Au Venezuela, les offres de médiation de l’Eglise restent sans effet

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Après plus d’un mois de violentes manifestations, qui ont fait officiellement 29 morts et 400 blessés, la Conférence épiscopale vénézuélienne (CEV) appelle le gouvernement Maduro au dialogue. En vain.

 

Dans tous les diocèses et paroisses, à la demande des évêques, sont organisées des veillées de prière pour que le calme revienne. Dès vendredi 10 janvier, quelques semaines avant l’embrasement du pays, en ouvrant l’Assemblée ordinaire de la Conférence épiscopale du Venezuela (CEV), son président Mgr Diego Padron Sanchez, archevêque de Cumana, a appelé « au dialogue et à la réconciliation nationale » et a fermement condamné « le climat de tension, de méfiance et de ressentiment ». Samedi 15 février, le président de la CEV affirmait : « Nous ne pouvons pas avoir un gouvernement qui n’écoute pas son peuple. Il est temps maintenant pour tous les Vénézuéliens de se mobiliser en faveur de la paix. Le dialogue est la clé qui ouvre les portes, réduit la tension et permet de trouver des accords. »

 

D’autres communiqués de la CEV, mardi 25 février et vendredi 7 mars, ont réitéré l’appel à « stopper toute violence », exhorté le gouvernement à affronter « les justes revendications » des étudiants, et rappelé que le droit de manifester est inscrit dans la Constitution. Un message encore répété par le cardinal Jorge Urosa Savino, archevêque de Caracas, dans son message de Carême 2014 : « Quelles que soient leurs sympathies politiques, les catholiques doivent extirper de leur cœur les racines de haine et de ressentiment. » Mais ces efforts restent vains car, selon le P. Alberto Gruson, directeur du Centre d’investigation sociale à Caracas, « le gouvernement n’a aucune envie de se soumettre à une médiation, quelle qu’elle soit ».

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