Le Venezuela confronté à la spirale de la violence

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Depuis bientôt deux mois, le président Nicolas Maduro, successeur de l’ancien chef d’Etat Hugo Chavez (1999-2013), est contesté par la rue, à Caracas et en province. Seize Etats vénézuéliens (sur vingt-trois) sont touchés par la mobilisation d’étudiants et d’opposants.

 

Le président Maduro veut faire porter la responsabilité des violences sur l’opposition, qualifiée tantôt de « fasciste », « putschiste », voire de « terroriste ». « Les opposants visent un coup d’Etat moderne, sans militaires, comme auHonduras et au Paraguay 2012], par la déstabilisation du gouvernement », explique Eleazar Diaz Rangel, éditorialiste chaviste et directeur du quotidien Ultimas Noticias, acheté par un proche du pouvoir dont l’identité reste ignorée de la rédaction elle-même.

La thèse complotiste est partagée par Nicmer Evans, du Centre internationalMiranda, un think tank chaviste. Derrière la crise de gouvernance du Venezuela, on trouverait des « acteurs politiques et économiques multinationaux, qui visent les premières réserves pétrolières au monde ».

 

Cependant, M. Evans estime que « Maduro utilise le même discours que Chavez, qui n’est plus adapté au rapport de forces ni à la situation, car l’actuel président est dépourvu du leadership messianique de son mentor ». A force de s’adresseruniquement à sa propre base, le chavisme serait pris de « torticolis » : « Lepouvoir a perdu la capacité de parler aux opposants », affirme M. Evans.

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