Soupçons de préparation d’un coup d’Etat militaire au Venezuela

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Alors que les manifestations continuent au Venezuela le gouvernement du socialiste Nicolas Maduro serre la vis. Plusieurs généraux accusés de vouloir participer à un coup d’Etat ont été arrêtés ce lundi 24 mars. Le gouvernement vénézuélien poursuit ainsi sa politique de mise au pas de la contestation qu’il affronte depuis six semaines.

 

Nicolas Maduro contre-attaque. Le président vénézuélien a annoncé mardi l’arrestation de trois généraux de l’armée de l’air accusés d’avoir fomenté un coup d’Etat. « Ils disaient que c’étaient la semaine idéale » a dénoncé Nicolas Maduro à l’occasion d’une réunion avec les ambassadeurs de l’Union des nations sud-américaine (Unasur), à Caracas.

 

Les rumeurs de coup d’Etat allaient bon train depuis quelques jours. Au Venezuela, les crises politiques sont régulièrement réglées par l’armée. L’ancien leader Hugo Chavez avait lui-aussi tenté un coup d’Etat en 1992, avant d’en être lui-même victime en 2002. Le gouvernement socialiste est donc conscient des risques qu’il court en cette période de crise. On compte officiellement 36 morts depuis le début des manifestations il y a un mois et demi.

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Washington isolé sur la question vénézuélienne

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Le Département d’Etat a ainsi défendu les manifestations violentes au nom de « la liberté d’expression ». Il a exigé des autorités vénézuéliennes qu’elles libèrent les responsables de ces actes qu’il estime « injustement détenus », alors que plusieurs ont été arrêtés les armes à la main. John Kerry, secrétaire d’Etat, a même menacé le Venezuela de sanctions[2].

 

Cependant, Washington se retrouve isolé sur le continent américain. En effet, l’immense majorité des pays de la région ont condamné les violences orchestrées par l’opposition et ont apporté leur soutien au gouvernement légitime de Nicolas Maduro. Le 7 mars 2014, l’Organisation des Etats américains, traditionnellement conservatrice et alignée sur Washington, et qui regroupe l’ensemble des nations du continent à l’exception de Cuba, a infligé un camouflet à l’administration Obama. Une résolution, adoptée par tous les pays à l’exception des Etats-Unis, du Canada et du Panama, a exprimé la « solidarité » et l’« appui [de l’OEA] aux institutions démocratiques, au dialogue et à la paix en République bolivarienne du Venezuela ». Dans une allusion à la position de Washington, l’OEA a appelé au « respect du principe de non-intervention dans les affaires internes des Etats » et a exprimé « son engagement envers la défense des institutions démocratiques et de l’Etat de droit ». Elle a également condamné l’attitude de l’opposition en exprimant « son refus le plus énergique de toute forme de violence et d’intolérance ». Enfin, l’OEA a fait part de son « plein appui ainsi que son encouragement des initiatives et des efforts du gouvernement démocratiquement élu du Venezuela et de tous les secteurs politiques, économiques et sociaux pour qu’ils continuent d’avancer dans un processus de dialogue national[3] ».

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Pourquoi le dialogue est-il impossible au Venezuela ?

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Les attaques continuelles du président Nicolas Maduro contre une opposition par ailleurs déchirée entre modérés et radicaux, ajoutées à la répression judiciaire contre plusieurs de ses dirigeants, rendent impossible tout dialogue politique au Venezuela, estiment des analystes.

 

Si M. Maduro, contesté dans la rue par un mouvement étudiant relayé par l’opposition contre l’insécurité, les pénuries, l’inflation et les abus policiers, a fait mine d’instaurer des « tables de dialogue », et accueille mardi et mercredi à Caracas une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) censée faciliter le dialogue entre les différentes parties, celui-ci n’a en réalité jamais débuté.

 

Les analystes interrogés par l’AFP affirment que les conditions d’une table ronde n’existeront pas tant que le président socialiste poursuivra ses diatribes enflammées et ses menaces contre « les fascistes », « les bourgeois » et les « putschistes », comme sont qualifiés les opposants.

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Au Venezuela, la tentation du coup de force

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La contestation récente au Venezuela a été récupérée par une frange de l’opposition qui n’a qu’un objectif : renverser le président Nicolas Maduro, pourtant élu démocratiquement.

 

Moins d’un an après la mort d’Hugo Chávez, la messe est dite. L’historien mexicain Enrique Krauze en condense l’esprit dans une tribune publiée par El País (26 février) et par le New York Times(28 février) : « Le Venezuela est clairement en train de glisser vers la dictature. » Mais cette représentation de M. Maduro en Ceausescu des tropiques reflète-t-elle vraiment la crise que traverse le pays ?

 

Les reproches adressés au régime bolivarien ne sont pas tous immérités. Le taux d’homicides au Venezuela demeure l’un des plus élevés du monde. En dépit des conquêtes sociales obtenues au cours des dix dernières années — dont une chute de 50 % du taux de pauvreté —, l’économie pâtit de sérieux dysfonctionnements, parmi lesquels une inflation galopante, un marché noir du dollar qui accélère l’envolée des prix, ainsi que des pénuries à répétition qui n’épargnent pas les biens de consommation.

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Au Venezuela, les offres de médiation de l’Eglise restent sans effet

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Après plus d’un mois de violentes manifestations, qui ont fait officiellement 29 morts et 400 blessés, la Conférence épiscopale vénézuélienne (CEV) appelle le gouvernement Maduro au dialogue. En vain.

 

Dans tous les diocèses et paroisses, à la demande des évêques, sont organisées des veillées de prière pour que le calme revienne. Dès vendredi 10 janvier, quelques semaines avant l’embrasement du pays, en ouvrant l’Assemblée ordinaire de la Conférence épiscopale du Venezuela (CEV), son président Mgr Diego Padron Sanchez, archevêque de Cumana, a appelé « au dialogue et à la réconciliation nationale » et a fermement condamné « le climat de tension, de méfiance et de ressentiment ». Samedi 15 février, le président de la CEV affirmait : « Nous ne pouvons pas avoir un gouvernement qui n’écoute pas son peuple. Il est temps maintenant pour tous les Vénézuéliens de se mobiliser en faveur de la paix. Le dialogue est la clé qui ouvre les portes, réduit la tension et permet de trouver des accords. »

 

D’autres communiqués de la CEV, mardi 25 février et vendredi 7 mars, ont réitéré l’appel à « stopper toute violence », exhorté le gouvernement à affronter « les justes revendications » des étudiants, et rappelé que le droit de manifester est inscrit dans la Constitution. Un message encore répété par le cardinal Jorge Urosa Savino, archevêque de Caracas, dans son message de Carême 2014 : « Quelles que soient leurs sympathies politiques, les catholiques doivent extirper de leur cœur les racines de haine et de ressentiment. » Mais ces efforts restent vains car, selon le P. Alberto Gruson, directeur du Centre d’investigation sociale à Caracas, « le gouvernement n’a aucune envie de se soumettre à une médiation, quelle qu’elle soit ».

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Venezuela : La fabrique de la terreur

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Dans les rares villes où persistent des actes de vandalisme, des groupes de choc commencent désormais à faire régner la terreur en marquant d´une croix les maisons, les appartements ou les commerces tenus par des chavistes. Plusieurs personnes sont désormais soumises à l´hystérie collective de leurs voisins et aux menaces des plus violents.

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