Au Venezuela, la « nouvelle étape économique » voulue par Nicolas Maduro reste à être mise en oeuvre

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Opération séduction ? Mercredi 23 avril, le président vénézuélien Nicolas Maduro a promis de généreux crédits au secteur privé. Et annoncé le démarrage d’une « nouvelle étape économique ». Les patrons, désormais courtisés, restent sceptiques. Car ils doutent que le « socialisme du XXIe siècle » mis en place parHugo Chavez (1999-2013) soit capable de se réformer.

 

Quatre jours après le discours de Nicolas Maduro, aucune mesure concrète n’a encore été prise. « Le paquet économique annoncé par Nicolas Maduro va dans la bonne direction, s’est réjoui Jorge Roig, président de l’organisation patronale Fedecamaras. Mais il reste insuffisant pour faire face à la crise. » A la télévision, le très chaviste président de la Banque centrale du Venezuela (BCV), Nelson Merentes, en a admis la gravité : « Le pays traverse un cycle de faible croissance, avec une inflation élevée », qui, en février, dépassait 57 % (en taux annuel).

 

« Sans investissements, pas de croissance possible », a reconnu le chef de l’Etat. Les crédits promis devraient permettre d’augmenter la production locale pour faire face aux pénuries. A terme, l’objectif est de réduire la dépendancepétrolière du pays. Tous ses prédécesseurs s’y sont essayés. Comme les autres, Hugo Chavez a échoué : les exportations de brut représentent aujourd’hui 96 % des recettes d’exportations. Pour le reste, le Venezuela importe plus de 70 % de ce qu’il consomme. « La rente pétrolière est perverse », a rappelé le chef de l’Etat.

 

Aucune précision n’a été donnée sur les conditions d’attribution des nouveaux crédits. M. Maduro s’est contenté d’indiquer que « le fonds chinois, Fonden et le fonds Mercosur-Alba, qui sont dépositaires d’importantes ressources en deviseset en bolivars, » seront mis à contribution. Financés par la rente pétrolière, ces fonds échappent à toute budgétisation et à tout contrôle. Personne n’a de certitude sur leur montant actuel.

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