Le Venezuela montre que les manifestations peuvent aussi être une défense des privilèges

See on Scoop.itVenezuela

De l’Ukraine à la Thaïlande et de l’Egypte au Venezuela, des protestations à grande échelle visaient – et dans certains cas ont réussi – à renverser des gouvernements. Dans certains pays les protestations de masse étaient conduites par des organisations de travailleurs contestant l’austérité et le pouvoir des entreprises privées. Dans d’autres cas des troubles où prédominent la classe moyenne ont servi de levier pour restaurer des élites évincées.

 

Parfois, en l’absence d’organisation politique, les deux peuvent se chevaucher. Mais quel que soit le secteur qu’elles représentent, elles se ressemblent toutes… à la télévision. Et les manifestations de rue ont été tellement efficaces pour faire tomber des gouvernements ces 25 dernières années que les pouvoirs globaux se sont ruées en force sur le marché de la protestation.

See on venezuelainfos.wordpress.com

Publicités

Poursuite encourageante du dialogue national au Venezuela

See on Scoop.itVenezuela

Contrairement à la première session, diffusée par les médias publics, le deuxième rendez-vous s’est tenu mardi à huis clos et en l’absence duprésident Maduro et de son principal opposant, le gouverneur Henrique Capriles. Ce qui n’a pas empêché les discussions, menées par le vice-président, Jorge Arreaza, et le secrétaire exécutif de la coalition d’opposition de la Table de l’unité démocratique (MUD), Ramon Guillermo Aveledo, de progresser.

 

Un terrain d’accord a ainsi été trouvé sur deux points principaux : d’une part, un nouvel examen du dossier des prisonniers politiques sera effectué, notamment pour Ivan Simonovis, condamné à 30 ans de prison pour la mort de deux manifestants lors du coup d’État de 2002 contre Hugo Chavez ; d’autre part, l’opposition a accepté d’intégrer le plan « Patrie Sécurité » de lutte contre la délinquance, rejeté jusqu’à présent par les régions qu’elle gère.

 

Malgré ces premières avancées, les discussions butent néanmoins sur plusieurs points importants, à commencer par le refus du gouvernement de la loi d’amnistie réclamée par l’opposition. La MUD, qui regroupe des partis de la droite modérée, des conservateurs radicaux ou d’anciens « chavistes » exige toujours la libération des personnes arrêtéesdepuis le début des manifestations.

See on www.la-croix.com

Venezuela: le dialogue reprend mais la crise perdure

See on Scoop.itVenezuela

La reprise du dialogue dans la nuit de mardi à mercredi au Venezuela entre gouvernement et opposition a rapidement confirmé leurs profonds désaccords et les faibles chances d’aboutir alors que la population s’inquiète de la persistance d’une crise économique aiguë.

Après des semaines d’atermoiements et plus de deux mois de manifestations contre le gouvernement ayant fait 41 morts, le dialogue avait été ouvert jeudi dernier entre le président socialiste Nicolas Maduro et les chefs de file de l’opposition.

 

Toutefois, contrairement à la précédente session diffusée par les médias publics, la réunion de mardi s’est tenue à huis clos et en l’absence du président Maduro et de son principal opposant, le gouverneur Henrique Capriles. Les chefs de la diplomatie du Brésil, de Colombie et d’Equateur, ainsi que le nonce, ont participé à cette réunion de trois heures en tant que « témoins de bonne foi ».

 

Les discussions butent sur le refus du gouvernement socialiste d’amnistier les opposants arrêtés en marge des manifestations, malgré la recherche de solutions acceptables par les deux parties.

L’opposition s’est quant à elle engagée à mettre fin aux manifestations violentes, répondant en partie aux attentes du gouvernement.

 

Selon un sondage de l’institut Hinterlaces 90% de la population soutient le dialogue, mais 54% des personnes interrogées estiment qu’il ne résoudra pas les problèmes du riche pays pétrolier.

See on www.la-croix.com