Venezuela : accord de Maduro pour dialoguer avec l’opposition

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Le président vénézuélien Nicolas Maduro, confronté depuis deux mois à des manifestations anti-gouvernementales, a exprimé lundi 7 avril son accord pour rencontrer mardi une délégation de l’opposition à la demande de l’Union des nations sud-américaines (Unasur).

 

Depuis dimanche, huit ministres des affaires étrangères de l’Unasur sont réunis à Caracas pour faciliter ce dialogue. Après avoir rencontré ces ministres au palais présidentiel de Miraflores, Nicolas Maduro a déclaré que si ce dialogue se concrétisait, il constituerait « un grand message de paix, de démocratie, de notre pays envers l’ensemble de notre peuple ».

 

Une délégation de la principale coalition de l’opposition vénézuélienne, la Table de l’unité démocratique (MUD), doivent également rencontrer ces ministres lundi soir pour se prononcer à son tour sur cette proposition de médiation.

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VENEZUELA. Des « applis » pour gérer la pénurie de médicaments

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Face au manque de médicaments, des laboratoires et des pharmacies ont développé des applications pour aider les malades dans leurs recherches.

 

« Cherche 10 boites d’Exoplasmil, Caracas, appeler au 041516168181 ». Exaspérés d’écumer toutes les pharmacies de la capitale pour trouver des médicaments, les Vénézuéliens passent désormais des annonces sur Facebook et Twitter. Au Venezuela, la pénurie ne touche pas seulement le papier toilette et les aliments : selon la Fédération pharmaceutique vénézuélienne, il manquerait entre 40% et 60% des médicaments, en premier lieu ceux qui concernent les traitements contre le cancer du sein, le VIH et le diabète.

Mais à court de devises dans un système de contrôle de change fixe, l’Etat socialiste est désormais incapable de fournir aux entreprises de santé tous les dollars dont elles ont besoin pour acheter leurs marchandises à l’étranger. Or, d’après Angel Marquez, vice-président de la chambre d’industrie pharmaceutique, « 70% des médicaments disponibles en pharmacie sont achetés sur les marchés internationaux. » 

Bien que l’attribution de dollars au secteur de la santé soit considérée comme prioritaire par le gouvernement, les complications administratives amplifient le problème. « Le ministère de la Santé est mal organisé, les cliniques privées font par exemple de meilleurs inventaires et résistent mieux à la pénurie », explique Maria Soraira Rojas, traumatologue depuis 26 ans à l’hôpital public Magallanes de Catia. Selon le journal « Ultimas Noticias », le gouvernement socialiste devrait 1,6 milliard d’euros au secteur pharmaceutique, ce qui pourrait encore empirer la situation.

 

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Venezuela : La tour de David, plus haut squat du monde

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Au début des années 1990, le richissime banquier David Brillembourg a entamé la construction d’un gratte-ciel de 45 étages à Caracas. Mais après sa mort en 1993 et la crise financière de 1994, l’immeuble a été confié aux soins de l’Etat et n’a jamais été achevé. Ainsi, il manque des fenêtres, des rails de sécurité et même des ascenseurs.

 

Face à tant d’espace inoccupé, un ancien membre de gang devenu pasteur a installé quelques personnes dans les bureaux. Depuis, une véritable petite ville s’est créée dans les dédales du bâtiment, qui comprend des échoppes et un dentiste (pas diplômé) pour les quelque 3000 personnes y vivant jusqu’au 28ème étage. La Tour de David, de son nom original Centro Financiero Confinanzas, a été incluse dans la troisième saison de «Homeland» puisqu’elle sert de «planque» pour le héros en fuite.

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Venezuela: une critique de gauche du chavisme dans La Jornada

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Pour les hispanophones, voici un intéressant article: http://www.jornada.unam.mx/2014/04/06/opinion/019a1pol

qui établit un parallèle intéressant entre l’actuelle tendance du gouvernement Maduro à renforcer la militarisation de la répression contre tous ses opposants (cette militarisation n’est justifiée que contre la fraction elle-même la plus militarisée de l’opposition (cf. la saisie récente d’explosifs stockés par certains groupes liés à l’extrême-droite (auto-baptisée « Voluntad Popular », la lutte contre les actions de destabilisation menées conjointement avec des paramilitaires colombiens dans les provinces de l’ouest…) et l’entrée en déliquescence du régime péroniste en 1955.

 

Cet article signale également les errements de la politique de dédoublement du taux de change (c’est la même politique devenue intenable qui a conduit l’Argentine à une brutale dévaluation en janvier dernier) car ce système ne profite qu’aux plus aisés (et aux profiteurs du système y compris au sein du chavisme, ceux que l’on appelle la: « boliburguesia ») tout en alimentant la fuite des capitaux.

 

À mon avis, on touche ici aux limites de tout mouvement populiste quelles que soit ses bonnes intentions redistributrices: le culte du chef (forcément « charismatique ») et l’absence de tradition de débat démocratique au sein même du mouvement chaviste, encore renforcée par l’organisation « verticaliste » des mouvements de masse, à quoi s’ajoute une attitude de déni face à la gravité des problèmes économiques et sociaux (inflation, corruption, gaspillage, violence…) et la tentation d’administrer l’économie sur un mode bureaucratique, tout conduit à affaiblir le gouvernement chaviste faute d’une stratégie alliant le renforcement des initiatives populaires sur un mode décentralisé, à une gestion plus efficace des ressources disponibles (là encore, la tendance à vouloir tout centraliser au sein de la bureaucratie d’Etat et à vouloir tout contrôler a priori en amont paralyse les initiatives et aliène des couches sociales que le chavisme devrait essayer de (re)conquérir au lieu de les rejeter chaque jour davantage dans l’opposition.)

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Miguel Littin tourne «Allende, ton nom a le goût de l’herbe» au Venezuela.

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Miguel Littin vient de mettre un point final au tournage sur le sol vénézuélien, de son prochain film intitulé Allende, tu nombre me sabe a hierba (sortie prévue le 11 septembre 2014). Le cinéaste chilien, réalisateur du mythique “Chacal de Nahueltoro” ou de “Sandino”, a tourné au Venezuela l’ensemble des scènes correspondant aux 7 heures les plus décisives de la vie d’Allende. Ces 7 heures correspondent au moment où, entouré de tous ses collaborateurs, le président montra sa détermination à résister au coup d’Etat fasciste, en pénétrant pour la dernière fois dans les murs du Palais de la Moneda. C’est à ce moment crucial qu’il prononcera son fameux discours d’adieu, dont la fameuse phrase : « un jour s’ouvriront les grandes avenues… » sera le point d’orgue.

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