Peut-on encore oser écrire sur le Vénézuela ?

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La situation actuelle est extrêmement tendue, la partie la plus réactionnaire de l’opposition a décidé de l’usage de la violence et de la déstabilisation par la rue. Dans ce contexte, il y a une tendance dans les rangs de la gauche à simplifier sa compréhension de la situation, en plaçant Maduro  en rempart contre l’impérialisme contre le coup d’Etat fasciste permanent.

 

Ce binaire me lasse. Nous sommes très loin des conditions de 2002. Bien sûr, que nous devons dénoncer la tentation insurrectionnelle et opter pour le respect des voies démocratiques. Il est évident que les États-Unis ont des intérêts géopolitiques clairs dans cette déstabilisation, les liens entre les faucons de Washington avec la fraction de Leopoldo López symbole de l’opposition au Venezuela qui met en scène sa victimisation, ne sont pas une théorie du complot, mais une information objective. Il y a +autre exemple+ une véritable intervention de la Colombie d’Uribe  par des  incursions paramilitaires fréquentes, en particulier dans l’Etat de Tachira à la frontière. Ces éléments sont importants. Nous ne sommes cependant pas à la veille d’une tentative de coup d’état style 2002.

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