Le président colombien Santos qualifie le mouvement d’Alvaro Uribe de ¨néo-nazi¨et ¨néo-fasciste¨

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Ce n’est plus un secret pour personne (même si des médias comme Le Monde (France) croient encore pouvoir le cacher à leurs lecteurs) : l’insurrection de l’extrême-droite au Venezuela, déguisée en ¨révolte étudiante¨, est en grande partie soutenue, formée, financée, armée par le paramilitarisme colombien. Certains des assassins professionnels ont été arrêtés au Venezuela en train de diriger les opérations en compagnie de relais vénézuéliens tels que Gabriel Alejandro Reyes, d’ailleurs sous le coup d’un mandat d’arrêt d’Interpol pour… narcotrafic.

 

Le style est facile à reconnaître : campagne de terreur et assassinats sélectifs contre des organisations populaires, attentats contre des services publics, assortie d’une guerre psychologique quotidienne sur les réseaux sociaux.

 

L’ ex-président colombien Álvaro Uribe, impliqué dans d’innombrables crimes contre l’humanité, reçoit régulièrement les leaders de la droite dure vénézuélienne (comme Leopoldo Lopez) et n’a jamais caché le but de ces réunions : renverser le gouvernement bolivarien par la violence faute de pouvoir le faire par la voie électorale.

 

C’est dans ce contexte que prennent tout leur poids les déclarations faites à la BBC par le président (conservateur) colombien Juan Manuel Santos à propos des méthodes du réseau Uribe, alors que la campagne présidentielle bat son plein en Colombie.

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Littérature du Venezuela : A César ce qui est à Chirinos

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Qu’a été le Venezuela pour nos romanciers ? Pour les romantiques, une compilation d’anecdotes de littérature picaresque et de genre ; pour les positivistes, un catalogue de tares raciales héréditaires aggravées par le métissage ; pour ceux de gauche, une étincelante violence prométhéenne. Néanmoins, au cours du dernier tiers du XXème siècle, se profile un genre narratif qui tente de récupérer une image du pays dépourvue de confrontation avec un projet sociopolitique à grande échelle. J’aime l’appeler la telluricité personnelle : le retour à la terre natale, ceci non pas selon la perspective du réformiste qui revient sous la forme d’un prédicateur, mais de celle d’un homme qui ne s’est jamais séparé spirituellement de sa région, au point de ne faire qu’une seule chose avec elle.

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Le combat de Teodoro Petkoff pour les libertés au Venezuela

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Teodoro Petkoff est un des premiers à faire la distinction entre les deux gauches latino-américaines, la gauche populiste et la gauche républicaine, dans un ouvrage publié en 2005 (Las dos izquierdas, Alfadil) : « une gauche archaïque, conservatrice, faussement radicale, autoritaire et messianique », représentée par Chavez et ses alliés « bolivariens » ; opposée à « une gauche moderne », capable de combiner « le réformisme avancé, la sensibilité sociale, le développement économique équitable et l’élargissement de la démocratie », au pouvoir au Chili, au Brésil et en Uruguay.

« Nicolas Maduro essaye d’affirmer son leadership en utilisant un langage agressif, disqualifiant les opposants, parce qu’il tente de reproduire le modèle de pouvoir chaviste, confie Petkoff. Mais Chavez avait un style conforme à sa personnalité, tandis que Maduro est un imposteur, devenu président par hasard, à cause de la maladie et la mort de son mentor. Maduro n’a ni la force militaire de Chavez ni sa popularité. Pendant des années, il n’était qu’un bureaucrate. »

« Les Cubains n’ont pas imposé Maduro, ce genre de décision revenait à Chavez, il ne recevait pas d’ordres. Maduro a été choisi parce que il était le plus inoffensif, contrairement à Diosdado Cabello, le président de l’Assemblée nationale. Diosdado joue son propre jeu, mais se garde d’entrer en conflit ouvert avec Maduro, surtout maintenant. Pour défendre le chavisme ils doivent étouffer toute divergence. Leur rivalité larvée s’exprimera le moment venu. D’autant plus que l’érosion permanente de l’électorat chaviste se poursuivra.»

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