Venezuela: les galeries marchandes, du consumérisme aux villages fantômes

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Vitrines vides, magasins sans marchandises, horaires d’ouvertures réduits : les centres commerciaux au Venezuela travaillent au ralenti en raison des nombreuses limites imposées par le gouvernement sur l’accès aux devises, les marges de bénéfices ou le montant des loyers.

 

Dans le pays disposant des plus importantes réserves de pétrole au monde, où le consumérisme effréné est habituellement la norme, même depuis l’avènement il y a 15 ans du socialisme à la mode «chaviste», les centres commerciaux les plus courus font de plus en plus figure de villages fantômes, alignant leur cortège de boutiques vides ou fermées.

 

«Les centres commerciaux sont comme une façade du pays et celui qui vient au Venezuela se rendra compte que de 2013 à aujourd’hui, il y a eu une détérioration du secteur, c’est le chaos», estime pour l’AFP Claudia Itriago, responsable de la Chambre vénézuélienne des centres commerciaux (Cavececo).

 

Le changement s’est accéléré depuis novembre, après que M. Maduro a émis un décret imposant des règles drastiques au secteur marchand, limitant par exemple les marges bénéficiaires à 30% et enjoignant les commerçants à baisser leurs prix jusqu’à 70%.

 

«Après ces baisses, il ne nous est plus rien resté, nous avons sorti tout ce que nous avions et nous n’avons aucune date pour l’arrivée de nouveaux vêtements», témoigne ainsi la gérante d’une enseigne Zara.

 

Les réassorts sont une gageure au Venezuela, qui importe quasiment tout ce qu’il consomme, alors que sévit un strict contrôle des changes rendant l’accès au dollar, nécessaire pour importer, très difficile.

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