Washington isolé sur la question vénézuélienne

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Le Département d’Etat a ainsi défendu les manifestations violentes au nom de « la liberté d’expression ». Il a exigé des autorités vénézuéliennes qu’elles libèrent les responsables de ces actes qu’il estime « injustement détenus », alors que plusieurs ont été arrêtés les armes à la main. John Kerry, secrétaire d’Etat, a même menacé le Venezuela de sanctions[2].

 

Cependant, Washington se retrouve isolé sur le continent américain. En effet, l’immense majorité des pays de la région ont condamné les violences orchestrées par l’opposition et ont apporté leur soutien au gouvernement légitime de Nicolas Maduro. Le 7 mars 2014, l’Organisation des Etats américains, traditionnellement conservatrice et alignée sur Washington, et qui regroupe l’ensemble des nations du continent à l’exception de Cuba, a infligé un camouflet à l’administration Obama. Une résolution, adoptée par tous les pays à l’exception des Etats-Unis, du Canada et du Panama, a exprimé la « solidarité » et l’« appui [de l’OEA] aux institutions démocratiques, au dialogue et à la paix en République bolivarienne du Venezuela ». Dans une allusion à la position de Washington, l’OEA a appelé au « respect du principe de non-intervention dans les affaires internes des Etats » et a exprimé « son engagement envers la défense des institutions démocratiques et de l’Etat de droit ». Elle a également condamné l’attitude de l’opposition en exprimant « son refus le plus énergique de toute forme de violence et d’intolérance ». Enfin, l’OEA a fait part de son « plein appui ainsi que son encouragement des initiatives et des efforts du gouvernement démocratiquement élu du Venezuela et de tous les secteurs politiques, économiques et sociaux pour qu’ils continuent d’avancer dans un processus de dialogue national[3] ».

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