Au Venezuela, les épouses des maires emprisonnés ont été plébiscitées par les électeurs

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Les deux élections municipales tenues au Venezuela, dimanche 25 mai, constituent un revers pour les héritiers de l’ancien président Hugo Chavez (1999-2013). Il s’agissait du premier scrutin organisé depuis l’essor des manifestations de rue, début février.

 

En mars, le président Nicolas Maduro avait emprisonné et fait condamner de manière expéditive deux maires d’opposition, coupables de ne pas avoir empêché la contestation : Daniel Ceballos, maire de San Cristobal, capitale de l’Etat de Tachira, d’où était parti le mouvement étudiant, et Enzo Scarano, maire de San Diego, dans l’Etat de Carabobo. Ils purgent leur peine à la prison militaire de Ramo Verde, à une heure de Caracas, où ils ont rejoint Leopoldo Lopez, dirigeant du parti Volonté populaire (centre-gauche).

 

Pour remplacer les maires destitués, le pouvoir s’était empressé de convoquer des élections dans les deux municipalités.

Les épouses des élus emprisonnés, Patricia Ceballos et Rosa Scarano, se sont portées candidates, à la fois au nom de leurs maris injustement condamnés, et de l’opposition (la Table de l’unité démocratique, MUD).

 

Elles ont été plébiscités par les électeurs, obtenant un nombre de voix plus élevé que leurs maris. Patricia Ceballos a été élue à San Cristobal avec 73 % des voix. Rosa Scarano a remporté à San Diego 87 % des suffrages. La participation électorale a été aussi élevée que lors du scrutin municipal de décembre 2013. « Des millions de Vénézuéliens ont parlé à travers San Cristobal et San Diego », a assuré Leopoldo Lopez, dans un message envoyé de la prison.

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