Le Venezuela est soumis à la censure et à l’autocensure

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L’information est l’une des principales victimes du climat de polarisation politiquequi divise le Venezuela. Faute de recevoir les dollars nécessaires à l’importation de papier, le quotidien de référence, El Nacional, est réduit à huit pages. La plupart des tribunes d’opinion paraissent uniquement sur l’édition numérique. « Nous avons fait toutes les démarches nécessaires, mais les autorités refusent de nous donner les devises, explique Miguel Henrique Otero, patron d’El Nacional. Des journaux colombiens, solidaires, nous ont fourni du papier pour continuer à publier. Mais nous ne pourrons pas tenir longtemps. »

En revanche, la concurrence, Ultimas Noticias, principal tirage de la presse quotidienne nationale, a reçu les dollars au taux officiel de 6,30 dollars (dix fois inférieur au taux du marché parallèle), pour s’assurer l’approvisionnement en papier jusqu’à février 2015. Ce traitement de faveur s’explique par le changement d’orientation d’Ultimas Noticias, qui avait jusqu’alors maintenu un équilibre précaire. « Le groupe Capriles, auquel appartient Ultimas Noticias, a été vendu à un actionnaire proche du gouvernement, dont l’identité n’a pas été révélée,dénonce M. Otero. La transaction a été faite par l’intermédiaire de la banque BOD, ce qui est contraire à la loi, moyennant une opération de change elle-même frauduleuse. »

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