«C’est Fidel Castro qui dirige le Venezuela»

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Persuadée de l’ingérence de La Havane dans les affaires de l’Etat, l’opposition à Nicolás Maduro encourage le rejet des 46 000 Cubains présents dans le pays. 

«Cubanos go home». Ecrit en lettres rouges sur une pancarte, le message est limpide. «Les communistes cubains nous ont envahis», assure son auteur, la psychologue pour enfants Carmen Mendoza. Comme elle, plusieurs milliers de personnes se sont réunies à Caracas le 16 mars pour protester contre «l’ingérence cubaine» au Venezuela. Alors que la foule commence à entonner «nous ne voulons pas d’une dictature comme à Cuba», Carmen Mendoza affirme que «c’est Fidel Castro qui dirige le Venezuela».

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Venezuela: destitution de la députée d’opposition Maria Corina Machado

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Au Venezuela, la crise politique s’aggrave. Après l’un des leaders emblématiques de l’opposition, Leopoldo Lopez, et deux maires de villes où des manifestations contre le gouvernement socialiste sont quasi quotidiennes, le régime vise maintenant une autre figure de proue de la contestation : Maria Corina Machado. Cette députée de l’opposition, qui a obtenu lors des dernières élections législatives plus de voix que n’importe quel autre élu vénézuélien, a été destituée de son mandat. Le gouvernement vénézuélien l’accuse de trahison et d’incitation à la violence.

 

En fin de semaine dernière, la députée vénézuélienne Maria Corina Machado était à Washington. Le Panama l’avait invitée à s’exprimer devant le Conseil permanent de l’OEA, l’Organisation des Etats américains, afin de rendre compte de la situation au Venezuela. Mais au final, la députée n’a pas pu s’exprimer devant le Conseil permanent de l’organisation, une majorité des membres s’y étant opposés. Pour le gouvernement à Caracas, c’est l’occasion rêvée de se débarrasser de l’une de ses plus virulentes détractrices.

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Le Venezuela arrête trois généraux accusés de conspiration

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Trois généraux vénézuéliens « qui prétendaient se soulever contre un gouvernement légitimement constitué » ont été arrêtés, a annoncé mardi 25 mars le président Nicolas Maduro, soumis à plus de six semaines de contestation dans la rue.

Ces militaires « ont des liens directs avec certains secteurs de l’opposition », a poursuivi le président socialiste, qui affronte depuis le 4 février un vague de protestation contre sa gestion, portant notamment sur l’insécurité, l’inflation, les pénuries ou encore la répression policière des manifestations. Il n’a pas donné plus de détails sur ces liens.

 

Les trois hommes ont déjà été présentés devant un tribunal militaire, selon le président qui a ajouté que « la tentative de coup d’Etat » avait été découverte grâce « à la conscience d’officiers » venus « dénoncer un appel » à prendre les armes.

 

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Le Venezuela cherche à relancer l’économie et surmonter les pénuries

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Contesté dans les rues de tout le pays depuis le début du mois de février, le président vénézuélien, Nicolas Maduro lâche du lest et tente de rétablir la confiance des chefs d’entreprise.

Depuis lundi 24 mars, le Venezuela dispose d’un troisième système de change, dit Sicad 2 (Système de change de devises alternatif). 

Ce nouveau système est censé rapprocher le dollar officiel, échangé à 6,30 bolivars, de sa valeur réelle sur le marché noir, où le billet vert atteint jusqu’à 70 bolivars.

 

Le nouveau Sicad est un système assez bureaucratique, qui risque, toutefois, de ne pas satisfaire les entreprises et les particuliers à la recherche de dollars pourrégler leurs importations ou voyager à l’étranger.

 

Le demandeur devra être titulaire d’un compte en banque en dollars au Venezuela. Aussi bien les acheteurs que les vendeurs devront certifier l’origine et la destination de l’argent et prouver qu’il ne s’agit pas de fonds illicites.

 

Si le succès du nouveau système de change s’annonce pour le moins problématique, il révèle au grand jour la dépréciation de la monnaie nationale.

 

Le chef de l’opposition, Henrique Capriles Radonski, a dénoncé la « méga dévaluation » de l’ordre de 500 % et qualifié l’entrée en vigueur du Sicad 2 de « lundi noir ».

Il a interpellé le président Maduro en ces termes : « Nicolas, notre pays a désormais le salaire minimum le plus bas d’Amérique latine, après Cuba ». Et d’ajouter : « Le gouvernement a détruit l’appareil productif national ».

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Le Venezuela instaure un troisième système de change

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La nouvelle plateforme de change (Sicad 2) est censée assouplir le contrôle de l’achat de devises et juguler l’explosion du dollar sur les marchés parallèles.

 

Le système de change de devises vénézuélien devient un véritable mille-feuille. En plus du système officiel et d’une première plateforme alternative nommée Sicad (Système complémentaire d’administration de devises), le gouvernement a officiellement lancé, lundi 24 mars, un troisième système: Sicad 2.

 

L’objectif ? Insuffler un peu d’oxygène à une économie bridée depuis 2003 par un sévère contrôle de l’accès aux devises, et lutter contre l’explosion de l’achat de dollars sur le marché noir.

Le taux de change constaté lundi avec le nouveau système était de 51,86 bolivars pour un dollar, a indiqué la banque centrale sur son site internet. Soit près de 9 fois le taux de change officiel, qui s’affichait à 6,3 bolivars pour un dollar au même moment, et environ 5 fois le taux du second marché inauguré en février (10,8 bolivars pour un dollar).

Le gouvernement a indiqué qu’il ne poserait pas de limites à chaque opération, mais n’a pas précisé quelle quantité de devises serait mise à la disposition du Sicad 2. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a en outre déclaré que le système officiel continuerait à absorber plus de 80% des achats des devises de l’Etat.

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Le Venezuela est soumis à la censure et à l’autocensure

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L’information est l’une des principales victimes du climat de polarisation politiquequi divise le Venezuela. Faute de recevoir les dollars nécessaires à l’importation de papier, le quotidien de référence, El Nacional, est réduit à huit pages. La plupart des tribunes d’opinion paraissent uniquement sur l’édition numérique. « Nous avons fait toutes les démarches nécessaires, mais les autorités refusent de nous donner les devises, explique Miguel Henrique Otero, patron d’El Nacional. Des journaux colombiens, solidaires, nous ont fourni du papier pour continuer à publier. Mais nous ne pourrons pas tenir longtemps. »

En revanche, la concurrence, Ultimas Noticias, principal tirage de la presse quotidienne nationale, a reçu les dollars au taux officiel de 6,30 dollars (dix fois inférieur au taux du marché parallèle), pour s’assurer l’approvisionnement en papier jusqu’à février 2015. Ce traitement de faveur s’explique par le changement d’orientation d’Ultimas Noticias, qui avait jusqu’alors maintenu un équilibre précaire. « Le groupe Capriles, auquel appartient Ultimas Noticias, a été vendu à un actionnaire proche du gouvernement, dont l’identité n’a pas été révélée,dénonce M. Otero. La transaction a été faite par l’intermédiaire de la banque BOD, ce qui est contraire à la loi, moyennant une opération de change elle-même frauduleuse. »

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