Venezuela : Un socialisme tout petit petit

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Un an après le décès d’Hugo Chávez, le chavisme n’inspire plus personne. Les dirigeants des pays voisins regardent le Venezuela comme une sorte de contre-modèle à ne pas copier.

 

Ainsi, voyant comment le contrôle des changes a conduit le Venezuela à une pénurie de devises et à une inflation annuelle de 57%, Rafael Correa a maintenu la dollarisation de l’économie équatorienne en dépit d’avoir précédemment promis de l’abolir. Voyant comment le gouvernement vénézuélien doit payer des intérêts exorbitants pour les obligations d’État, le président de la Bolivie, Evo Morales, a choisi de financer la dépense publique par le biais des impôts. Voyant comment les expropriations ont entraîné la paralysie du secteur productif du Venezuela, Daniel Ortega a ouvert l’économie du Nicaragua aux investissements étrangers.

 

Certes, ces dirigeants continuent à être des alliés, voire des complices, du gouvernement vénézuélien. Non seulement parce qu’ils reçoivent des pétrodollars du Venezuela à des termes avantageux, mais aussi parce qu’ils partagent avec Caracas la même rhétorique anti-USA, la même tendance à harceler l’opposition et la presse indépendante et le même désir de se perpétuer au pouvoir par des moyens inavouables. Mais pour ce qui est du domaine économique, ils regardent le Venezuela comme une sorte de contre-modèle à ne pas copier.

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