Au Venezuela, le pouvoir chaviste vise désormais les élus de l’opposition

See on Scoop.itVenezuela

Mardi, le maire de San Cristobal, Daniel Ceballos, est venu à Los Tequesparticiper à un meeting pour la libération de Leopoldo Lopez et des autres prisonniers politiques. Devant la foule de jeunes et de gens de diverse condition, Lilian Tintori parle d’une voix ferme. En revanche, Daniel Ceballos a la voix cassée, épuisé par cinq semaines de mobilisation, lorsqu’il lit le message envoyé par le dirigeant emprisonné : « Le Venezuela s’est éveillé, nous sommes du bon côté de l’histoire. »

Le lendemain, mercredi, Daniel Ceballos a été arrêté par un commando du service de renseignement, le Sebin, en tenue de camouflage, casqué et cagoulé, portant des armes, mais sans ordre judiciaire. « Ce fut un enlèvement », assure son avocate, Ana Leonor Acosta, présente sur les lieux. Le sort subi par Enzo Scarano, le maire de San Diego (Etat de Carabobo, sur la côte), a été encore plus expéditif : amené devant la Cour suprême, il a été condamné à dix mois et demi de prison ferme et a été destitué de son mandat. Son crime : ne pas avoir évité les barricades.

 

Ces attaques contre des élus locaux marquent une relance de la répression. Après avoir délogé les manifestants et démantelé les barricades sur les lieux d’affrontements à Caracas ou en province, grâce à un déploiement de la garde nationale, le gouvernement du président Nicolas Maduro cible désormais des dirigeants de l’opposition. Ainsi, l’Assemblée nationale a demandé à la Cour suprême la levée de l’immunité parlementaire de la députée Maria Corina Machado, qui est la bête noire des chavistes.

See on www.lemonde.fr

Publicités

Les commentaires sont fermés.