Venezuela : l’opposition exige la «sortie» de Maduro

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A force de cumuler les slogans et de se radicaliser, les manifestations de l’opposition perdent en lisibilité. Si, le 12 février dernier, il s’agissait d’abord de la libération d’étudiants arrêtés à San Cristobal, les revendications se sont accumulées: contre la violence, contre l’inflation, contre la mainmise sur la presse, contre la corruption, contre le contrôle du taux de change.

 

Le pouvoir a transformé Leopoldo Lopez en porte-drapeau de la contestation en le mettant en prison. Avant d’être incarcéré, celui-ci a lancé le mouvement de la Salida, la sortie du gouvernement, un slogan extrême susceptible de transformer les manifestations en démonstrations insurrectionnelles.

 

Le candidat de l’opposition à la dernière présidentielle, Henrique Capriles, a voulu se démarquer de ce jusqu’au-boutisme, mais le mouvement est lancé. Derrière les étudiants mercredi, on trouvait Maria Corina Machado, Antonio Ledezma mais surtout Lilian Tintori, l’épouse de Leopoldo Lopez, qui e st en train de se convertir en la pasionaria de ce mouvement.

 

La discrétion d’Henrique Capriles Radonski montre la gêne ressentie par une partie de l’opposition devant un mouvement qui ne prévoit pas d’autre issue que la plus qu’improbable démission du président Nicolas Maduro. Celui-ci a obtenu un succès électoral pour son parti en décembre dernier aux élections locales, malgré la dégradation des conditions de vie de la population: pénurie de produits de base, violence, inflation et contrôle des changes.

 

La semaine dernière, Nicolas Maduro est intervenu en direct sur les télévisions nationales dans un entrepôt de Parmalat, filiale de Lactalis, pour montrer les «dizaines de tonnes de produits laitiers stockées par cet accapareur». Une amende pour accaparement a été infligée à la société alors qu’il s’agissait de la production quotidienne de l’entreprise. Le pouvoir vénézuélien ne cesse d’accuser les entreprises privées de provoquer les pénuries, alors que leur principale cause est la disparition d’un système productif national et l’impossibilité pour les importateurs d’obtenir des devises pour acheter des produits à l’extérieur.

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