Caracas tente une relance de l’économie et du dialogue politique

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Caracas semble conscient du danger. Le président Nicolas Maduro devait présenter hier soir un ambitieux plan de relance d’une économie à l’arrêt. La croissance économique devrait être négative en 2014 avec une rente pétrolière qui a « cannibalisé » l’économie ; l’industrie et l’agriculture locale n’existent quasiment plus, le Venezuela importe la quasi-totalité de ce qu’il consomme et l’or noir fournit 96 % de ses recettes en devises. Le gouverneur de la banque centrale, Nelson Merentes, a d’ailleurs reconnu lundi que le Venezuela connaissait une faible croissance et une envolée de l’inflation, une des plus élevées de la planète, à 57 %.

 

Cette dernière est alimentée par un marché des changes ubuesque (le dollar s’échange au marché noir 11 fois plus cher qu’au cours légal) et par les pénuries de produits de base (lait, farine, médicaments, papier hygiénique) qui s’explique par un cercle vicieux : le régime en fait « porter le chapeau » aux «  spéculateurs et agents de l’étranger », prétexte à des expropriations qui découragent tout investissement privé, aggravant donc les pénuries.

 

La doctrine économique du régime «  complique les investissements non seulement en raison de l’instabilité » sur le droit de propriété mais aussi «  en raison des problèmes d’allocation de devises et d’équipements », résume l’économiste Luis Zambrano dans le journal « El Mundo ».

 

Un an après son arrivée au pouvoir, à la mort de son mentor Hugo Chaves, inventeur d’un étatisme rebaptisé « Socialisme du XXIe siècle », Nicolas Maduro semble décidé à changer son fusil d’épaule car la production pétrolière périclite faute d’investissements (le Venezuela est le seul grand acteur de l’or noir qui produit aujourd’hui, à près de 2,8 millions de barils par jour, moins qu’il y a dix ans). 

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