Venezuela: Maduro, l’homme qui était trop petit pour succéder au géant

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Depuis le 12 février, jour de la jeunesse au Venezuela, des manifestations d’opposants aurégime de Nicolas Maduro, le successeur d’Hugo Chavez, font rage dans les rues de la capitale et des autres grandes villes du pays. Les manifestants dénoncent notamment l’insécurité et la situation de pénurie de biens de première nécessité. Mais entre les lignes du témoignage de Jean Carlos Guerra, étudiant vénézuélien de 18 ans et chaviste, perce également une grande déception face à l’échec de Nicolas Maduro à succéder à Hugo Chavez – l’homme qui a profondément marqué la mémoire nationale – en bien ou en mal.

Pour Grace, immigrée vénézuélienne aux Etats-Unis, et Joshua, Vénézuélien, tous deux étudiants en France, Maduro ne sait pas être président. Ces deux anti-chavistes rient de Maduro, qui utilise la figure de Chavez pour se légitimer car il ne sait pas se légitimer tout seul: le président actuel prétend par exemple qu’il avait senti la présence de Chavez après sa mort sous la forme d’un petit oiseau venu lui parler et le désigner comme son successeur. Joshua insiste sur la trace physique et indélébile qu’a laissé Chavez dans le pays: les bâtiments sont couverts de sa signature, de son visage peint ou de la phrase « Chavez vive la lucha sigue » (Chavez vit la lutte continue).

Le témoignage des ces trois étudiants illustre dans tous les cas la force de polarisation de la société vénézuélienne. Entre chavistes et anti-chavistes, entre ceux qui ont décidé de partir et ceux qui sont restés, la politique est très présente dans la vie des Vénézuéliens, et l’arrivée de Maduro au pouvoir n’a visiblement pas réconcilié les deux camps. Le souvenir de Chavez, idéalisé ou méprisé, idolâtré ou honni, plane sur le pays, comme un fantôme qui empêcherait le Venezuela de tourner la page.

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