Cohues et rationnement au Venezuela

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Alors que le bilan des manifestations s’élève à 41 morts depuis février, les pénuries continuent d’empirer au Venezuela. Si bien que le gouvernement tente maintenant de rationner ses citoyens.

 

Le président révolutionnaire Nicolás Maduro, qui assure être victime d’une «guerre économique», affirme régulièrement faire de grosses saisies dans des épiceries et des supermarchés accusés d’accaparement. Acculé par la crise, le successeur d’Hugo Chavez a dû lancer le 1er avril une carte «d’approvisionnement assuré» destinée à limiter le nombre d’achats par personne pour «lutter contre la contrebande et la spéculation».

 

Grâce à cette carte, les clients sont censés pouvoir acheter un minimum de 13 produits de base chaque semaine. «Ce n’est pas une carte de rationnement. Ce système favorise une meilleure distribution», dit Yvan Bello, lieutenant-colonel et président des supermarchés publics PDVAL. «Répondre aux nécessités d’un maximum de personnes et non vendre au plus offrant, c’est ça, le socialisme.»

 

«Nous sommes encore loin du système de rationnement cubain», nuance cependant l’économiste Rafael Macquae. «À Cuba, l’État a remplacé le marché privé tandis qu’au Venezuela, il est encore vigoureux. Mais ce nouveau contrôle va créer de nouvelles distorsions dans l’économie, sans parler des coûts politiques. Les gens n’aiment pas être contrôlés.»

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