis étaient « prêts, si nécessaire, à invoquer la Charte démocratique interaméricaine de l’Organisation des Etats américains (OEA) et activer sérieusement (…) des sanctions », mais a dit espérer que « la pression sociale, de la région et des voisins, puissent avoir un meilleur impact ».

 

Le lendemain, John Kerry a de nouveau appelé Caracas à cesser « cette campagne de terreur »

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Les Etats-Unis haussent le ton face à la situation au Venezuela

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Le secrétaire d’Etat américain a dénoncé l’attitude du président Nicolas Maduro devant la dégradation de la situation au Venezuela. Cela fait plus d’un mois que des manifestations quasi quotidiennes pour dénoncer la criminalité, l’inflation et les pénuries sont brutalement réprimées. Jeudi, la procureure générale du Venezuela a annoncé que depuis le début des troubles 28 personnes avaient été tuées et près de 400 autres blessées. Les Etats-Unis, et le Sénat en particulier, menacent le Venezuela de sanctions.

 

« Nous essayons de trouver le moyen d’obtenir que le gouvernement de Maduro cesse sa campagne de terreur contre son propre peuple. » Avec cette déclaration, John Kerry est monté d’un cran dans sa critique du gouvernement vénézuélien. D’autant que le secrétaire d’Etat a appelé ses voisins à l’action : « les alliés du Venezuela devraient demander des comptes pour la manière dont les manifestations sont réprimées », a-t-il déclaré.

 

Le chef de la diplomatie américaine n’est pas le seul à durcir le ton. Un projet de loi a été présenté jeudi devant le Sénat américain, qui prévoit des sanctions économiques contre les responsables vénézuéliens impliqués dans les violences. Le texte propose aussi d’offrir une aide de quinze millions de dollars aux organisations de défense des droits de l’homme et aux médias de l’opposition.

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Venezuela : l’opposition exige la «sortie» de Maduro

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A force de cumuler les slogans et de se radicaliser, les manifestations de l’opposition perdent en lisibilité. Si, le 12 février dernier, il s’agissait d’abord de la libération d’étudiants arrêtés à San Cristobal, les revendications se sont accumulées: contre la violence, contre l’inflation, contre la mainmise sur la presse, contre la corruption, contre le contrôle du taux de change.

 

Le pouvoir a transformé Leopoldo Lopez en porte-drapeau de la contestation en le mettant en prison. Avant d’être incarcéré, celui-ci a lancé le mouvement de la Salida, la sortie du gouvernement, un slogan extrême susceptible de transformer les manifestations en démonstrations insurrectionnelles.

 

Le candidat de l’opposition à la dernière présidentielle, Henrique Capriles, a voulu se démarquer de ce jusqu’au-boutisme, mais le mouvement est lancé. Derrière les étudiants mercredi, on trouvait Maria Corina Machado, Antonio Ledezma mais surtout Lilian Tintori, l’épouse de Leopoldo Lopez, qui e st en train de se convertir en la pasionaria de ce mouvement.

 

La discrétion d’Henrique Capriles Radonski montre la gêne ressentie par une partie de l’opposition devant un mouvement qui ne prévoit pas d’autre issue que la plus qu’improbable démission du président Nicolas Maduro. Celui-ci a obtenu un succès électoral pour son parti en décembre dernier aux élections locales, malgré la dégradation des conditions de vie de la population: pénurie de produits de base, violence, inflation et contrôle des changes.

 

La semaine dernière, Nicolas Maduro est intervenu en direct sur les télévisions nationales dans un entrepôt de Parmalat, filiale de Lactalis, pour montrer les «dizaines de tonnes de produits laitiers stockées par cet accapareur». Une amende pour accaparement a été infligée à la société alors qu’il s’agissait de la production quotidienne de l’entreprise. Le pouvoir vénézuélien ne cesse d’accuser les entreprises privées de provoquer les pénuries, alors que leur principale cause est la disparition d’un système productif national et l’impossibilité pour les importateurs d’obtenir des devises pour acheter des produits à l’extérieur.

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