Les barrios ne descendent pas

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Il y a peu, un matin de mars, je recevais un journaliste européen, parmi tous ceux qui visitent le Venezuela lorsqu’il fait l¨actu¨. Certains d’entre eux visitent les médias pour recueillir des témoignages et des opinions qui les aident à se faire une idée plus complète de la situation du pays pour les reportages, chroniques ou articles qu’ils doivent envoyer dans leurs pays. A une de ses questions, j’ai parlé des ¨guarimbas¨ (barrages violents des militants de droite), de leur composition de classe, de leur localisation à Caracas et dans d’autres villes, toujours dans des secteurs où vivent des familles de classe moyenne et gouvernées par des maires de partis d’opposition, ainsi que de leur éventuel financement, qui fait aujourd’hui l’objet d’une enquête du Parquet.

 

Le bureau du directeur de Últimas Noticias possède de grandes baies vitrées qui donnent sur de vastes zones de Petare, avec ses collines peuplées de barrios(quartiers populaires) et d’immeubles résidentiels et industriels. Le journaliste me les montra et m’interrogea “Et là ? Ils ne montent pas de guarimbas ?”

 

Je lui ai expliqué. Dans ces barrios, quartiers populaires, pas de guarimbas, pas de barrages, pas de violences. Malgré leurs efforts, ils n’ont pas réussi à attirer les jeunes ni à les enrôler. Le journaliste ne comprenait pas. Si les violences visaient la pénurie, la faim, les mauvaises conditions de vie, etc… comme l’affirment les médias internationaux, jusqu’á en faire l’image même du Venezuela pour la majorité de ceux qui vivent hors de notre pays -, pourquoi les plus pauvres de Caracas étaient-ils absents de ces manifestations, pourquoi ne participaient-ils pas aux actes de violence ?

 

Le fait qu’il y ait une meilleure protection sociale pour les pauvres – grâce aux énormes investissements – et qu’aujourd’hui – y compris les personnes âgées – vivent mieux qu’il y a 10 ou 15 ans, explique pourquoi les barrios, soit 80 % de la population, ne sont pas descendus des collines pour se joindre aux manifestations de la classe moyenne; ni à la version pacifique d’un secteur majoritaire de la droite, ni à la version violente.

 

J’ignore ce que le journaliste écrivit pour son journal.

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Venezuela: Maduro veut relancer la production pour surmonter la crise

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Contesté dans la rue, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, devait lancer mardi une nouvelle « offensive économique » et « une révolution fiscale » destinée à faire décoller la production du pays, qui importe quasiment tout ce qu’il consomme, alimentant inflation et pénuries.
Son pays étant extrêmement dépendant des importations, dans un contexte de hausse de laconsommation mais d’affaiblissement de l’appareil productif, M. 

 

Maduro doit surmonter « les difficultés économiques » que subissent ses 30 millions de compatriotes et qui attisent une mobilisation antigouvernementale ayant fait 41 morts depuis début février.

L’objectif affiché est de « produire plus, produire mieux, d’assouplir les mécanismes qui empêchent la production dans le pays », a déclaré lundi le président Maduro.

A cette fin, les mesures devraient reposer sur trois piliers: évaluer la production des secteurs prioritaires (qui restent à définir), analyser le système d’approvisionnement et fixer des « prix justes » en complément d’autres mesures en ce sens prises en novembre dans l’espoir de freiner une inflation exponentielle.

Mais la perspective de nouveaux contrôles préoccupe les secteurs économiques alors que se multiplient ces derniers temps les inspections de prix débouchant sur des amendes ou des fermetures de commerces.

Lundi, le président de la Banque centrale, Nelson Merentes, a tenté de rassurer le secteur privé en assurant que le gouvernement travaillerait « de façon coordonnée » avec les entrepreneurs pour venir à bout de cette période de « faible croissance » et d' »envolée de l’inflation ».

Pour 2014, le gouvernement s’est fixé un objectif de croissance de 4% du Produit intérieur brut et une inflation comprise entre 26 et 28%. En 2013, la croissance a été estimée par les autorités à moins de 3%, mais les chiffres définitifs ne sont pas encore connus. 

Le Fonds monétaire international (FMI) table pour sa part sur une récession de 0,5% pour 2014 et de 1% en 2015.

See on www.leparisien.fr

Le Venezuela veut exporter 1 million de barils de pétrole par jour en Chine

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Le Venezuela espère augmenter à un million de barils par jour (mbj) ses exportations de pétrole en Chine, les deux partenaires discutant pour ce faire d’une série d’investissements, a annoncé lundi le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Nous avons un objectif (…) qui est de parvenir à un million de barils par jour exportés vers la Chine, a déclaré M. Maduro à l’issue d’une rencontre avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Li, en tournée dans la région. 

Nous mettons en place les conditions d’investissements nécessaires pour atteindre cet objectif, a-t-il ajouté.

La Chine est le deuxième marché derrière les Etats-Unis pour le Venezuela, pays disposant des plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde. En 2013, il a officiellement exporté 626.000 barils/jour vers la Chine.

M. Maduro n’a pas donné de délai pour atteindre l’objectif de 1 mbj. S’il était atteint, la Chine deviendrait le premier destinataire du pétrole vénézuélien, devant les Etats-Unis, qui ont reçu en 2013 une moyenne de 800.000 b/j.

See on www.romandie.com

Le Vénézuela : Ukraine de l’Amérique latine

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Alors que les pays occidentaux sont impuissants face à la Russie en Ukraine, les pays d’Amérique latine pourraient exercer une influence réelle dans la crise politique, économique et humaine qui frappe le Vénézuela. Encore faudrait-il que ces pays se dotent de ce qui leur manque : un projet et du courage.

Le problème est qu’aucun gouvernement d’Amérique latine, à l’exception de Panama, ne souhaite s’engager dans ce bourbier. Les trois principaux, en raison de leur taille – l’Argentine, le Brésil et le Mexique – ont trop peur des conséquences : le Brésil, que ses entreprises perdent des contrats, le Mexique, que les Vénézuéliens financent l’opposition à la réforme du secteur énergétique et l’Argentine, la perte d’un allié qui en sait trop.

 

Les deux autres pays qui pourraient intervenir, la Colombie et le Chili, refusent de le faire pour des raisons différentes. Le président colombien a besoin de la coopération du président vénézuélien Maduro dans le cadre des négociations avec les guérilleros de la FARC ; et la nouvelle présidente chilienne, Michelle Bachelet, a toujours eu un faible pour le chavisme et ses bouffonneries.

See on lecercle.lesechos.fr

Venezuela, Ukraine… : il vaut mieux lire le Monde qu’être aveugle

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Le Monde de cet après-midi nous apprend, sous la plume de son désinformateur en chef pour l’Amérique Latine, Paulo F. Paranagua, (avec une initiale de « middle name » à l’américaine pour faire plus chic) que « Voluntad Popular » (l’organisation de Leopoldo Lopez, le chef de la droite dure vénézuélienne) est un parti de … centre-gauche… Mais oui, il fallait simplement oser et PFP est un homme qui ose tout (c’est même à ça qu’on le reconnaît). Sans doute PFP souffre-t-il d’une hallucination désorientatrice créée par l’adjectif « popular » comme dans Partido Popular (ou dans UMP). Le reste de l’article est à l’avenant, portrait idyllique d’un « beau gosse » (sic) qui attrape vaillamment la queue des taureaux dans les fêtes rurales (la terre ne ment pas). La maman du dit Lopez ayant sévi dans le gouvernement « social-démocrate » de Carlos Andres Perez, le fiston est forcément de « centre-gauche » aussi (les milliers de victimes du Caracazo doivent se retourner dans leurs tombes).

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Les violences aux Mexique et Venezuela: restitution du projet Vivemex le 29 avril

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L’INHESJ, l’EHESS et le CSFRS organisent le 29 avril, de 9h30 à 12h30, à l’Ecole militaire, un colloque ouvert au public dans le cadre de la restitution du projet VIVEMEX (violences au Venezuela et au Mexique).

 

Quelles sont les formes et les logiques de la violence en Amérique latine ? Quelles sont les stratégies de l’État pour y faire face, notamment au travers du recours à l’armée ? Le projet VIVEMEX dresse un panorama des violences dans ces deux pays, compare les logiques à l’œuvre et aide à comprendre pourquoi les stratégies développées par les gouvernements respectifs échouent à enrayer la spirale de la violence.

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Venezuela : Nicolas Maduro a réussi à fracturer son opposition

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Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, continue à prouver son habileté politique, malgré une situation économique et sociale plus que problématique, avec une inflation qui risque d’atteindre les 75% cette année, des taux de pénuries de produits de base si élevés que la banque centrale a renoncé à les publier, unecroissance qui n’a pas dépassé 0,7% en 2013 et qui devrait péniblement atteindre 0,5 % en 2014 selon le FMI.

 

Nicolas Maduro est parvenu malgré tout à faire gagner le PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela) aux élections locales de décembre 2013 et, après deux mois de manifestations violentes qui ont fait plus de 40 morts, il vient de provoquer l’explosion de son opposition entre les jusqu’au-boutistes qui réclament son départ et les modérés qui acceptent de dialoguer avec lui pour trouver une sortie à la crise.

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