Un reportage du « Guardian » sur la situation au Venezuela

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Dans ce reportage vidéo réalisé à Caracas et dans le centre du pays, le journaliste Seumas Milne donne la parole au président Nicolas Maduro, aux protestataires des « Guarimbas » et aux militants chavistes.

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La mer libère, par Luis Britto García

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L’imaginaire conventionnel de notre indépendance vénézuélienne insiste sur de fulminantes charges dans les « llanos » et de rudes traversées des Andes. Mais, en tant qu’exilé ou envahisseur, Bolivar a sillonné la Caraïbe avec agilité, il a considéré les villes portuaires comme des points-clefs, il a fondé près des Etats-Unis la République indépendante des Florides, il a scellé l’Indépendance du Venezuela avec les batailles du lac de Maracaibo et de l’embouchure de l’Orénoque, il a mobilisé des armées par mer sur le Pacifique, il a planifié le Canal de Panama et avec l’aide du Congrès amphictyonique, il a préparé une invasion navale pour donner son indépendance à Cuba, comme je l’explique dans« La pensée du Libertador ». Pourtant peu de nos auteurs ont levé l’ancre avec ce capitaine qui comprit que la mer libère. Les Caraïbes auxquelles nous avons longtemps tourné le dos, sont intimement liées à notre futur.

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Caracas tente une relance de l’économie et du dialogue politique

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Caracas semble conscient du danger. Le président Nicolas Maduro devait présenter hier soir un ambitieux plan de relance d’une économie à l’arrêt. La croissance économique devrait être négative en 2014 avec une rente pétrolière qui a « cannibalisé » l’économie ; l’industrie et l’agriculture locale n’existent quasiment plus, le Venezuela importe la quasi-totalité de ce qu’il consomme et l’or noir fournit 96 % de ses recettes en devises. Le gouverneur de la banque centrale, Nelson Merentes, a d’ailleurs reconnu lundi que le Venezuela connaissait une faible croissance et une envolée de l’inflation, une des plus élevées de la planète, à 57 %.

 

Cette dernière est alimentée par un marché des changes ubuesque (le dollar s’échange au marché noir 11 fois plus cher qu’au cours légal) et par les pénuries de produits de base (lait, farine, médicaments, papier hygiénique) qui s’explique par un cercle vicieux : le régime en fait « porter le chapeau » aux «  spéculateurs et agents de l’étranger », prétexte à des expropriations qui découragent tout investissement privé, aggravant donc les pénuries.

 

La doctrine économique du régime «  complique les investissements non seulement en raison de l’instabilité » sur le droit de propriété mais aussi «  en raison des problèmes d’allocation de devises et d’équipements », résume l’économiste Luis Zambrano dans le journal « El Mundo ».

 

Un an après son arrivée au pouvoir, à la mort de son mentor Hugo Chaves, inventeur d’un étatisme rebaptisé « Socialisme du XXIe siècle », Nicolas Maduro semble décidé à changer son fusil d’épaule car la production pétrolière périclite faute d’investissements (le Venezuela est le seul grand acteur de l’or noir qui produit aujourd’hui, à près de 2,8 millions de barils par jour, moins qu’il y a dix ans). 

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Au Venezuela, le Clasico des gros tarés

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Si la sélection vénézuélienne de football n’a toujours pas réussi à se qualifier pour une Coupe du monde, son championnat local a gagné en intérêt ces dernières années, grâce notamment à l’engouement entourant le Clasico entre les deux clubs les plus titrés et les plus populaires du pays : Caracas FC, fier représentant de la capitale, et le Deportivo Tachira, l’emblème de la province. Bus cramé, terrain envahi, bagarres fréquentes… Entre les supporters des deux camps, c’est du brutal.
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Le profit de Colgate plombé par le Venezuela

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Le fabricant américain de dentifrice et de produits d’hygiène Colgate-Palmolive a vu son bénéfice net chuter de 16% à 388 millions de dollars au premier trimestre, où il a souffert de la dévaluation du bolivar vénézuélien.

Le groupe a enregistré une charge exceptionnelle après impôts de 174 millions de dollars liée à la réévaluation de ses comptes au Venezuela « en conséquence des modifications du système de change par le gouvernement », selon un communiqué publié jeudi.

Le pays a approfondi fin janvier son système de double taux de change, dans lequel les secteurs « prioritaires » disposent de dollars à un taux préférentiel et les autres se fournissent à un taux plus élevé. La mesure a été qualifiée de dévaluation déguisée.

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Les barrios et le mouvement étudiant au Venezuela

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Jesus « Chuo » Torrealba anime une émission sur Radio Caracas depuis juillet 2005, « Radar des Barrios », en référence aux bidonvilles et quartiers populaires où vivent 70 % des Vénézuéliens. Dans la rue, il est souvent happé par des passants qui le reconnaissent. Chaque semaine, l’émission est produite en direct à partir d’un barrio différent du grand Caracas. Chuo Torrealba estime que le gouvernement et l’opposition sont tous les deux otages de leurs extrêmes, qui misent sur la polarisation politique. « La différence est que les radicaux du gouvernement sont au pouvoir », déplore-t-il.

 

« Le drame du chavisme est que l’hyper présidentialisme de Hugo Chavez n’a pas permis l’émergence d’autres dirigeants, explique le producteur radiophonique. Par une sorte de darwinisme à l’envers, seuls les moins futés survivaient dans l’entourage du chef de l’Etat. » A son avis, le chavisme aurait pu former un mouvement à base populaire capable de durer longtemps, comme le péronisme en Argentine ou Action démocratique (social-démocrate) au Venezuela.

« Au-delà du clientélisme, le chavisme était un mouvement affectif autour d’une figure charismatique, rappelle-t-il. On disait que Chavez était une sorte de porte-avions, où trouvaient refuge ses partisans. Depuis sa mort en 2013, il est devenu un parachute pour freiner leur déclin. Un successeur inepte, Nicolas Maduro, est en train de dilapider son capital politique. »

 

Les barrios s’éloignent des chavistes, sans pour autant être séduits par les opposants. « Henrique Capriles Radonski, l’ancien candidat de l’opposition à la présidence, a commencé enfin à s’adresser aux pauvres, note Chuo Torrealba.Sans les secteurs populaires, il n’y aura pas de changement durable. »

Et d’ajouter : « Les Vénézuéliens des barrios, chavistes ou opposants, partagent la même aspiration, accéder à la classe moyenne : ils veulent un emploi de qualité, un revenu stable, le droit à la vie. »

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VENEZUELA • Difficile dialogue

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Deux heures et demi à l’abri des regards. La troisième réunion entre le gouvernement vénézuélien et la Table de l’Unité Démocratique (MUD, opposition modérée) s’est déroulée jeudi 24 avril en fin de journée au siège de la Vice-présidence, les portes fermées et sans retransmission télévisée. C’est ce qu’informe le journal proche de l’opposition El Nacional, qui retient les « obstacles dans la commission de travail » entre les deux parties. Trois mois après le début de la crise politique et sociale qui touche le Venezuela, le gouvernement socialiste de Nicolás Maduro et l’opposition cherche à mettre un terme à un conflit qui a fait 42 morts, comme le rappelle le quotidien en première page. Trois groupes de travaux ont été constitué en ce sens.

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