Au Venezuela, la séparation des pouvoirs mise à mal

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Menaces de poursuites et emprisonnements de dirigeants politiques de l’opposition ont relancé au Venezuela le débat sur l’indépendance de la justice, dans un pays secoué par six semaines de protestations anti-gouvernementales.

 

Depuis un mois, trois chefs de file de l’opposition radicale au président socialiste Nicolas Maduro ont été embastillés et une députée menacée de poursuites pour « trahison ».

 

A la prison militaire de Ramo Verde, dans les environs de Caracas, se trouvent ainsi le fondateur du parti Volonté Populaire (VP, droite), Leopoldo Lopez, incarcéré depuis le 18 février, ainsi que les maires de San Cristobal (ouest), Daniel Ceballos, et celui de San Diego (nord), Enzo Scarano, qui en une seule après-midi a été arrêté, destitué, jugé et condamné à 10 mois de prison pour n’avoir pas empêché des blocages de rues dans sa ville, lors des manifestations de ces dernières semaines.

 

« Il est important que les Vénézuéliens sachent que ces décisions proviennent d’organes de justice et que ça n’est pas le gouvernement qui ordonne d’arrêter qui que ce soit », a pourtant justifié jeudi le ministre de la Justice, Miguel Rodriguez, tentant de rassurer sur l’indépendance des pouvoirs.

 

« C’est un abus de pouvoir absolu et une démonstration flagrante qu’il n’y a pas d’indépendance des pouvoirs au Venezuela, et sans cela, il n’y a pas de démocratie », a estimé pour l’AFP Blanca Rosa Marmol, magistrate au TSJ durant 12 ans jusqu’en décembre 2012, quand elle a été contrainte de se retirer, selon elle en raison de sa posture critique.

 

Cependant, pour le député membre de la majorité « chaviste » Robert Serra, que le gouvernement arrête également des fonctionnaires publics pour corruption et qu’il y ait des députés de l’opposition à l’Assemblée démontre bien l’indépendance des pouvoirs.

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