Venezuela : mobilisations contre « la dictature » d’un côté et « le fascisme » de l’autre

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Quelques milliers de manifestants ont encore défilé samedi à Caracas, contre « la dictature » gouvernementale, tandis que des étudiants favorables au pouvoir marchaient contre « la violence fasciste » de l’opposition.

 

Environ 20.000 personnes ont convergé pacifiquement pour un meeting vers l’est aisé de la capitale, bastion opposant. « Pour la liberté, stop à la dictature », pouvait-on lire sur une banderole tendue parmi une multitude de pancartes et de drapeaux vénézuéliens et de partis politiques, ont constaté des journalistes de l’AFP.

 

Des incidents se sont produits après la dispersion quand un groupe radical a tenté de bloquer une autoroute à proximité. La police a dispersé les protestataires en faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eaux.

 

Il s’agit des premiers heurts depuis que les forces de l’ordre ont massivement occupé lundi cette zone de Caracas, tenue par l’opposition.

 

Parallèlement, dans le centre-ville, à majorité « chaviste », une foule d’étudiants était mobilisée pour soutenir le pouvoir et dénoncer des attaques contre l’Université expérimentale des Forces armées.

 

« Nous sortons manifester contre le fascisme, dire stop à ces barricades assassines », a clamé un des participants à cette manifestation retransmise par la télévision d’État, contrairement à celle de l’opposition.

 

Le président Maduro s’est joint à ses partisans dans l’après-midi et s’en est pris à « la droite vénézuélienne qui a dérivé vers des expressions extrémistes néo-fascistes », dénonçant l’incendie de locaux universitaires publics.

 

« Cela se nomme terrorisme, vandalisme, fascisme. Justice a été rendue et justice continuera d’être rendue », a poursuivi le président, qui se dit victime d’une tentative de coup d’État.

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